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Dans les salles : Les films de l'actualité (469 articles)

No Land's Song : liberté, je chante ton nom

Les causes impossibles font toujours de bons films. Dans le documentaire No Land’s Song, la musicienne Sara Najafi (filmée par son frère Ayat, réalisateur) a pour projet d’organiser un concert de femmes à Téhéran. Or, depuis la Révolution islamique, il est interdit aux femmes de chanter en tant que solistes (en tout cas devant un public mixte) : leur voix doit être couverte par des voix masculines (comme leurs cheveux par le voile), pour ne pas exposer les auditeurs à la tentation. Cela, Sara Najafi le sait parfaitement, mais elle ne s’en satisfait pas. Vaillant petit pot de terre qui se heurte au pot de fer, elle va, avec détermination et opiniâtreté, pousser l'administration dans ses retranchements, questionnant inlassablement l’incohérence de ses interdits et l’arbitraire de ses décisions, enrôlant au passage dans son combat une petite équipe de musiciens français (parmi lesquels la chanteuse Jeanne Cherhal). Le film devient ainsi une épopée tragi-comique dans les méandres de la "Guidance islamique", qui nous fait comprendre au quotidien ce que signifie la censure.

À travers cet argument simple et cet enjeu en apparence modeste (le concert se tiendra finalement dans une petite salle), No Land’s Song déploie une réflexion beaucoup plus vaste : sur la culture d’un peuple que la Révolution islamique a coupé de ses racines culturelles (le film nous entraîne sur les traces du Téhéran des cabarets et des salles de concert), sur les droits de la femme, toujours envisagée comme un objet et jamais un sujet. À cet égard, le film rappelle le passionnant Iranien de Mehran Tamadon (qui entrera en 2016 au Catalogue Lycéens au cinéma), où le réalisateur, laïque déclaré, se confrontait pendant tout un week-end à quatre mollahs partisans de la République islamique. Si No Land’s Song est moins riche d’un point de vue dialectique, il est porté par l’énergie sans faille de son héroïne et par la beauté des musiques, contrepoint et antidote aux tracasseries du régime.

Zérodeconduite a consacré un dossier pédagogique au film, qui propose des fiches d’activité en Enseignement Morale et Civique et Histoire des Arts (Collège et Lycée).

[No Land's Song, un film de Ayat Najafi. 2016. Durée : 91 mn. Distribution : Jour2fête. Au cinéma le 16 mars 2016]

Le site pédagogique : www.zerodeconduite.net/nolandssong

Posté dans Dans les salles par le 16.03.16 à 16:08 - Réagir

Chocolat : héros d’hier contre racisme d’aujourd’hui

Chocolat, le quatrième long métrage du cinéaste et acteur Roschdy Zem avait de quoi attirer l’historien : choix cinématographique exceptionnel, le scénario s’inspire en effet non d’une œuvre de fiction mais d’une source historienne, à savoir les travaux de Gérard Noiriel sur Rafael Padilla, esclave cubain devenu célèbre dans la France de la Belle Époque sous le nom de Chocolat (voir notamment son ouvrage Chocolat, clown nègre. L’histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française, Paris, 2012).
Allait-il ainsi, la caméra au poing, filmer le racisme en action de la France dans la IIIe République comme l’historien avait placé son enquête sous le sceau d’une microstoria à la Carlo Ginzburg ?
Les bonnes intentions sont évidentes, les tentatives multiples mais les résultat souvent un peu décevant. Le réalisateur conduit effectivement son public dans les rues cosmopolites de la capitale parisienne, l’entraîne dans les allées de l’Exposition universelle pour visiter des zoos humains, le confronte à l’impitoyable univers carcéral républicain, le plonge dans les sordides bidonvilles réservés aux noirs et aux déclassés, l’aguiche avec les plaisirs des nuits de la Belle Époque (café-concert, théâtre avant-gardiste, spectacles du Nouveau-Cirque, tripots mal famés...). Mais il n’évite ni les plans carton-pâte ni les images d’Épinal. Faute de pouvoir rivaliser avec les films à gros budget, Chocolat se contente de brosser rapidement les caractéristiques socio-culturelles d’une société enthousiasmée par le développement de l’industrie du loisirs, et mise en joie par les caricatures racistes, qu’elles apparaissent dans les publicités Felix Potin ou naissent des frasques du célèbre duo de clowns Chocolat et Footit : on apprend ainsi que l’expression « être chocolat » vient de leurs numéros. Systématiquement dupé et frappé par le clown blanc, le clown noir n’obtient jamais satisfaction, il reste « chocolat »
Là réside sans doute le plus grand mérite du film : faire reprendre vie au parcours exceptionnel de Rafael Padilla, tombé dans l’amnésie collective. Ancien esclave cubain devenu, après de multiples péripéties, « cannibale » dans un cirque de province puis clown sur les scènes parisiennes, Chocolat connaît une notoriété tout à fait exceptionnelle au tournant du XIXe et du XXe siècle. Le Figaro l’affuble du titre de véritable artiste, les Parisiens courent à sa rencontre pour obtenir son autographe, Toulouse-Lautrec le caricature, les Frères Lumières en font la vedette de leur Chaise à bascule, Samuel Becket s’en inspire pour imaginer le personnage de Lucky dans En Attendant Godot. Pionnier du clown, il participe ainsi aux premiers pas du cinéma muet et invente même la thérapie par le rire pour les enfants malades. Il doit son succès à sa capacité à se placer à l’avant-garde d’un humour largement inspiré par les minstrels shows américains et à l’habileté avec laquelle le duo comique insère l’actualité dans ses pitreries. Roschdy Zem le sait, le montre parfois mais, comble de la déception pour l’historien, a toujours tendance à placer ces éléments explicatifs à l’arrière-plan.
Outre les quelques libertés historiques perceptibles par leurs seuls spécialistes (le cirque Delvaux n’a jamais existé, le révolutionnaire noir haïtien est inventé de toutes pièces et la femme de Chocolat, Marie Grimaldi, détournée de la réalité…), le long métrage de Roschdy Zem fait trop souvent figure d’auberge espagnole des racismes contemporains. Si la police parisienne a tendance à se comporter comme les forces de l’ordre de l’Amérique ségrégative, elle traque encore les sans-papiers noirs pour les enfermer et les menacer d’expulsion. Roschdy Zem laisse surtout entendre que l’échec au théâtre de Chocolat tient au racisme de ses contemporains.

Interview de Gérard Noirel par Nathalie Levisalles, Libération, 6 janvier 2016

Les analyses de Gérard Noiriel rappellent au contraire les dangers à plaquer sur une réalité ancienne des schémas de pensée contemporains. Porté par une naïve volonté d’émancipation, Chocolat ne se heurte pas tant au racisme de ses contemporains qu’aux frontières d’une société fragmentée interdisant aux marginaux de pénétrer les lieux réservés à l’élite. Victime d’une myopie historique qui le condamne à oublier l’affaire Dreyfus comme l’influence grandissante de la culture américaine du spectacle, le film explique ainsi par le seul racisme la mort sociale de Chocolat à la dissolution de son duo en 1905. Or, la France postdreyfusienne ne cherche plus tant à rire au spectacle de la stigmatisation raciale qu’à celui des prouesses scéniques américaines attribuant aux Noirs le rôle de danseurs ou de sportifs hors du commun.
Doit-on pour autant instruire le procès en anachronisme du film de Roschdy Zem ? Gérard Noiriel reconnaît lui-même qu’une frontière nette sépare la culture historique des historiens à celle du grand public qui tend toujours vers la mémoire. Et c’est bien un enjeu de mémoire, celui d’exhumer un héros positif noir (les anglo-saxons parlent de « role models ») à destination des jeunes générations, qui a donné envie à l’historien de poursuivre et d’aprofondir son travail sur Chocolat : « J’ai construit ce livre pour montrer qu’on avait affaire à un héros. Cela permettra peut-être à certains de s’identifier alors qu’ils ne s’identifieraient pas à Jeanne d’Arc ou à Napoléon. On est dans une société très diversifiée, mais ce sont toujours les mêmes héros qui sont mis en avant. Il ne suffit pas de rajouter des chapitres dans les manuels d’histoire, il faut aussi créer des héros. » Porté par LA star noire du cinéma français contemporain (Omar Sy), bénéficiant d’une exposition médiatique confortable, Chocolat remplit parfaitement cet office.

[Chocolat de Roschdy Zem. 2015. Durée : 110 mn. Distribution : Gaumont. Sortie le 3 février 2016]

Posté dans Dans les salles par le 10.02.16 à 11:45 - Réagir

Mon maître d'école : mon instit, ce héros

Il s’appelle Burel, Jean-Michel Burel. Il n’est qu’un chiffre dans les statistiques, un des 800 000 et quelques enseignants français, cette profession qu’on a l’habitude de traiter dans les grandes masses. Mais pour ses élèves il a été pendant plus de trente ans « maître Burel », celui qui leur délivrait le savoir et les ouvrait au monde, celui qui leur a donné confiance en eux et en l’école.

En revenant, plus de trente ans après, filmer l’instituteur de son enfance, toujours en poste dans la même école à classe unique du même village rural (Saint-Just-et-Vacquières dans le Gard) Émilie Thérond livre véritable « feel-good movie » qui touche droit au cœur en ces temps troublés. Le film est porté par le charisme de Monsieur Burel : son autorité tranquille, sa bonhommie, sa faconde toute pagnolesque (avec l’accent méridional). La dramaturgie du documentaire s’appuie sur le compte-à-rebours de cette dernière année avant la retraite, qui confère aux dernières scènes du film une émotion vibrante.

Mon maître d’école fleure évidemment bon la nostalgie : celle d’une école rurale, bucolique et sereine, encore préservée de la crise sociale et de violence ; d’une époque où l’instituteur était un notable dont personne ne se serait avisé à contester l’autorité ; d’une liberté pédagogique pas encore entamée par les normes suprotectrices ou une administration trop présente. On s’étonne ainsi de la présence discrète et émouvante, au fond de la classe, de Lionel, adulte handicapé qui continue à assister aux cours de Monsieur Burel. Mais l’enseignant, qui lui aussi a évolué avec le temps (il s’en rend compte en regardant les photos ou le vieux carnet de notes que lui présente la réalisatrice), se défend de tout passéisme. Il tient aussi et surtout à ne pas apparaître comme un donneur de leçons, insistant sur la singularité profonde de chaque enseignant : ce qui marche avec lui et avec cette classe n’est pas forcément transposable ailleurs, et ne sera pas forcément valable l'année suivante… Émilie Thérond se tient à cette modestie comme à un viatique, livrant une chronique toute en simplicité, bercée par le rythme des saisons et la musique de Yodelice, et se concentrant sur un lumineux portrait d’enseignant, qui porte haut les valeurs (respect, tolérance, bienveillance) de l’École de la République.

Zérodeconduite est partenaire du film, et lui consacre un site pédagogique. Si le film touchera et intéressera d’abord les maîtres eux-mêmes (ils ne sont pas si fréquents les films qui mettent en scène l’acte d’enseigner), il peut également donner lieu à un travail en classe : nous proposons un dossier pédagogique destiné au Cycle 3, qui permettra de travailler en amont (étude de l’affiche) et en aval du film, notamment sur la comparaison entre une école urbaine et une école rurale, le portrait du maître et le passage au collège.

[Mon maître d’école de Emilie Thérond. 2015. Durée : 82 mn. Distribution : The Walt Disney Company France. Au cinéma le 13 janvier 2016]

Le site pédagogique

Posté dans Dans les salles par le 13.01.16 à 20:37 - Réagir

Le Pont des espions : l'homme spielbergien face à l'histoire

« Stoic moujik », « l’homme debout », celui qui se relève après chaque coup. C'est ainsi que, dans Le Pont des espions, l’espion soviétique Rudolph Abel, capturé aux États-Unis en 1957, voit son avocat de Brooklyn, James B. Donovan (Tom Hanks). Homme simple et ordinaire pris dans les impitoyables logiques de la Guerre froide, Donovan fait front et surmonte les adversités de l’histoire. En choisissant de retracer son parcours depuis le procès de Rudolf Abel jusqu’à son échange, à Berlin, contre deux prisionniers américains (un pilote américain abattu au-dessus de l’URSS, et un étudiant de Yale emprisonné en RDA), Steven Spielberg immerge le spectateur dans le monde bipolaire de la fin des années 1950 et ouvre le livre de l’Histoire. Soutenu par une savante mise en scène, le long métrage jette une lumière, chaude et chaleureuse, sur les États-Unis des fifties. Tout y est : le modèle américain avec la famille type et la société de consommation, le système judiciaire, la foi inconditionnelle dans la Constitution, les peurs collectives face à la menace nucléaire, les relents agressifs du maccarthysme, les U2 chargés de photographier le territoire ennemi, les coulisses de la diplomatie américaine… De l'autre côté du Mur, dans un bloc de l’Est figé dans des couleurs glaciales, le réalisateur joue encore des passionnantes rivalités entre les démocraties populaires, sonde les arcanes de leurs administrations et livre un portrait saisissant de Berlin-Est qui érige, tout autour de sa misère, un mur de haine.

Si l'Histoire est mise en scène avec un imparable souci du détail et de la vraisemblance, le film n'en est pas moins fidèle à l'univers de Steven Spielberg. Créateur du premier blockbuster américain (Jaws, 1975) qui aurait, aux dires des critiques, sacrifié la liberté du Nouvel Hollywood sur l’autel du grand spectacle industriel, le réalisateur montre, une fois de plus, combien il sait plier les canons de la superproduction commerciale à sa propre vision du monde. La plume des frères Coen comme les talents d’un casting de luxe (Tom Hanks, Mark Rylance, Amy Ryan) servent autant les constantes de son cinéma qu’une créativité consciente des faiblesses de la vulgate hollywoodienne actuelle. Steven Spielberg puise volontiers chez Alfred Hitchcock, Carol Reed, Orson Welles tout comme chez John Le Carré pour retrouver la finesse des dialogues, les cadrages des films d’espionnage, la douce rigidité de leurs personnages et l’ambiance enfumée de leurs rencontres. Mais il enserre ces références dans ses propres schémas de pensée. Dans la droite lignée de ses succès (Indiana Jones, La Liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan, La Guerre des mondes, Minority Report…), Le Pont des espions renoue avec les thématiques du père savant mais absent, du héros en quête de justice dans un monde en proie à la folie barbare… Face à l’un des reproches récurrents adressés à son cinéma (à trop bien filmer le débarquement en Normandie, on risque fort de se livrer à une esthétisation hors de propos de la réalité historique), la réponse de Spielberg ne varie pas : il faut passer par la fiction pour approcher le réel. Dans le Pont des Espions, inspiré d'une histoire vraie, la réalité est elle-même tissée de faux-semblants : des espions allemands campent les faux parents de Rudolf Abel, James Donovan fait semblant de ne pas œuvrer pour le gouvernement américain et la RDA, qui n’est pas reconnue officiellement par les États-Unis, tente d’intégrer le jeu de dupes que se livrent les superpuissances.

L’histoire selon Spielberg n’est pas neutre. Elle est parcourue par une poignée de héros humanistes suffisamment puissants pour contrer ses horreurs. Otage probable d’un monde contemporain à la dérive depuis la fin des grandes idéologies politiques du XXème siècle, Spielberg s’acharne depuis quatre décennies à montrer combien l’homme juste et savant est capable de plier à ses ordres des logiques inhumaines qui entraînent dans leur sillage le commun des mortels. Pour mieux condamner l’avidité des dirigeants de la station balnéaire de Jaws, Steven Spielberg épargne le bon shérif et l’océanographe érudit. Contre la folie destructrice des nazis ou des hommes de l’entourage du sultan indien, le professeur Indiana Jones préserve le patrimoine grâce au savoir hérité de son père. Juste parmi les justes, Schindler parvient, quant à lui, à sauver du génocide des dizaines d’innocents. Dans Il faut sauver le soldat Ryan, Le capitaine Miller sacrifie sa vie pour épargner celle du dernier d’une fratrie décimée par la guerre. John Anderton parvient, dans Minority Report, à préserver la liberté individuelle en faisant échouer un projet totalitaire… Digne héritier des héros spielbergiens en lutte contre les maux de l’humanité, James Donovan use de son intelligence et de son éloquence pour libérer des hommes victimes de jeux politiques destructeurs. Le Pont des Espions livre sans doute ici un grand spectacle mais continue de servir une pensée profonde.

[Le Pont des espions de Steven Spielberg. 2015. Durée : 141 mn. Distribution : Twenthieth Century Fox France. Sortie le 2 décembre 2015]

Posté dans Dans les salles par le 07.12.15 à 12:16 - Réagir

Pour un seul de mes deux yeux d'Avi Mograbi

Les films d’Avi Mograbi (Comment j’ai surmonté ma peur et appris à aimer Ariel Sharon, Août avant l’explosion) ont cet immense avantage par rapport à la masse lénifiante des documentaires et reportages sur le "conflit au proche-orient" : ils abordent la réalité israélienne avec un véritable point de vue. Dans Pour un seul de mes deux yeux, il s’agit d’observer Israël à l’aune de ses mythes fondateurs, celui de Samson (cf les images bariolées du peplum de Cecil B. De Mille : le héros aveugle faisant s’écrouler les murs du temple sur les Philistins) et celui de Massada (le suicide collectif des Zélotes assiégés par les romains, tel que raconté par l’historien Flavius Joseph, voir sur Herodote.net) ; deux mythes qui ont pour particularité d’enseigner aux jeunes générations israéliennes que la mort est préférable à la domination
C’est toute la limite de ce film, très bien résumé par un mot de Jean-Louis Comolli (article dans les Cahiers du cinéma.com) : le suicide collectif de Massada et le geste de Samson "riment" avec les attentats-suicides commis par les extrémistes palestiniens. Mais quel est le sens de cette rime ? Le film semble ainsi condamné à juxtaposer les séquences, certes extrêmement fortes, de classes visitant le site touristique (classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2002) et s’imprégnant du prétendu "héroïsme" des Zélotes (sur lequel il y a beaucoup à redire : voir cette tribune du proviseur d’un lycée de Tel Aviv sur "les dangers du paradigme de Massada"), et des humiliations quotidiennes subies par les Palestiniens, sans jamais dépasser son postulat initial.
L’autre limite est celle de ses conditions de production et de diffusion. Israël est une région où l’histoire (le retrait de la bande de Gaza mené par Ariel Sharon et le big bang politique qu’il a entraîné) va plus vite que le cinéma, et Pour un seul des mes deux yeux, nous arrivant après avoir couru le circuit des festivals internationaux, paraît déjà daté. Comme si c’était sur ces évolutions récentes que l’on aimerait entendre la voix singulière et provocante d’Avi Mograbi.
On saura gré toutefois au réalisateur de mener une réflexion exigeante et courageuse sur la démocratie (le paradoxe d’Israël, merveilleuse démocratie pour les Israéliens mais n’accordant aucun droit aux Palestiniens) et les mythes fondateurs que chaque pays inculque à sa jeunesse…

[Pour un seul de mes deux yeux d’Avi Mograbi. 2004. Dur?e : 1h40. Distribution : Les Films du Losange. Sortie le 30 novembre 2005]


Posté dans Dans les salles par le 03.12.15 à 13:13 - Réagir

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