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Tous les matins du monde : la fiche pédagogique

Les élèves de Terminale L auront peut-être fait le rapprochement en entendant son nom à la télévision. Le réalisateur Alain Corneau (1943-2010), dont le dernier film, Crime d'amour, est encore sur les écrans, est décédé le 30 août, alors même que les bacheliers littéraires s'apprêtent à plancher sur son film Tous les matins du monde (et le roman du même nom de Pascal Quignard).
Sorti en , le film constitue paradoxalement (au vu du sujet et de l'austérité du traitement) le plus grand succès (7 Césars, 2 millions d'entrées) d'une carrière marquée par le polar (des classiques Police Python 357 et Le Choix des armes jusqu'au remake Le Deuxième souffle, en passant par le vénéneux Série noire) mais riche en "écarts" singuliers (Fort Saganne, fresque coloniale, Nocturne indien, belle adaptation d'Antonio Tabucchi)… C'est sans surprise celui que la chaîne Arte a choisi pour rendre hommage au réalisateur (le film est programmé le lundi 6 septembre en première partie de soirée).
Les enseignants pourront également consulter la fiche pédagogique récemment mis en ligne par le Cercle de l'Enseignement Gallimard. En huit fiches très synthétiques (1 page maximum), Marie Basuyaux propose quelques angles d'attaques de l'œuvre (le système des personnages ; la relation maître-élève ; la représentation de la musique en littérature et au cinéma ; les choix d'énonciation et de focalisation ; le recours à des références picturales…) systématiquement assortis de questions et de propositions de travaux d'écriture. Le dossier est conçu pour être utilisé dans le cadre du bac TL, mais également de la Seconde (analyse du récit) et en Première ("Vision du monde et des personnages").

> La fiche pédagogique Gallimard

Voir également :
Tous les matins du monde au programme des TL
La fiche Teledoc sur le film

Le DVD Tous les matins du monde (Studio Canal) est en vente avec ses droits institutionnels (au prix de 44,50 €) dans la boutique DVD Zérodeconduite.net

Posté dans Le classeur par zama le 02.09.10 à 22:23 - Réagir

Benda Bilili ! : le site pédagogique

Site pédagogique Benda Bilili

Ils furent avec le film Benda Bilii ! (sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs) les stars du dernier Festival de Cannes, conclusion d'une triomphale tournée européenne pour la sortie de l'album Très très fort ! Beau happy end pour un orchestre de rue de Kinshasa, composé pour majorité d'handicapés, qui, il y a trois ans encore, dormait sur des cartons dans une des métropoles les plus meurtries d'Afrique : le Staff Benda Bilili.
Benda Bilili !, le documentaire de Renaud Barret et Florent de la Tullaye qui raconte leur aventure, sort le mercredi 8 septembre dans les salles. Belle leçon de vie portée par la musique du Staff, c'est un documentaire court, dynamique et positif (voir les réactions des enseignants à l'issue d'une avant-première) tout à fait accessible dès le collège.

Zérodeconduite.net met en ligne un site pédagogique autour du film, que nous proposons d'exploiter notamment en Géographie dans le cadre des nouveaux programmes de 6ème (Partie III : "Habiter la ville", avec une étude de cas de la ville de Kinshasa) et 5ème (Partie II – "Des sociétés inégalement développées", thème 4 – "La pauvreté dans le monde").

Le site pédagogique du film
Le dossier pédagogique

+ Une interview des réalisateurs sur le portail Vousnousils.fr :

Benda Bilili de Renaud Barret et Florent de la Tullaye, au cinéma le 8/09/2010

Posté dans L'agenda par zama le 02.09.10 à 15:56 - Réagir

Zérodeconduite.net fait peau neuve (et ouvre sa boutique) !

Zérodeconduite.net fait peau neuve pour la rentrée !

A partir du 1er septembre, découvrez la nouvelle version du site : un graphisme rafraîchi et une interface de navigation repensée, qui permettra notamment un meilleur accès aux archives du site, et surtout de sélectionner en un clic tous les contenus liés à votre discipline (actus, articles du blog, dossiers pédagogiques, sites de films).

 

Catalogue DVD Zérodeconduite.net

Autre nouveauté, Zérodeconduite.net ouvre un service de vente de DVD aux établissements d'enseignements. En attendant l'ouverture de notre boutique en ligne, vous pouvez d'ores et déjà découvrir notre catalogue 2010-2011. Il comporte 40 titres soigneusement choisis par l'équipe de Zérodeconduite.net, vendus chacun avec ses droits institutionnels (qui permettent le visionnage en classe) et un dossier d'accompagnement pédagogique.

 

 

Posté par Zéro de conduite le 26.08.10 à 11:37 - Réagir

Cinélycée : le retour des Cinéclubs

Page de présentation de Cinélycée

En formant des cohortes de jeunes cinéphiles (dont certains sont devenus des cinéastes, et non des moindres), le mouvement des Ciné-clubs a eu une importance non négligeable dans l’histoire du cinéma. Victime pêle-mêle de l'obsolescence du support, du changement des habitudes de consommation (boom de la vidéo K7) et d'une désaffection plus générale pour le cinéma, il a décliné au début des années 80 jusqu’à quasiment disparaître à la fin du siècle.
Quelques années plus tard, si les nouveaux supports (le DVD, la VàD) ont rendu l’accès aux chefs d’œuvre du passé plus aisé, si la cinéphilie a trouvé sur internet d’autres champs d’action, si les dispositifs comme Collèges au cinéma ou Lycéens au cinéma ont considérablement étendu les publics concernés par "l’éducation à l’image", on peut dire que l’expérience collective du Ciné-club n’a jamais été vraiment remplacée.
Suggéré par le rapport Descoings sur la réforme du lycée, voulu par Nicolas Sarkozy, parrainé par deux ministères, le projet Ciné-Lycée entend faire revivre cet héritage en mettant à profit les dernières technologies. Ciné Lycée c’est une plateforme vidéo en ligne qui mettra à disposition des lycéens plus de 200 films libres de droits pour des séances en groupe.
Fruit d’un partenariat entre le Ministère de l’Education Nationale et le groupe Francetélévisions, la plateforme proposera une sélection de vingt à trente films par mois, choisis parmi les chefs d'œuvre du vingtième siècle, accompagnés de fiches et de dossiers thématiques. Mais Ciné Lycée proposera également, en partenariat avec Zérodeconduite.net, une partie actualités qui fera le lien entre les chefs d'œuvre du passé et les créateurs d'aujourd'hui, en signalant les sorties en salles les plus intéressantes, en proposant des interviews de réalisateur. Enfin, un volet communautaire devrait permettre aux lycéens cinéphiles de dialoguer, commenter, noter et se recommander les films, afin de démultiplier les débats…
Un beau projet, donc, qui devrait ouvrir fin septembre, à charge pour les établissements de mettre en œuvre sa traduction concrète : gestion du matériel et des locaux, information aux lycéens… et surtout encadrement des séances (théoriquement assuré bénévolement par le "référent culture" institué par la réforme du lycée)…

Ciné-Lycée, le site

Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 14.06.10 à 17:49 - 6 commentaires

Cannes 2010 : Palmarès et bilan

Le Jury du Festival

Dernier retour sur Cannes avant de tirer un trait sur une édition que d’aucuns auront jugé décevante ; occasion de commenter le palmarès, de dégager quelques tendances, et de revenir sur les films que nous n’avons pas eu le temps de chroniquer (et pour certains… de voir).

Le palmarès
Cette année le jury aura réussi l’exploit rare de contenter à peu près tout le monde. Il est vrai que le caractère relativement décevant de la sélection a mécaniquement restreint l’éventail des choix, et permis de distinguer (presque) tous les films marquants de cette édition.
Le choix audacieux d’attribuer la Palme d’or au thaïlandais Apichatpong Weerasethakul aura été l'arbre cachant la forêt d'un palmarès consensuel. On ne peut que saluer le Grand Prix (Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, également Prix de l'Education Nationale), et le Prix du jury, attribué au puissant et épuré Un homme qui crie de Mahamat Saleh-Haroun, l’auteur d’Abouna et Daratt. Idem pour les prix du Scénario, de la mise en scène et les prix d’interprétation…
Seul véritable oublié du palmarès, le très beau Another year de Mike Leigh aura constitué, avec le plus léger Tamara Drewe de Stephen Frears (présenté hors compétition) un des bonheurs du festival. Les deux films ont en commun d’être rythmés par le passage des saisons. Mais si Another year est une vraie chronique sur le temps qui passe et les existences ordinaires, Tamara Drewe est construit de manière plus serrée, empruntant à la fois à la grande tradition du vaudeville et au sens de la vignette de la bande dessinée de Posy Simmonds. En revanche, les deux films font la part belle aux acteurs, puisant dans le magnifique vivier des comédiens de théâtre anglais.

Un festival d’hommes ?
Y-a-t-il des festivals aux thématiques féminines et d’autres aux thématiques plus masculines ? Si c’est le cas, le Festival 2009 appartient sans conteste à la seconde catégorie : il aura été beaucoup questions de frères, frères de sang (les trois d’Hors la loi), frères d’armes (les contractors de Ken Loach), frères ennemis (les yakusas s’entretuant copieusement dans Outrage de Takeshi Kitano), et last but not least, les moines de Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. Le prix d’interprétation masculine aura salué deux "pères courage", prêts à tout pour assurer le bonheur de leurs enfants (Javier Bardem pour Biutiful d’Innaritu, Elio Germano pour le joli mélo de Daniele Luchetti, La nostra vita) aux antipodes du père tragique d’Un homme qui crie de Mahamat Saleh-Haroun, sacrifiant son fils à sa peur de la mort.
Quelques films auront a contrario exploré le féminin avec beaucoup de délicatesse : Mathieu Amalric avec les exubérantes stripteaseuses de Tournée, Bertrand Tavernier avec sa Princesse de Montpensier, ou Abbas Kiarostami qui, dixit Juliette Binoche lors de la remise des prix, a "révélée [l'actrice] à son féminin" dans Copie conforme.

La guerre, l’histoire
Hasard pas forcément heureux du calendrier, deux films consacrés au conflit en Irak ont été présentés le même jour : Fair game de Doug Liman (seul film américain en compétition), consacré à l’affaire Valerie Plame-Wilson, et Route Irish de Ken Loach, qui explore l’univers des contractors, ces sociétés privées à qui les états occidentaux ont sous-traité la sécurité de leurs ressortissants. Il était tentant de glisser les deux déceptions dans le même sac, et l’on redécouvrira peut-être les films à leur sortie. Mais si Fair game et Route Irish sont chacun dans leur genre d’une facture efficace, ils ont donné la même impression, celle d’arriver très longtemps après la bataille : après le conflit (l’opération Iraqi Freedom date de mars 2003), après le départ des principaux fauteurs de guerre (George W. Bush et Tony Blair), et surtout après de nombreux films sur le même sujet… La force d’indignation et de dénonciation de ce cinéma "engagé" a paru singulièrement émoussée : on retrouve à la fin de Fair game le sempiternel appel à retrouver les valeurs des pères fondateurs. Dans Route Irish, Ken Loach et son scénariste Paul Laverty ne font que transposer sur un autre terrain la dénonciation des avanies que le libéralisme économique a fait subir à la classe ouvrière britanniques : les entreprises comme Blackwater, qui envoient les lads de Liverpool tuer et se faire tuer en Irak, sont de la même eau que celles qui "libéralisent" les chemins de fer (The Navigators), rachètent les clubs de foot pour en déposséder les supporters (Looking for Eric) ou exploitent la main d’œuvre immigrée (It’s a free world).
Plus largement, les autres grandes fictions historiques présentées en compétition (Soleil trompeur 2, La Princesse de Montpensier, Hors la loi) n’auront pas convaincu, jugées comme figées dans une forme d’académisme. C’est particulièrement vrai pour Hors la loi, qui avait été précédé par une belle polémique. On rapprochera les critiques sévères adressées à ce film ("manque de souffle", "catalogue de faits historiques") de l’enthousiasme un peu exagéré avec lequel a été accueilli le Carlos d’Olivier Assayas. Effet de mode ? Le cinéma se heurte en tout cas à une limite difficilement franchissable, celle du temps. Au moment où les grandes séries télévisés américaines (cf la fin de Lost) ont mondialement habitué le public à des narrations riches et complexes, l’entraînant des dizaines d’heures durant, les "sagas" cinématographiques et leurs deux ou trois heures maximum paraissent bien étriquées.

Le documentaire
C’est finalement du côté du documentaire que l’on aura le mieux parlé d’histoire. Le chilien Patricio Guzman a livré avec Nostalgie de la lumière un essai très original qui mêle l’histoire et l’astronomie, liés dans une réflexion quasi métaphysique sur le temps. Egalement présenté Hors compétition, Autobiographie de Nicolae Ceaucescu est un film de montage de trois heures, qui compile sans commentaire les images, officielles ou intimes, produites par les services de la présidence à la gloire du conducator. De même, alors que l’intérêt suscité par Wall Street 2 d’Oliver Stone retombait très vite, deux documentaires auscultaient avec brio la crise financière dite des subprimes : Inside Job de Charles Ferguson, exposé aussi pédagogique que dynamique sur les mécanismes de la finance internationale qui ont mené le monde au désastre, et Cleveland contre Wall Street de Jean-Stéphane Bron, vrai-faux documentaire sur un procès de fiction présenté à la Quinzaine des Réalisateurs.

Reprise(s)
Les sections parallèles font traditionnellement l’objet de reprises à Paris dans les premiers jours de juin. Les franciliens auront ainsi l’occasion d’aller découvrir la Quinzaine des Réalisateurs au Forum des Images (du 26 mai au 6 juin), Un Certain Regard au cinéma Reflet Medicis (du 26 Mai au 1er Juin), la Semaine de la Critique à la Cinémathèque française (du 3 au 6 juin).

Photo : Le jury du Festival (AFP)

Posté dans Evènements par zama le 28.05.10 à 16:42 - 1 commentaire

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Le Roi Danse

Une répresentation convaincante du règne de Louis XIV, qui interroge les rapports entre artet pouvoir au prisme de la musique de Lully et du théâtre de Molière. Un film très utile à la fois en français, et au collège pour traiter de front le programme d’histoire (« L’émergence du roiabsolu ») et celui d’Histoire des arts (« Arts, Etats et pouvoir »).
Prix avec droits institutionnels :
39.50 €

 

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