recherche

blog

Evènements : Avant-premières, festivals,

Cinélycée : le retour des Cinéclubs

Page de présentation de Cinélycée

En formant des cohortes de jeunes cinéphiles (dont certains sont devenus des cinéastes, et non des moindres), le mouvement des Ciné-clubs a eu une importance non négligeable dans l’histoire du cinéma. Victime pêle-mêle de l'obsolescence du support, du changement des habitudes de consommation (boom de la vidéo K7) et d'une désaffection plus générale pour le cinéma, il a décliné au début des années 80 jusqu’à quasiment disparaître à la fin du siècle.
Quelques années plus tard, si les nouveaux supports (le DVD, la VàD) ont rendu l’accès aux chefs d’œuvre du passé plus aisé, si la cinéphilie a trouvé sur internet d’autres champs d’action, si les dispositifs comme Collèges au cinéma ou Lycéens au cinéma ont considérablement étendu les publics concernés par "l’éducation à l’image", on peut dire que l’expérience collective du Ciné-club n’a jamais été vraiment remplacée.
Suggéré par le rapport Descoings sur la réforme du lycée, voulu par Nicolas Sarkozy, parrainé par deux ministères, le projet Ciné-Lycée entend faire revivre cet héritage en mettant à profit les dernières technologies. Ciné Lycée c’est une plateforme vidéo en ligne qui mettra à disposition des lycéens plus de 200 films libres de droits pour des séances en groupe.
Fruit d’un partenariat entre le Ministère de l’Education Nationale et le groupe Francetélévisions, la plateforme proposera une sélection de vingt à trente films par mois, choisis parmi les chefs d'œuvre du vingtième siècle, accompagnés de fiches et de dossiers thématiques. Mais Ciné Lycée proposera également, en partenariat avec Zérodeconduite.net, une partie actualités qui fera le lien entre les chefs d'œuvre du passé et les créateurs d'aujourd'hui, en signalant les sorties en salles les plus intéressantes, en proposant des interviews de réalisateur. Enfin, un volet communautaire devrait permettre aux lycéens cinéphiles de dialoguer, commenter, noter et se recommander les films, afin de démultiplier les débats…
Un beau projet, donc, qui devrait ouvrir fin septembre, à charge pour les établissements de mettre en œuvre sa traduction concrète : gestion du matériel et des locaux, information aux lycéens… et surtout encadrement des séances (théoriquement assuré bénévolement par le "référent culture" institué par la réforme du lycée)…

Ciné-Lycée, le site

Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 14.06.10 à 17:49 - 6 commentaires

Cannes 2010 : Palmarès et bilan

Le Jury du Festival

Dernier retour sur Cannes avant de tirer un trait sur une édition que d’aucuns auront jugé décevante ; occasion de commenter le palmarès, de dégager quelques tendances, et de revenir sur les films que nous n’avons pas eu le temps de chroniquer (et pour certains… de voir).

Le palmarès
Cette année le jury aura réussi l’exploit rare de contenter à peu près tout le monde. Il est vrai que le caractère relativement décevant de la sélection a mécaniquement restreint l’éventail des choix, et permis de distinguer (presque) tous les films marquants de cette édition.
Le choix audacieux d’attribuer la Palme d’or au thaïlandais Apichatpong Weerasethakul aura été l'arbre cachant la forêt d'un palmarès consensuel. On ne peut que saluer le Grand Prix (Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, également Prix de l'Education Nationale), et le Prix du jury, attribué au puissant et épuré Un homme qui crie de Mahamat Saleh-Haroun, l’auteur d’Abouna et Daratt. Idem pour les prix du Scénario, de la mise en scène et les prix d’interprétation…
Seul véritable oublié du palmarès, le très beau Another year de Mike Leigh aura constitué, avec le plus léger Tamara Drewe de Stephen Frears (présenté hors compétition) un des bonheurs du festival. Les deux films ont en commun d’être rythmés par le passage des saisons. Mais si Another year est une vraie chronique sur le temps qui passe et les existences ordinaires, Tamara Drewe est construit de manière plus serrée, empruntant à la fois à la grande tradition du vaudeville et au sens de la vignette de la bande dessinée de Posy Simmonds. En revanche, les deux films font la part belle aux acteurs, puisant dans le magnifique vivier des comédiens de théâtre anglais.

Un festival d’hommes ?
Y-a-t-il des festivals aux thématiques féminines et d’autres aux thématiques plus masculines ? Si c’est le cas, le Festival 2009 appartient sans conteste à la seconde catégorie : il aura été beaucoup questions de frères, frères de sang (les trois d’Hors la loi), frères d’armes (les contractors de Ken Loach), frères ennemis (les yakusas s’entretuant copieusement dans Outrage de Takeshi Kitano), et last but not least, les moines de Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. Le prix d’interprétation masculine aura salué deux "pères courage", prêts à tout pour assurer le bonheur de leurs enfants (Javier Bardem pour Biutiful d’Innaritu, Elio Germano pour le joli mélo de Daniele Luchetti, La nostra vita) aux antipodes du père tragique d’Un homme qui crie de Mahamat Saleh-Haroun, sacrifiant son fils à sa peur de la mort.
Quelques films auront a contrario exploré le féminin avec beaucoup de délicatesse : Mathieu Amalric avec les exubérantes stripteaseuses de Tournée, Bertrand Tavernier avec sa Princesse de Montpensier, ou Abbas Kiarostami qui, dixit Juliette Binoche lors de la remise des prix, a "révélée [l'actrice] à son féminin" dans Copie conforme.

La guerre, l’histoire
Hasard pas forcément heureux du calendrier, deux films consacrés au conflit en Irak ont été présentés le même jour : Fair game de Doug Liman (seul film américain en compétition), consacré à l’affaire Valerie Plame-Wilson, et Route Irish de Ken Loach, qui explore l’univers des contractors, ces sociétés privées à qui les états occidentaux ont sous-traité la sécurité de leurs ressortissants. Il était tentant de glisser les deux déceptions dans le même sac, et l’on redécouvrira peut-être les films à leur sortie. Mais si Fair game et Route Irish sont chacun dans leur genre d’une facture efficace, ils ont donné la même impression, celle d’arriver très longtemps après la bataille : après le conflit (l’opération Iraqi Freedom date de mars 2003), après le départ des principaux fauteurs de guerre (George W. Bush et Tony Blair), et surtout après de nombreux films sur le même sujet… La force d’indignation et de dénonciation de ce cinéma "engagé" a paru singulièrement émoussée : on retrouve à la fin de Fair game le sempiternel appel à retrouver les valeurs des pères fondateurs. Dans Route Irish, Ken Loach et son scénariste Paul Laverty ne font que transposer sur un autre terrain la dénonciation des avanies que le libéralisme économique a fait subir à la classe ouvrière britanniques : les entreprises comme Blackwater, qui envoient les lads de Liverpool tuer et se faire tuer en Irak, sont de la même eau que celles qui "libéralisent" les chemins de fer (The Navigators), rachètent les clubs de foot pour en déposséder les supporters (Looking for Eric) ou exploitent la main d’œuvre immigrée (It’s a free world).
Plus largement, les autres grandes fictions historiques présentées en compétition (Soleil trompeur 2, La Princesse de Montpensier, Hors la loi) n’auront pas convaincu, jugées comme figées dans une forme d’académisme. C’est particulièrement vrai pour Hors la loi, qui avait été précédé par une belle polémique. On rapprochera les critiques sévères adressées à ce film ("manque de souffle", "catalogue de faits historiques") de l’enthousiasme un peu exagéré avec lequel a été accueilli le Carlos d’Olivier Assayas. Effet de mode ? Le cinéma se heurte en tout cas à une limite difficilement franchissable, celle du temps. Au moment où les grandes séries télévisés américaines (cf la fin de Lost) ont mondialement habitué le public à des narrations riches et complexes, l’entraînant des dizaines d’heures durant, les "sagas" cinématographiques et leurs deux ou trois heures maximum paraissent bien étriquées.

Le documentaire
C’est finalement du côté du documentaire que l’on aura le mieux parlé d’histoire. Le chilien Patricio Guzman a livré avec Nostalgie de la lumière un essai très original qui mêle l’histoire et l’astronomie, liés dans une réflexion quasi métaphysique sur le temps. Egalement présenté Hors compétition, Autobiographie de Nicolae Ceaucescu est un film de montage de trois heures, qui compile sans commentaire les images, officielles ou intimes, produites par les services de la présidence à la gloire du conducator. De même, alors que l’intérêt suscité par Wall Street 2 d’Oliver Stone retombait très vite, deux documentaires auscultaient avec brio la crise financière dite des subprimes : Inside Job de Charles Ferguson, exposé aussi pédagogique que dynamique sur les mécanismes de la finance internationale qui ont mené le monde au désastre, et Cleveland contre Wall Street de Jean-Stéphane Bron, vrai-faux documentaire sur un procès de fiction présenté à la Quinzaine des Réalisateurs.

Reprise(s)
Les sections parallèles font traditionnellement l’objet de reprises à Paris dans les premiers jours de juin. Les franciliens auront ainsi l’occasion d’aller découvrir la Quinzaine des Réalisateurs au Forum des Images (du 26 mai au 6 juin), Un Certain Regard au cinéma Reflet Medicis (du 26 Mai au 1er Juin), la Semaine de la Critique à la Cinémathèque française (du 3 au 6 juin).

Photo : Le jury du Festival (AFP)

Posté dans Evènements par zama le 28.05.10 à 16:42 - 1 commentaire

Des hommes et des dieux… prix de l'Education Nationale 2010

Des hommes et des dieux

Il s'en est fallu de peu que le jury du Prix de l'Education Nationale n'annonce, comme en 2009 et 2007, la future Palme d'Or. Mais le jury de Tim Burton a fait un choix plus radical en couronnant Apichatpong Weerasethakul, et Xavier Beauvois s'est contenté de la seconde marche du podium (le Grand Prix). Le choix de Des hommes et des dieux n'en reste pas moins indiscutable : un sujet fort (l'assassinat des moines de Tibehirine), une mise en scène à la fois sobre et lyrique, et une belle réflexion sur l'humanité, la foi, le don de soi… Le film devrait bénéficier à plein des multiples éclairages du DVD/DVD-Rom qui lui sera consacré par le CRDP de Nice dans le cadre de la collection A propos de
Le film de Xavier Beauvois sortira dans les salles françaises le 8 septembre 2010.

En savoir plus :
Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois sur Zérodeconduite.net
A propos de… Le Ruban blanc (Prix de l'Education Nationale 2009)

Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 26.05.10 à 14:25 - Réagir

Filmer les camps - De Hollywood à Nuremberg

Exposition Filmer les camps

"Nous devons établir des faits incroyables au moyen de preuves crédibles" (Robert H. Jackson, procureur en chef des Etats-Unis, chargé par Truman de mettre en place le Tribunal militaire international de Nuremberg).

Tout l’intérêt de l’exposition Filmer les camps, d’Hollywood à Nuremberg est de présenter tout le processus qui a abouti à la recherche "d’images preuves" des atrocités nazies afin de les projeter devant le Tribunal Militaire International de Nuremberg. En 3 salles et une série de 17 "tableaux", l’exposition organise un véritable parcours thématique allant de la genèse de l'Office of Strategic Services, du Field Photographic Branch et de la Special Coverage Unit, services mis en place par l'armée américaine, jusqu’au procès de Nuremberg, et plus tard aux films hollywoodiens réalisés par Samuel Fuller, George Stevens et John Ford, qui portent les traces de cette expérience.
Le commissaire d’exposition, l'historien Christian Delage a choisi de se pencher sur le parcours de ces trois cinéastes américains amenés à filmer l’ouverture des camps, afin de redonner aux images d'archive une profondeur et une historicité trop souvent méconnues : une approche scientifique aux antipodes de celle d’un documentaire télévisé comme Apocalypse, qui ne retenait des images que leur dimension iconique et spectaculaire, les fondant sans distinction dans un récit unifiant. L'exposition "Filmer les camps" nous rappelle ainsi que derrière chaque image qui nous est parvenue, il y a un point de vue, une expérience vécue de la guerre, et en l’occurrence l’identité de ces cinéastes.
Après une contextualisation historique et géographique (une carte des camps), l’exposition nous entraîne dans les coulisses de la création de la SPECOU et du FPB, et sur les pas de Ford et Stevens au sein d’équipes de tournage de guerre. Passé ce préambule, l’exposition, associant archives audio, vidéos et documents écrits, se tourne vers la problématique liée à l’ouverture des camps et la mise en évidence des crimes de guerre perpétrés par les nazis : il faut rassembler des images qui serviront comme preuves judiciaires.
Tout le protocole de collecte desdites preuves est décrit, passé à la loupe. Le cahier des charges édité par l'armée américaine donne les instructions à suivre pour photographier les cadavres et attester de la barbarie nazie ("Si les corps sont en décomposition au point de rendre pénible la photographie, portez un masque à gaz, mais faites des gros plans"). A travers cette revue détaillée se dessine progressivement comme une sédimentation des différentes scènes vues et filmées au fur et à mesure : les amoncellements de cadavres d’abord, les gardes livrés à la vindicte des survivants et lynchés, les conditions d’hygiène, puis les premières cérémonies juives, les premiers témoignages directs… Mais, à travers l’œil des photographes et cameramen, c'est surtout la brutalité d’un instant décisif que l'on retient: celui de l’ouverture des camps.
La dernière salle présente des extraits du film Les camps de concentration nazis projeté lors du procès, assortis des impressions de Joseph Kessel (correspondant du journal France Soir au procès de Nuremberg) sur les buts et finalités de la projection de ces images. Une mise en perspective saisissante est également réalisée entre la façon de tourner de chacun des cinéastes après la guerre et l’expérience vécue de l’ouverture des camps. Surtout, on décortique, rapport après rapport, de cahier des charges en comptes-rendus, toute la réflexion sur la qualification de "crime contre l’Humanité", sur la notion de preuve, tandis que l’on amorce un début de réflexion sur l’historicité des images collectées, et le lien entre Justice et Histoire.

Par sa mise en scène judicieuse et volontairement dépouillée (qui pourra paraître monotone et un peu aride pour des élèves, y compris de lycée), voilà une exposition qui a le mérite de présenter de façon complète et détaillée, tout le processus qui a abouti à l’utilisation d’images filmées en tant que preuve lors du procès de Nuremberg. Un seul regret peut-être : passionnante, l’exposition est très (trop) courte et laisse le spectateur quelque peu sur sa faim. Elle est cependant prolongée par un cycle de films interrogeant les liens entre Hollywood et la Shoah (Cycle Hollywood et la Shoah, du 25 mai au 31 octobre).

Filmer les camps – John Ford, Samuel Fuller et George Stevens - De Hollywood à Nuremberg
Exposition au Mémorial de la Shoah du 10 mars au 31 août - Entrée libre

Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 24.04.10 à 11:13 - 1 commentaire

Festival de Cannes 2010 : la sélection officielle

Cannes 2010

"Le meilleur moment de l'amour, c'est quand on monte l'escalier." On pourrait paraphraser la célébre phrase de Georges Clémenceau pour l'appliquer à la cinéphilie : le meilleur moment du Festival de Cannes, c'est peut-être bien celui-ci, qui sépare l'annonce parisienne de la sélection, de la montée des marches pour la projection du film d'ouverture (Robin Hood de Ridley Scott).
Quelques semaines d'attente fébrile et gourmande, de rêverie sur une liste de films dont on ne connaît en général pas grand-chose, si ce n'est quelques noms, un synopsis, de rares images… Dans la catégorie film-mystère, on pourra ainsi citer le nouveau film de Mike Leigh ("palmé" pour Secrets et mensonges), dont le sujet a été et restera sans doute jusqu'au jour de la projection, soigneusement tenu secret. Sinon, voici ce que nous avons retenu, de manière forcément subjective, dans une liste encore incomplète (16 films seulement) : Bertrand Tavernier, qui a exhumé une nouvelle de Madame de La Fayette pour mettre en scène la fine-fleur des jeunes comédiens français (La Princesse de Montpensier), tandis que Stephen Frears avec Tamara Drewe adapte Thomas Hardy (Far from the madding crowd, 1874)) au prisme de la bande-dessinée de Posy Simmonds (Grand Prix de la Critique 2009).
Au rayon "histoire", le russe Nikita Mikhalkov propose une suite à son magnifique Soleil trompeur (1993) : elle met en scène le colonel Kotov, libéré, seize ans après le premier opus, du goulag stalinien par l'avancée des armées nazies. Hors la loi de Rachid Bouchareb n'est pas la suite d'Indigènes, mais reprend l'histoire franco-algérienne là où il l'avait laissée : après la guerre, à l'aube du mouvement qui va mener à l'indépendance. Enfin deux films s'intéressent à l'histoire très contemporaine et à ses affaires les plus ténébreuses : l'américain Doug Liman (auteur des très dispensables La mémoire dans la peau et Mr&Mrs Smith) revient avec Fair Game (mettant en scène Sean Penn et Naomi Watts) sur le scandale des prétendues "armes de destruction massive" qui ont servi de prétexte à l'invasion de l'Irak ; quant au français Xavier Beauvois (Selon Mathieu, Le Petit lieutenant), il s'attaque dans Des Dieux et des hommes à un sujet à haut risque politico-diplomatique : l'assassinat en des moines de Tibherine.
Pour finir on citera le retour d'Abbas Kiarostami (l'autre palmé de la sélection, avec Le Goût de la cerise en 1997) pour Copie conforme, un film tourné en Italie avec Juliette Binoche, qui s'annonce comme un questionnement sur les relations entre l'original et la copie en art ; et la sélection d'Un homme qui crie, qui n'est pas seulement le premier film tchadien en compétition officielle (et un des très rares représentants du continent africain depuis Bamako d'Abderrahmane Sissako), mais aussi et surtout le nouveau film du talentueux réalisateur d'Abouna et Daratt, Mahamat Saleh-Haroun.

Zérodeconduite.net sera présent à Cannes cette année et rendra compte comme les années précédentes du Festival.

63ème Festival de Cannes : du 12 au 23 mai 2010

> Archives Zérodeconduite.net :
Cannes 2009, Cannes 2008, Cannes 2007, Cannes 2006

 

Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 17.04.10 à 10:23 - Réagir

Newsletter


Inscription Désinscription

La Boutique DVD

Le DVD du jour

Les Sentiers de la Gloire

Ce pamphlet magistralement mis en scène par Stanley Kubrick,longtemps censuré en France, est un point de rupture dans la réflexioncinématographique engagée sur la Grande Guerre..
Prix avec droits institutionnels :
49.50 €

 

Tous les films

Tous les réalisateurs

Tous les dossiers