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: (92 articles)

Jeunes critiques : Plein Soleil

Z?rodeconduite.net s'est associ? au Champs-?lys?es Films Festival et ? sa programmation de films du r?pertoire, les Incontournables TCM, pour la cr?ation d'un jury lyc?en, compos? de vingt-six ?tudiants des sections hypokh?gne et kh?gne cin?ma-audiovisuel des lyc?es Paul Val?ry (Paris), Jean-Pierre Vernant (S?vres) et L?on Blum (Cr?teil).
Nous vous proposons leurs comptes-rendus, tout au long du Festival…

Plein Soleil

Plein Soleil de Ren? Cl?ment, par Judith Wajsgrus :?

"Plein soleil fait partie de ces films qui nous laissent des images en t?te. Cinquante-quatre ans apr?s sa r?alisation, le thriller de Ren? Cl?ment sort en salles dans une version restaur?e, qui met ? l’honneur les couleurs et la lumi?re si particuli?re du film.? Les premi?res sc?nes s’apparentent ? une autre production franco-italienne, sortie la m?me ann?e, La dolce vita de Fellini : une jeunesse oisive passe l’?t? dans l’Italie de la fin des ann?es 1950. Mais la comparaison s’arr?te ? ce cadre commun. Au noir et blanc de La dolce vita, Plein soleil oppose une lumi?re ?clatante et des couleurs intenses. Un homme en sueur sur le pont d’un voilier, un appartement lumineux au bord de la M?diterran?e : la photographie d'Henri Deca? cr??e une atmosph?re satur?e de lumi?re, une impression de vertige sous un soleil ?crasant. (...)"

La critique int?grale en pdf

[Plein Soleil de Ren? Cl?ment, 1960, 115 min]??

Posté par le 09.07.13 à 10:43 - Réagir

Jeunes critiques : Deux filles au tapis

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Deux filles au tapis

Deux filles au tapis de Robert Aldrich par R?becca Roux

"Dernier film de Robert Aldrich, r?alis? deux ans avant sa mort, Deux filles au tapis est consid?r? comme le dernier exploit du r?alisateur qui n'aura rien perdu de son talent durant ses derni?res ann?es. Ce long m?trage de pr?s de deux heures nous expose le road trip pr?caire de deux catcheuses, Iris et Molly, et de leur manager, Harry Sears, tous trois en qu?te de gloire et, accessoirement, d'argent. Loin d'?tre une qu?te initiatique avec morale ou le?on de vie, ce voyage fera conna?tre au spectateur les difficult?s du catch sans se terminer par un happy-end ? l'am?ricaine : le r?alisateur se veut r?aliste, sinc?re, sans chercher ? masquer la brutalit? du sport ni les difficult?s du m?tier, hors du ring. En sortant de la salle, le spectateur se sentira arm? d'une nouvelle lucidit? sur le monde apr?s un tel d?senchantement concernant les sports de combat, domaine dans lequel la haine visc?rale peut constituer un atout. (...)"

La critique int?grale en pdf

[Deux filles au tapis de Robert Aldrich, 1981, 113 min]?

Posté par le 28.06.13 à 16:23 - Réagir

Jeunes Critiques : Runaway Train

Z?rodeconduite.net s'est associ? au Champs-?lys?es Films Festival et ? sa programmation de films du r?pertoire, les Incontournables TCM, pour la cr?ation d'un jury lyc?en, compos? de vingt-six ?tudiants des sections hypokh?gne et kh?gne cin?ma-audiovisuel des lyc?es Paul Val?ry (Paris), Jean-Pierre Vernant (S?vres) et L?on Blum (Cr?teil).
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Runaway train

Runaway Train d'Andrei Konchalovsky, par Jean Dauptain :

"Le train n’est-il pas sujet cin?matographique par excellence ? Apr?s ?tre arriv? en gare de la Ciotat, le train n’a cess? de jouer des r?les importants. On pense ? Transamerica Express o? le train est lieu de l’action, ? Il ?tait une fois dans l’ouest o? le train est le sujet de l’attente pr?c?dant la fusillade ; ou encore la c?l?bre image finale de La Mort Aux Trousses o? un train p?n?tre ? toute vitesse dans un tunnel au moment o? les deux h?ros s’appr?tent ? consommer leur amour. Le train fon?ant sur sa ligne de chemin de fer serait-il la repr?sentation m?me de l’action, de l’histoire qui d?file sous les yeux du spectateur ? Dans Runaway train nous suivons un train aux freins coup?s, lanc? ? toute vitesse, tel le destin des personnages qui s’accomplit au fur et ? mesure que la pellicule tourne. (...)"

La critique int?grale en pdf

Runaway Train d'Andrei Konchalovsky, par Anna Roelants :

"Runaway Train est un film puissant par la violence avec laquelle il attrape le spectateur et le jette sans m?nagement dans son univers glacial. Manny, le prisonnier le plus confin? et surveill? d'une prison ? haute s?curit? tente de s'?vader. Consid?r? comme un h?ros par les autres prisonniers, Manny re?oit l'aide de Buck, un jeune prisonnier exalt? et t?m?raire qui d?cide alors de suivre son idole dans son ?vasion. Ayant r?ussi ? fuir la prison perdue au milieu d'un d?sert de neige et de glace, les deux ?vad?s parviennent ? monter dans un train de marchandises dont le conducteur d?c?de brutalement d'une crise cardiaque ; le train s'emballe. Manny et Buck tentent de ralentir la course folle de la locomotive, passant d'un wagon ? l'autre cherchant ? la fois ? ne pas se faire broyer par le monstre et ? ne pas se faire abattre par les policiers lanc?s ? leur poursuite. (...)"

La critique int?grale en pdf

[Runaway Train d'Andrei Konchalovsky, 1985, 111 min]

Posté par le 22.06.13 à 10:30 - Réagir

Jeunes critiques : Fight Club versus Boxing Gym

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Fight Club de David Fincher et Boxing Gym de Frederick Wiseman, critique comparative par Maxime Grandgeorge :

Boxing gym

"Deux films, deux formes, deux propos diff?rents mais un m?me th?me : la violence humaine. Fincher et Wiseman nous immiscent tous deux dans le monde du combat o? r?gne la violence – contr?l?e ou chaotique. Le narrateur de Fight Club (Edward Norton) nous raconte une partie de sa vie : son addiction aux th?rapies de groupe, la rencontre avec Tyler Durden puis la cr?ation du Fight Club. Wiseman nous pr?sente Lord’s Gym, un club de boxe situ? au Texas, au sein duquel se cr?e une v?ritable communaut? multiethnique. Bien que chacun des r?alisateurs projette la violence ? travers un prisme diff?rent – fictionnel ou documentaire – les deux films se rejoignent en de nombreux points.? Vassily Grossman ?crit : ? La violence est ?ternelle […]. Elle ne dispara?tra ni ne diminuera ; elle ne sera que transform?e. ? En effet, comme le montre la pratique gr?co-romaine des Jeux Olympiques, le combat et la violence ont toujours ?t? tr?s pr?sents dans nos soci?t?s. Une telle pratique visait d’ailleurs ? contr?ler la violence des jeunes hommes, ? la canaliser, ? la transformer en une pratique noble. Ces deux films mettent en sc?ne le prolongement de cette tendance humaine. Qu’il s’agisse de combat de rue ou bien de matches de boxe, ces activit?s permettent aux ?tres humains de canaliser leurs pulsions agressives pour mieux s’en lib?rer. (...)"

La critique int?grale en pdf

[Fight Club de David Fincher, 1999, 135 mn]
[Boxing Gym de Frederick Wiseman, 2011, 91 mn]

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Posté par le 19.06.13 à 10:31 - Réagir

Jeunes critiques : Doctor Jerry et Mister Love

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Docteur Jerry et Mister Love

Doctor Jerry et Mister Love de Jerry Lewis, par Tom Cuisinier-Rosset :

"Alambics, ?prouvettes, fioles bigarr?es constituent les premiers plans du film sur lequel d?file le g?n?rique qui lui-m?me accorde la m?me importance, ou du moins la m?me taille de police de caract?re, aux noms des acteurs du film qu’au mot ? Technicolor ?. Ainsi, ? peine pass?e la premi?re minute du film on sait sur quoi porter son regard et surtout son attention : les couleurs du film sont d’un kitch splendide et il est fort probable qu’au sortir de la s?ance les principaux souvenirs visuels qui resteront dans la m?moire du spectateur soient un amalgame de verts flubber, de rouges p?tants et de bleus sulfate de cuivre. De fait, la transformation de Dr. Jerry en Mr. Love est elle-m?me au moins aussi ? haute en couleur ? que les deux personnages eux-m?mes : le visage de Lewis adopte des couleurs improbables, faisant presque de son visage celui d’un clown – ce qui lui va particuli?rement bien, ?tant donn? le ton du film – au cœur d’un laboratoire o? les outils de chimistes ?voquent plus des fioles de peinture qu’autre chose. Evidemment, Lewis ne s’est pas content? de se peinturlurer le visage : c’est tout le film qui est barbouill? de couleurs vives (...)"

La critique int?grale en pdf

[Doctor Jerry et Mister Love de Jerry Lewis, 1963, 107 min]

Posté par le 18.06.13 à 16:40 - Réagir

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