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Tulpan, Prix de l'Education Nationale 2008
Chaque année on épluche les résumés, on essaye d'avoir l'œil partout, on se concocte un programme spartiate… Et chaque année on rate le film qu'il ne fallait pas rater. Avouons que sur son seul résumé et le nom de son réalisateur nous n'avons pas fait de Tulpan une priorité. Erreur, car le film a fait sensation lors des projections d'Un Certain Regard, et remporté une moisson de prix, dont certains nous concernent au premier chef : Prix Un Certain Regard, Prix de la Jeunesse et Prix de l'Education Nationale !
Nous en sommes donc réduits à reproduire le synopsis officiel : "Après son service militaire, jeune marin Asa retourne à la steppe kazakh où sa soeur et son mari berger vivent une vie nomade. Pour commencer sa nouvelle vie, Asa doit se marier d'abord avant qu'il puisse devenir berger lui-même. Son seul espoir sur la steppe desertée est Tulpan, la fille d'une autre famille de berger. Mais pauvre Asa est déçue quand Tulpan le rejette en pensant que ses oreilles sont trop grandes. Asa persévere et continue de rêver d'une vie qui n'est peut-être pas possible sur la steppe..."
Pour le président du jury du Prix de l'Education Nationale, Robin Renucci, ce film est "un grand moment de poésie", qui met "l'humain au centre", où "la vie de chaque être, de chaque animal autour, compte". Pour Marie-Françoise Nonnon, enseignante membre du jury, interrogée par Libération.fr à propos… d'Entre les murs, "C’est un film magnifique qui montre des gens qui travaillent à l’écart de la mondialisation, des grands flux financiers, des modes et d’Internet. C’est un film universel qui a une portée politique au moins aussi forte qu’Entre les murs."
Le film ne sortira qu'en mars 2009, ce qui nous laissera le temps de nous rattraper, et au CRDP de Nice de mener son travail éditorial habituel : ce film fera comme les précédents Prix de l'Education Nationale (qui devraient être rassemblés dans un coffret à paraître à la rentrée) l'objet d'un DVD pédagogique (cf notre article sur la remarquable édition de 4 mois, 3 semaines et 2 jours).
Tulpan de Sergey Dvortsevoy, 100 mn, Allemagne
Sélection Officielle, Un certain regard
Posté dans Cannes 2008 par Zéro de conduite le 04.06.08 à 10:24 - 1 commentaire
Cannes 2008 : Le Festival dans le rétro

Après avoir digéré les différentes séances qui ont composé le dernier festival de Cannes, l’équipe de Zéro de conduite vous propose comme les années précédentes (2007, 2006) une synthèse pour tenter de dégager, en guise de bilan, quelques lignes de force dans la sélection opérée par Thierry Frémaux. En faisant le pari que le cinéma est, peut-être plus encore que le roman, "un miroir que l’on promène le long d’un chemin", selon la formule chère à Stendhal, et que c'est lors de ce genre d'événements que l'on peut le mieux s'en rendre compte.
Des mères à la fête
Ce n'est sans doute pas parce que le jour de la clôture coïncidait avec leur fête, mais le nombre des films sélectionnés mettant en scène un personnage de mère ne peut pas paraître fortuit. De la Junon de Desplechin à la Leonora de Pablo Trapero, en passant par la Christine Collins de Eastwood (L'Echange), sans oublier le prix d’interprétation octroyé à la comédienne Sandra Corveloni (Linha de Passe de Walter Salles et Daniela Thomas)… Mères courage (si l’on excepte la Junon de Desplechin), souvent emprisonnées, au propre et au figuré, ces personnages sont mûs en effet par une force qui les dépasse et qui les projette dans l’avenir avec foi et ferveur. La Lorna des frères Dardenne illustre cette réalité : c’est la maternité, même virtuelle, qui lui donnera l’énergie de changer de vie. Même dans Adoration d'Atom Egoyan, la mère perdue irradie de sa présence l’écran et permet au père d’advenir.
Forza italia
Le propre d’un palmarès est de prêter le flanc à la critique. On regrettera pour notre part et comme bien d’autres l’absence incompréhensible du remarquable Valse avec Bachir de l’israélien Ari Folman. Pour le reste, aucun des films présents au palmarès n’aura usurpé sa récompense (seul Linha de Passe de Walter Salles, sur les destins croisés de quatre frères à Saõ Paulo, ne nous a pas vraiment convaincu).
Le festival aura consacré la péninsule à travers deux films, Gomorra et Il Divo (ainsi qu’Une histoire italienne de Marco Tuiio Giordana, présenté Hors-compétition), dont le cœur est gangrené par la mafia et ses ramifications mortifères. Si les enjeux esthétiques sont différents, Gomorra s’en tenant à un réalisme quasi-documentaire (voir plus loin) alors qu'Il Divo propose un véritable feu d'artifice visuel, un même engagement anime ces œuvres dans la critique et la dénonciation, bien loin de la fascination qu’ont jusqu’alors exercée la Camorra et ses sœurs, objets cinégéniques par excellence.
En avant jeunesse
Cette année, les "maîtres" n’étaient pas tous au rendez-vous : la Sélection Officielle ne comportait en guise d’habitués qu’Atom Egoyan, Wim Wenders (Palme d’Or 1984), Steven Soderbergh (Palme d’Or 1989), et les frères Dardenne (1999 et 2005), Clint Eastwood (jamais récompensé, lui) tenant le rôle du doyen ; la compétition donnait sa chance à des cinéastes en début de carrière (au stade du troisième ou quatrième film) et pour certains jamais encore sélectionnés (Laurent Cantet, intégré in extremis par Thierry Fremaux). Il serait hasardeux d’y voir une intention marquée de renouvellement de la part du sélectionneur, mais le jury a montré un signe fort en couronnant Entre les murs : il a distingué non seulement un jeune cinéaste, mais une œuvre qui porte un regard tendre et plein d’espoir sur la jeunesse, à rebours des discours déclinistes en vogue (ce qui est le cas aussi d’Adoration, qui a remporté lui le Prix Œcuménique).
Documentaire et fiction
Tous les commentateurs l’ont remarqué. Si la sélection ne comportait pas cette année d’œuvre documentaire, l’esthétique et les préoccupations de celui-ci ont irrigué bon nombre de fictions : Gomorra de Matteo Garrone qui en adaptant l’enquête journalistique décape le film de mafia de tout "glamour" hollywoodien, 24 city de Jia Zangkhe qui au milieu de témoignages réels glisse des numéros d’acteurs, Valse avec Bachir à la lisière de l’animation et du documentaire, sans parler de l’attention au réel qui distingue les Dardenne (Le Silence de Lorna) ou Walter Salles et Daniela Thomas (Linha de Passe). La plupart de ces films se sont retrouvé au palmarès, la récompense suprême revenant à un film tourné "au plus près" du réel : Entre les murs, entièrement interprété par des comédiens non-professionnels.
A cette veine documentaire s’opposaient les brillantes et complexes "machines narratives" que sont Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin ou Synecdoche, New York du scénariste de Gondry et Spike Jonze, Charlie Kaufman. Le troisième film français en compétition, La Promesse de l’aube de Philippe Garrel, aura quant à lui joué le rôle de vilain petit canard : son anachronisme par rapport au tempo du monde, son attachement à mai 68 et aux origines d’un certain cinéma français, le "romantisme" suranné de son discours ont été défendus par une partie de la presse française, mais ostensiblement boudés par le reste des festivaliers.
Le langage
Parmi les séquences les plus marquantes du festival on se souviendra de l’hallucinant plan-séquence qui divise en deux le magnifique Hunger de Steve MacQueen, couronné par la Caméra d’Or : un flot ininterrompu de paroles (une conversation entre le militant Bobby Sands et son prêtre), d’autant plus marquant qu’il tranche avec le reste d’un film quasi-mutique.
Redevenu pour bon nombre de cinéastes un enjeu esthétique et dramatique majeur (voir l'importance que Steven Soderbergh donne au discours de Guevara dans Che), le langage et la parole ont en tout cas été au centre de la grande majorité des films français présentés dans les différentes sélections. De l’économie de parole des paysans de Depardon (La Vie moderne) aux brillants discours des personnages de Desplechin, de la parole hésitante des visiteuses du planning familial (Les Bureaux de Dieu) aux palabres des ouvriers immigrés de Dernier Maquis (le passionnant nouveau film de Rabah Ameur Zaïmeche) la langue française sera apparue dans toutes ses formes et ses couleurs. Elle nous aura donné envie de nous replonger dans le dernier livre de Michel Chion, Le complexe de Cyrano (La langue parlée dans le cinéma français), qui étudie des débuts du muet jusqu’à L'Esquive d'Abdellatif Kechiche, les différentes expressions de langue française au cinéma.
Posté dans Cannes 2008 par Zéro de conduite le 31.05.08 à 16:45 - 3 commentaires
Il Divo : catilinaires

"La vie spectaculaire de Giulio Andreotti" : le sous-titre du nouveau film de Paolo Sorrentino, justement récompensé par le prix du jury, pourrait passer pour une antiphrase, tant le leader de la défunte Démocratie chrétienne (sept fois président du conseil entre 1972 et 1992) symbolise la politique à l’ancienne, faite d’intrigues de couloir, d’arrangements et de combinazioni, tant il incarne, de l’autre côté des Alpes, l’immobilisme gouvernemental.
Malgré son air à la "Droopy" (visage fermé, oreilles qui tombent, regard faible) Andreotti (interprété par l’acteur Toni Servillio) est animé d’une ambition dévorante qui se lit dans ses répliques qui tombent comme un couperet. Quant aux hommes de son "courant", Sorrentino les filme comme une bande de brutes et de truands léoniens (ralenti et sifflement à l’appui), affublés de surnoms grotesques ("Sa Santé", "Le Requin", "Citron"…) et de trognes patibulaires. Si une scène fait référence au Dictateur de Chaplin (le dir-com qui surfe sur les parquets cirés d’un immense couloir de palais gouvernemental), Andreotti nous apparaît même sous les traits du chef de Spectre des James Bond, à travers un duel improbable avec une chat persan.
Au rythme de la langue italienne, le film va vite, très vite, nous emportant dans un tourbillon de séquences, rythmées et efficaces, qui parfois se figent en visions dantesques : ainsi de ce plan qui à deux reprises, nous montre le vol d’une voiture calcinée, celle du juge Falcone (assassiné en 1992), comme une métaphore de l’abîme où sombrent justice et intégrité. La densité du propos nous noie aussi sous le flot des informations, comme une manière de dire l’inextricable chaos italien : Andreotti a été mêlé, de près ou de loin, à presque tous les scandales de la vie politique italienne des vingt dernières années, des assassinats du juge Falcone et du général Della Chiesa, jusqu’au procès des repentis de la Mafia, en passant par la loge maçonnique P2. Derrière la complexité de ces "affaires", une impression surnage, celle de la culpabilité d’Andreotti, souvent condamné, toujours relaxé en appel.
Avec sa fascination pour les figures antithétiques du sublime (la jeune et pure mariée) et du grotesque (l’affreux usurier), L’Ami de la famille faisait penser aux romans de Victor Hugo. L’ironie dévastatrice d’Il Divo évoque cette fois le poète des Châtiments. S’il place en exergue cette citation de la mamma d’Andreotti : "Si tu ne peux pas dire du bien de quelqu’un alors, ne dis rien", c’est pour mieux défaire cette loi du silence… Et c’est tout le courage du film de faire résonner à la fois la voix du fantôme d’Aldo Moro, empoisonnant la conscience d’un Andreotti migraineux, et le nom de Silvio Berlusconi ("présent" en Sélection officielle il y a deux ans via Le Caïman de Moretti), qui prospéra sur les ruines d’un système dont il avait copieusement profité.
Il Divo de Paolo Sorrentino
Sélection Officielle, en compétition
Palmarès : Prix du Jury
Sortie du film prévue : le 12 décembre
Posté dans Cannes 2008 par comtessa le 29.05.08 à 15:54 - 5 commentaires
Entre les murs de Laurent Cantet, Palme d'Or 2008
Voilà qui dans cette ambiance morose devrait au moins réjouir les enseignants : une chronique de deux heures sur la vie d’une classe de collège est capable de mettre à genoux la planète cinéphile (gros succès au Marché du film, deux standing ovations lors des projections et une Palme d’Or, la première attribuée à un français depuis Pialat en 1987).
Sean Penn avait certes annoncé la couleur en proclamant dès l’entame qu’il privilégierait les films engagés dans le monde d’aujourd’hui. La surprise est venue de ce que le jury préfère la petite musique du quotidien aux grandes orgues de l’histoire, la modestie de la chronique à la "grande forme", qu’elle soit narrative ou esthétique.
Il faudra déterminer ce qui dans ce couronnement ressort du malentendu (certains membres du jury et journalistes parlant dimanche soir d’un film sur la "banlieue" alors qu'il se déroule dans un collège parisien) et d’un certain politiquement correct (ah, la "France de la diversité" —on n’ose plus dire black-blanc-beur — que certains se sont empressés de saluer). En attendant, c’est avant tout une grande réussite cinématographique qu’a distingué le jury, un film qui a plus qu’aucun autre enchanté le public cannois. "L’auteur" Laurent Cantet réussit là où ont échoué tant de comédies dîtes "populaires" (les affreux Plus beau métier du monde de Claude Zidi ou L’Ecole pour tous d’Eric Rochant) : à capter sur la pellicule le charme et la verve de la jeunesse d’aujourd’hui, à rendre l’énergie particulière qui électrise parfois (pour le meilleur ou pour le pire) une salle de classe. On peut avancer trois éléments d’explication pour analyser cette réussite :
— Entre les murs le film s’appuie sur le solide matériau constitué par Entre les murs le livre, son sens de l’observation et du raccourci.
— Un long et patient travail d’atelier, a permis de dégager des individualités mais également de construire une dynamique de groupe, on a envie de dire de troupe (voir ce reportage de Télérama sur le tournage), palpable à l’écran.
— On sent enfin la patte discrète mais primordiale d’un metteur en scène au sommet de son art, qui réussit le tour de force de rendre cinégénique un huis-clos quasi-intégral, et prenant un récit de deux heures qui s’étale sur une année scolaire.
Rendons toutefois justice au jury de Sean Penn : Entre les murs n’est évidemment et heureusement pas qu’une sympathique comédie sur les rapports entre profs et élèves dans un collège parisien. C’est aussi un film étonnamment juste et empathique sur la jeunesse (une jeunesse) d’aujourd’hui, ses richesses et ses difficultés ; et un regard, sans fard mais sans tendresse sur l’institution scolaire, comme champ d’affrontement entre des forces contradictoires, comme un lieu de différenciation sociale et d’exclusion.
C’est enfin, comme d’autres films français en sélection, un grand film sur le langage : le langage à la fois comme marqueur, voire stigmate social (la tirade de l’enseignant sur l’intuition de la langue) ; le langage comme arme au service des uns (l’enseignant, l’institution) ou des autres (les élèves) ; le langage source de plaisir enfin, en l’occurence celui de la "tchatche" plutôt que celui du texte (ce qui le différencie de L’Esquive d’Abdellatif Kechiche qui travaillait la langue d’aujourd’hui avec celle de Marivaux).
Il reste maintenant à savoir, puisque le film a déjà débordé de loin la simple sphère cinématographique (cf les réactions empressées des politiques), comment le film s’insérera dans le débat passionné sur l’école, et comment il sera reçu à sa sortie (prévue pour le 15 octobre prochain) par la communauté enseignante et le grand public. En montrant de manière réaliste et parfois cruelle (il sera difficile pour certains d'y voir un "hommage à tous les enseignants de France" comme le voudrait Xavier Darcos) les difficultés de l'institution et des enseignants, Entre les murs pose les questions sans (et heureusement) chercher à y apporter de réponses. Ce film et cette Palme d'or ont en tout cas l'immense mérite de replacer l'école au centre du débat, et de permettre d'en parler autrement, pour une fois, que sous l'angle chiffré des statistiques internationales ou des équations budgétaires…
Entre les murs de Laurent Cantet, 122 mn, France
Sélection Officielle, en compétition
Palmarès : Palme d'Or
Sortie prévue pour le 24 septembre 2008
[MAJ du 3/09/2008 : Découvrez le site pédagogique Zérodeconduite.net du film]
Posté dans Cannes 2008 par zama le 27.05.08 à 17:58 - 11 commentaires
O’Horten : l’invitation au voyage
Ce film du réalisateur norvégien Bent Hamer est certainement le plus "réjouissant" qu’il nous ait été donné à voir dans ce festival. Sa première qualité, essentielle, est de nous étonner, de nous emmener là où nous ne pensions pas du tout aller, d’être également poétique et drôle (contrastant fortement avec la noirceur du reste de la Sélection). Odd Horten , un cheminot de 65 ans, effectue son dernier voyage avant de prendre sa retraite, un aller-retour entre Oslo et Bergen. Mais suite à un contre-temps, il rate son train du retour et rentre à Oslo par un autre chemin. La métaphore du voyageur est omniprésente. Odd Horten a passé sa vie sur des rails, dans un train, allant d’un point à un autre, mais il n’a rien vu, n’a fait aucune rencontre, ne s’est posé aucune question. Voyage-t-on lorsqu’on sait précisément où l’on va ? Ce film retrace le périple d’un homme qui se rend en un lieu inconnu.
Cette exploration va prendre les traits d’une succession de rencontres inattendues et saugrenues. Un petit garçon qui le force à rester dans sa chambre pour trouver le sommeil, un homme allongé sur le trottoir qui l’invite à passer la nuit dans sa villa. Odd Horten ouvre les yeux, et s’abandonne sans aucune méfiance, sans a priori et sans appréhension, à la simplicité des relations humaines. Il part à l’aventure, curieux mais sans aucune idée de ce qu’il recherche, et avance avec candeur, inventant sans cesse sa relation au monde. Ce point de vue sur la réalité, cette forme d’esprit capable d’en dégager les aspects plaisants et insolites donnent lieu à des scènes extrêmement drôles. On a du mal à oublier cette soirée d’adieu délirante : les collègues d’Horten, après lui avoir décerné la locomotive d’argent, se lèvent pour mimer avec leurs bras le mouvement des essieux et proposent, exaltés, de poursuivre par un quizz spécial cheminots.
Ce voyage imprévu, à l’image de son personnage qui se débarrasse au fur et à mesure de son uniforme, est le récit d’un accomplissement. "Le meilleur vient à la fin", est-il dit, mais il aurait pu ne jamais arriver. En dominant ses peurs et en trouvant l’amour, Odd Horten le réalise.
Les images, qui ouvrent et referment le film, de ce train filant dans la neige, de tunnel en tunnel, sont très belles. Sollicitant plusieurs de nos sens, la musique, l’étrangeté des situations et l’interprétation de l’acteur Bard Owe, absolument remarquable, nous procurent une vraie émotion esthétique.
O'Horten (La nouvelle vie de M. Horten) de Bent Hamer, 90 mn, Norvège
Sélection Officielle, Un Certain Regard
Sortie en France le 18/06
Posté dans Cannes 2008 par July le 26.05.08 à 16:18 - 1 commentaire
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