L'actualité educative du cinéma
Ne serait l’actualité sociale particulièrement dramatique des derniers mois (suicides et tentatives de suicide de salariés, à France Telecom et ailleurs), le documentaire télévisuel La mise à mort du travail de Jean-Robert Viallet, (dont les deux premiers épisodes ont été diffusés lundi, et dont le troisième passera mercredi sur France 3) aurait-il bénéficié d’une diffusion à une heure de grande écoute, et conséquemment d’une telle exposition dans la presse ?Posté dans Evènements par zama le 28.10.09 à 10:51 - 6 commentaires
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 16.10.09 à 18:12 - 1 commentaire

Consacrant leur nouvelle édition, après "L'Opinion" ou "L'Argent", au "Corps dans tous ses états", Les Rendez-vous de l'Histoire de Blois continuent à donner une place importante au cinéma. Outre les prestigieuses avant-premières (cette année c'est rien de moins que la Palme d'Or qui fait l'ouverture : Le Ruban blanc de Michael Haneke) ou projections spéciales (Claude Lanzmann présentera son film Sobibor, 23 octobre 1943, 16 heures, conjointement à son livre Le Lièvre de Patagonie), le festival donne ainsi à voir ou à revoir de nombreuses œuvres de fiction qui entrent en résonance avec le thème choisi et ses différentes déclinaisons (corps au travail, corps en mouvement, corps et sexualité, corps en guerre, …) : ainsi Hiroshima mon amour d'Alain Resnais, Les Témoins d'André Téchiné, Katyn d'Andrzej Wajda, Les Poupées du diable de Tod Browning ou Hair de Milos Forman… Mais le thème du corps donnera aussi l'occasion d'explorer un spectre d'images beaucoup plus large : émissions de télévision, films sanitaires, archives de guerre, films… pornographiques, témoins privilégiés de l'évolution centenaire du rapport d'une société au(x) corps…
Les Rendez-vous de l'Histoire de Blois, du 8 au 11 octobre 2009
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 05.10.09 à 17:59 - Réagir

Entre les élections fédérales et les vingt-ans du "Mur", l'Allemagne a actuellement les honneurs de l'actualité. Raison de plus pour découvrir une nouvelle cuvée de cinéma germanique avec la 14ème édition du Festival du Cinéma Allemand. Les sélectionneurs ayant privilégié des films totalement inédits pour les faire découvrir au public parisien et aux distributeurs français, il s'avère difficile de mettre en exergue un film plutôt qu'un autre ; on attend tout de même avec curiosité le film de clôture, La Révélation (Sturm) de Hans-Christian Schmid, très remarqué au dernier Festival de Berlin, et Allemagne 09, film collectif (Dani Levy, Fatih Akin, Dominik Graf, Hans Weingartner, Tom Tykwer, Wolfgang Becker, Christoph Hochhäusler…) qui dresse un panorama cinématographique de l’Allemagne contemporaine. Les intrépides pourront également s'embarquer pour les six heures et quelques de Passage Sud-Est (Südostpassage) lors de la Nuit du cinéma allemand. Ce documentaire d'Ulrike Ottinger nous mène à travers l’Europe de l’Est, jusqu’aux "nouvelles taches blanches de la carte de l’Europe, en Bulgarie, en Slovaquie … ", jusqu'à Odessa et Istanbul, suivant "les anciennes voies de transit et de commerce à travers les empires déchus de l’Europe du Sud-Est." Vingtième anniversaire de sa chute oblige, le Mur sera également bien présent à travers la section "Le Mur en doc" qui propose deux documentaires inédits (voir cette série de liens proposé par l'historien suisse Lyonel Kaufmann sur son blog).
Autre manière de célébrer cet anniversaire, l'Ina.fr propose un grand concours en partenariat avec le site Dailymotion : Berlin remix. Il s'agit de "réaliser un nouveau montage autour du mur, de la ville et de la vie berlinoise" à partir d'une vingtaine de vidéos sélectionnées par l'Ina (voire d'archives personnelles). "Remixer l'histoire" ? Les puristes apprécieront.
Festival du Cinéma Allemand, du 30/09 au 6/10 au cinéma L'Arlequin (Paris 6ème)
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 30.09.09 à 12:59 - Réagir

Si le Verbe était au commencement, le cinéma a lui longtemps été muet…
Pour sa deuxième saison depuis sa réouverture, le bouillonnant Forum des Images propose un aussi passionnant que touffu cycle "Paroles" en deux parties… Par quel biais aborder en effet aborder cette question protéiforme de la parole au cinéma : la philosophique, l'anthropologie, l'histoire et la sociologie, l'esthétique et l'analyse cinématographique ? Pour ne pas se perdre dans les marais de la théorie, le Forum choisit de multiplier les approches ("Naissance de la parole", "Le Verbe et le sacré", "Au tribunal", "la parole au pouvoir", "La voix du peuple", "La parole enfermée", mais aussi "Jeanne d'Arc"), en prenant pour boussole les films.
C'est l'occasion de voir et revoir des grands classiques (L'Enfant sauvage de Truffaut, Douze hommes en colère, Le Dictateur…) ou des chefs d'œuvre récents (Bamako, Dernier maquis, Hunger…) mais aussi de redécouvrir des raretés, notamment documentaires : ainsi le Koko, le gorille qui parle de Barbet Schroeder ou les films de Jean Rouch… Mais c'est aussi la possibilité de réfléchir avec de nombreux intervenants (Caroline Masson, Didier Eribon, Jean Collet, Marc Cerisuelo), à commencer par le cinéaste et critique Jean-Louis Comolli qui dirige un séminaire intitulé "Prendre la parole".
Rappelons en ce début d'année qu'en dehors de ses programmes thématiques le Forum propose de nombreuses activités pédagogiques, et que… les enseignants bénéficient d'un abonnement à tarif réduit !
Cycle Paroles au Forum des Images
Première partie du 16 septembre au 1er novembre 2009
Deuxième partie du 9 décembre 2009 au 28 janvier 2010
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 15.09.09 à 17:02 - Réagir

Tziga Vertov (L'homme à la caméra, 1929) rejoint Alain Resnais (Hiroshima mon amour, 1959) et Alfred Hitchcock (La mort aux trousses, 1959) : c'est le programme, forcément éclectique, que découvriront l'année prochaine les Terminale L option "Cinéma et Audiovisuel". Au fleuron de la nouvelle vague française et à un des sommets du classicisme hollywoodien s'ajoute donc une des plus célèbres œuvres d'avant-garde de l'histoire du cinéma, qui ne manquera sans doute pas d'interpeller (voire de destabiliser) les jeunes optionnaires. Qui peuvent avoir un petit avant-goût du style du film dans ce texte, extrait du manifeste du "Ciné-œil" (1923) qui fonde l'esthétique de L'homme à la caméra :
"Je suis un œil / Un œil mécanique / Moi, c'est-à-dire la machine, je suis la machine qui vous montre le monde comme elle seule peut le voir / Désormais je serais libéré de l'immobilité humaine / Je suis en perpétuel mouvement / Je m'approche des choses, je m'en éloigne / Je me glisse sous elles, j'entre en elles / Je me déplace vers le mufle du cheval de course / Je traverse les foules à toute vitesse, je précède les soldats à l'assaut, je décolle avec les aéroplanes, je me renverse sur le dos, je tombe et me relève en même temps que les corps tombent et se relèvent…Voilà ce que je suis, une machine tournant avec des manœuvres chaotiques, enregistrant les mouvements les uns derrière les autres les assemblant en fatras. Libérée des frontières du temps et de l'espace, j'organise comme je le souhaite chaque point de l'univers. Ma voie, est celle d'une nouvelle conception du monde. Je vous fais découvrir le monde que vous ne connaissez pas."
Le film est disponible dans deux éditions DVD, celle éditée par le Scéren dans la collection Eden Cinéma (à laquelle sont attachée les droits d'utilisation en classe), et celle éditée par Arte Vidéo (qui propose l'œuvre en V. à D. également) (voir la critique de DVDClassik). Les plus studieux pourront également d'ores et déjà trouver en ligne quelques études intéressantes :
— Une analyse de la "séquence de la monteuse"
— Une conférence (son à télécharger) donnée par le cinéaste Jean-Louis Comolli à la Bibliothèque Publique d'Information : Histoire du cinéma sous influence documentaire : "L'Homme à la caméra
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 26.06.09 à 16:48 - 5 commentaires

"C'est une révolte ? Non, Sire, c'est une Révolution ?"
"Nous ne sortirons d'ici que par la force des baïonnettes."
"Le bonheur est une idée neuve en Europe."
"N'oublie pas de montrer ma tête au peuple, elle en vaut la peine."
Etc…
Après des années d'attente et de magnetoscopage (comme le faisait remarquer un Clionaute "On a tous au labo d’histoire-géo, dans un coin perdu au fond d’un placard, une copie un peu usée du film La Révolution française"), La Révolution Française (Les Années Lumière/Les Années terribles) est enfin édité en DVD, vingt ans après sa sortie en salles.
Projet fou lancé par le producteur Alexandre Mnouchkine (père d'Ariane et producteur de son Molière, mais également du Nom de la Rose ou des films de Philippe de Broca), massivement soutenu par l'Etat français (mettant à disposition monuments historiques et bataillons d'appelés pour la figuration) dans le cadre des commémorations du bicentenaire, le film bénéficia de moyens pharaoniques et d'une distribution internationale (de Claudia Cardinale en duchesse de Polignac à Christopher Lee en Sanson). Handicapé par sa durée (deux fois deux heures et demi) et sa sortie en deux parties, le film ne rencontra à l'automne 1989 qu'un succès mitigé auprès du public français, peut-être lassé par une année de commémorations. Restant comme l'exemple-type du "film de patrimoine" de la fin des années 80 (le genre a alors pour mission, comme l'analysait l'historienne Raphaëlle Moine, d'être "le ciment d'une nation ébranlée par les premiers échecs de la politique sociale de la gauche"), il fut également pris de haut par la plupart des critiques et historiens du cinéma. Mais parallèlement il s'est constitué un fidèle public d'afficionados (voir cette pétition militant pour sa réédition), notamment chez les enseignants d'histoire, qui y voyaient un support pédagogique incomparable.
En redécouvrant aujourd'hui le film dans un master restauré, on ne peut que saluer l'opportunité de cette réédition. Si la mise en scène de Robert Enrico et Richard Heffron se borne à un sage académisme, on est en revanche frappé par la qualité de l'interprétation : Klaus Maria Brandauer en Danton, Andrezj Seweryn en Robespierre, un juvénile François Cluzet en Camille Desmoulins, Peter Ustinov en Mirabeau, et, à tout seigneur tout honneur, un savoureux et subtil Jean-François Balmer en Louis XVI. Mais la grande réussite du film est de réussir à faire revivre de manière crédible et vivante les grandes scènes de la Révolution, avec force moyens (le numérique n'existait pas encore, et le film mobilisa près de 30 000 figurants !) et parfois un vrai souffle épique : la réunion des Etat-Généraux à Versailles, la prise de la Bastille, la fête de la Fédération, la bataille de Valmy, la fête de l'être suprême au Champ de mars, et bien sûr les exécutions en place publique du Roi, de Danton et Desmoulins, ou de Robespierre (le film s'achève sur la journée du 10 Thermidor).
Le film est disponible dans le commerce pour l'achat individuel. Mais c'est l'Agence Cinéma Education, en partenariat avec Zérodeconduite, qui commercialise auprès des établissements le DVD avec les droits de visionnage en classe, au prix de 49,50 € TTC.
Le bon de commande est téléchargeable sur le tout nouveau site pédagogique du film, qui proposera à partir de septembre un dossier pédagogique substantiel (pour partie réservé en "Bonus" aux établissements acquéreurs du coffret).
La Révolution Française, Coffret double DVD
DVD 1 : Les Années Lumière de Robert Enrico (165 mn)
De l’annonce de la convocation des Etats généraux (1788) à la prise des Tuileries le 10 août 1792.
DVD 2 : Les Années terribles de Richard Heffron (170 mn)
Du massacre des Tuileries jusqu’à la fin de la Terreur et l’exécution de Robespierre le 10 Thermidor 1794 (28 juillet).
Achat individuel : 19,90 € (prix public conseillé)
Achat établissement (coffret DVD + droits d'utilisation en classe + accompagnement pédagogique) 49,50 €
> Le Site pédagogique
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 16.06.09 à 23:55 - 1 commentaire

En emménageant en 2005 dans ses nouveaux bâtiments de la rue de Bercy, la Cinémathèque Française se dotait d’un espace de 600 m2 destiné à accueillir "au moins deux expositions permanentes par an". Après Renoir, Almodovar, Méliès ou Guitry, c’est aujourd’hui le réalisateur Jacques Tati qui est à l’honneur jusqu’au 8 août. Comme les précédents, cet hommage rendu à Jacques Tati pose la question : les cinéastes ont-ils leur place au musée ? Pourquoi et comment leur rendre hommage autrement qu’en projetant leurs films, ce qui est après tout la fonction première d’une cinémathèque ?
En matière d’expositions cinéphiles, on connaît plusieurs approches… Il y a l’approche fétichiste, qui consiste à mettre sous vitrine les reliques du maître et de ses tournages. Il y a l’approche scientifique, qui privilégie au contraire l’analyse et la mise en perspective, en convoquant critiques et historiens… La troisième option consiste à proposer au visiteur-spectateur une recréation théâtralisée, à la fois synthétique et mimétique de "l’univers" du créateur : il s’agit d’exaucer un fantasme vieux comme le cinéma, celui de rentrer dans le film (cf La Rose pourpre du Caire de Woody Allen) ; fantasme qui sous sa forme la plus commerciale aboutit aux parcs d’attraction des studios Disney. Le parti pris de l’exposition Tati, deux temps trois mouvements est l'éclectisme : il s'agit de concilier chacune de ces trois approches. Les tatillons se rassureront ainsi de la caution universitaire de Stéphane Goudet (auteur notamment d’un Jacques Tati aux Editions des Cahiers du cinéma), qui apparaît notamment à travers une série de vidéos pédagogiques ("Les leçons du professeur Goudet"). Les "Tati-fosi" y trouveront leur lot de documents authentiques puisés dans les archives du maître (notamment un somptueux carnet de notes où Tati consignait ses idées de gag) par l’autre commissaire de l’exposition, qui n'est autre que la nièce du cinéaste, Macha Makeieff. Mais c'est l'accent particulier mis sur la scénographie qui frappe le visiteur dès le long couloir d’entrée, qui évoque une scène de Playtime : Macha Makéieff est une femme de spectacle, et l'inspiration de l'exposition il s’agissait de proposer une exposition « comme un spectacle vivant ».
Le résultat séduit autant qu’il agace. Il séduit parce que plus qu’aucun autre peut-être, l’univers de Jacques Tati se prête à cette théâtralisation (le plan large, l’attention minutieuse aux détails —décors, costumes, accessoires—, le travail poussé sur le son), et que la metteur en scène Macha Makeieff n’en est pas à son coup d’essai (voir l'édition DVD de Playtime ou le site Tativille). Il agace parce que l’exposition semble s’ingénier à brouiller les repères, quitte à plonger le visiteur dans un certain inconfort, même si c'est sur un mode ludique. Ces chapeaux de femme dans la vitrine sont-ils bien ceux de Playtime ou une recréation hommage ? Cette compression est-elle un pastiche de sculpture contemporain ou un vrai César ? Les —hilarants— spots publicitaires pour la marque Gervais qui servent d’interlude aux "leçons du professeur Goudet" sont-ils bien signés du cinéaste ?
Divisé comme chez Proust (et comme Mon Oncle) en deux "côtés", le côté Playtime (la critique de la modernité, le Tati visionnaire) et le côté Jour de Fête (la nostalgie de la France des petits métiers, le Tati artiste de music-hall), Tati deux temps trois mouvements abolit ainsi les repères temporels, au profit d’une vision synchronique de l'œuvre de Jacques Tati (à la différence par exemple de l’expo Chaplin et les images accueillie il y a quelques années par le Jeu de Paume).
L’inconfort intellectuel qui naît de cette absence de repères se double parfois d’un inconfort physique : pour profiter des —finalement très pédagogiques— modules vidéo, il faut tendre l’oreille (le son est parfois recouvert par la bande-son de l’exposition) et se tordre le cou (en lorgnant sur deux écrans à la fois) ; comme s’il s’agissait de recréer in vivo le burlesque froid , de pousser jusqu'au bout cette "démocratisation du gag" qu'accomplissait Playtime.
Dans Musée haut, musée bas, le dernier film de Jean-Michel Ribes, les personnages comprenaient soudain, en entrant dans la salle, vide, d'un musée d'art contemporain, qu’ils étaient l’œuvre conceptuelle qu’ils s'attendaient à découvrir. Toutes proportions gardées, on vit un peu la même expérience au cours de Tati, deux temps, trois mouvements quand on comprend (pour moi ce fut en m’affublant d’un casque de chantier rouge, qui m’avait fait bien rire sur la tête de mes voisins) que l’on est partie intégrante de l'installation, à la fois sujet et objet du regard.
On n'est pas sûr toutefois de devoir reprocher aux deux commissaires d'avoir poussé jusqu'au bout le tati-isme. Comme dans les films du réalisateur il s'agit finalement d'en demander un tout petit peu plus au spectateur/visiteur, de le faire sortir d'une attitude purement passive et consommatrice. On soulignera aussi que Tati deux temps trois mouvements est loin de se limiter à l'exposition proposée à la cinémathèque : "Tati-trip" à Paris (le 104 propose ainsi de visiter grandeur nature la villa Arpel de Mon Oncle)… mais aussi à Sainte-Sévère sur Indre (côté Jour de fête, donc), spectacle au Théâtre de Chaillot, lectures et conférences, et bien sûr… une rétrospective Tati à la Cinémathèque !
Tati, deux temps trois mouvements à la Cinémathèque française, Jusqu'au 8 août 2009
Posté dans Evènements par zama le 24.04.09 à 18:54 - 3 commentaires
Lancées de manière pionnière par l'Institut d'Etudes Politiques de Paris au début de la décennie, les politiques de discrimination positive (aussi intitulées plus pudiquement "d'égalités des chances" ou de "promotion de la diversité") semblent tenir aujourd'hui tenir de l'évidence pour l'ensemble des filières sélectives du troisième cycle (voire ce dossier de letudiant.fr). Il n'y avait aucune raison que les formations artistiques échappent à ce mouvement, tant les phénomènes de reproduction sociale apparaissent antinomiques avec l'idée de renouvellement créatif. Le chantier a donc été une des priorités de la présidence du cinéaste Claude Miller, quand il est arrivé il y a deux à la tête de la fémis : nous mentionnions l'année dernière ("La fémis ouvre la porte") le partenariat monté avec la Fondation Culture et Diversité. Les deux volets de l'opération ont été reconduits et élargis pour une deuxième année : les actions de sensibilisation dans les lycées de l'éducation prioritaire, et surtout l'atelier estival qui permet à un petit groupe d'étudiants "d'approfondir leurs connaissances et leur expérience cinématographique" afin de leur offrir "une expérience qui pourra augmenter leurs chances d'intégrer l'école."
Il ne reste plus que quelques jours pour s'inscrire à cet Atelier Egalité des Chances : les étudiants concernés sont "en première, deuxième ou troisième année d'études supérieures, ont obtenu leur baccalauréat dans un lycée d'éducation prioritaire ou sont boursiers de l'enseignement supérieur et souhaitent intégrer La fémis." Le formulaire est téléchargeable en ligne sur le site de la fémis, et l'inscription possible jusqu'au 31 mars. A bon entendeur…
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 26.03.09 à 18:35 - Réagir

A l’époque de sa sortie en salles (mars 2008), cette histoire passait déjà pour une douce utopie… Qu’en est-il aujourd’hui, alors que la guerre vient une nouvelle fois de raviver les blessures et d’exacerber les antagonismes ? C’est peut-être justement maintenant qu’on a le plus envie de revoir et de défendre le film lumineux de Philippe Faucon, Dans la vie, aujourd’hui disponible en DVD : soit la rencontre improbable entre deux vieilles dames, l’une juive et l’autre musulmane, au moment du conflit israélo-libanais. Leurs prises de bec et leurs fous rires, leurs moments de tension et de rapprochement ; ce qui les sépare (la religion, l’identification pression de leurs "communautés") et ce qui les rapproche (un fonds culturel commun, un regard un peu plus détaché sur la vie).
Comme à son habitude le réalisateur Philippe Faucon parvient à aborder de grandes questions (la différence, la tolérance, le vivre-ensemble, le communautarisme) à travers de petites choses : des gestes, des mots, des objets ; il les inscrit "dans la vie" de ses personnages, remarquablement incarnés par ses comédien(ne)s. On renverra vers le site pédagogique édité par Zérodeconduite.net qui permet le téléchargement du Cinéclasse édité par le Monde de l'Education et un dossier pédagogique en ECJS et Histoire.
> DVD Pyramide Vidéo
> Le site pédagogique du film
> Gagnez des DVD du film en vous inscrivant au Club Zérodeconduite.net
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 30.01.09 à 15:34 - 1 commentaire

Le gentil robot de ferraille revient en Val de Marne : ce robot aux références très cinématographiques (il n'est pas sans rappeler, entre autre, le géant du Le Roi et l’oiseau de Paul Grimault, 1980), c’est depuis quelques années l’emblème de Ciné Junior, Festival International de cinéma jeunes publics en Val de Marne.
Du 28 janvier au 10 février le Festival propose une programmation variée (animation, fiction, documentaires, court-métrages) et de nombreuses animations (ateliers pratiques, classes-jury) pour les petits et grands enfants. Plutôt que des rétrospectives (l’une consacrée aux Studios d’Art de Shangaï, l’autre à John Ford avec notamment le rare Steamboat round the bend) et des programmes de court-métrages (adaptés à chaque tranche d’âge), la surprise viendra comme chaque année de la compétition internationale de long-métrages, qui nous balladera de Corée (La Petite fille de la Terre noire) au Maroc (Où vas-tu Moshe ?), en passant par le Danemark (Les Deux Moustiques) et la Roumanie (Le Pont des fleurs)…
La spécificité du Festival Ciné Junior, dans la lignée du patient travail de terrain de l'assocation qui l'organise, Cinéma Public, c'est également l'accompagnement pédagogique : les enseignants (et les autres) retrouveront ainsi sur le site du festival des fiches pédagogiques fort bien faites pour chacun des films ou programmes de court-métrages proposés.
Festival Ciné Junior, du 28 janvier au 10 février
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 29.01.09 à 17:44 - Réagir
Festival Un Etat du monde et du cinéma, du 23/01 au 01/02 au Forum des Images
Posté dans Evènements par zama le 24.01.09 à 14:48 - Réagir

On ne présente plus le Festival Télérama, qui permet chaque début d'année de revoir à prix modique (3 euros avec le Pass contenu dans le magazine) dans les salles Art et Essai, une quinzaine de films, sélectionnés par la rédaction et les lecteurs de l'hebdomadaire, parmi les petits et gros succès de l'année. On retrouve dans cette liste de nombreux films chroniqués et appréciés par Zérodeconduite.net : Hunger, Valse avec Bachir (+ cette Relecture philo), Le Silence de Lorna, There will be blood, Séraphine (qui lui ne nous a pas vraiment convaincus), La Vie moderne, sans oublier évidemment Entre les murs auquel nous avions consacré un site pédagogique.
On ajoutera à cette liste, qui a un peu l'inconvénient d'ajouter le succès au succès, d'autres coups de cœur qui n'ont pas eu la chance de séduire un public aussi large, malgré leurs qualités, et que nous continuons à défendre : L'Apprenti (+ site pédagogique), La Terre des hommes rouges (+ site pédagogique), ainsi que le magistral Il Divo qui tourne lui encore dans les salles.
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 22.01.09 à 18:10 - 3 commentaires

On connaît le papa (le photographe et cinéaste Raymond Depardon, récemment célébré pour son film La Vie moderne) et la maman (l'Association des Amis de l'agence Magnum) , mais il faudra attendre un peu pour découvrir le bébé… Raymond Depardon a lancé mardi dernier à Paris "Le Bal, l'école du regard", et décrit devant la presse une structure qui ne serait pas une école de photographie mais un lieu "d'éducation au regard" dont l'idée fondatrice, dixit le photographe, est "d'ouvrir les jeunes et les collégiens à l'idée de l'image, les aider à décrypter une image pas toujours bienvenue, chargée d'ambiguité". Concrètement, le Bal sera d'abord un lieu d'accueil (situé à Paris non loin de la place Clichy dans une ancienne salle de bal actuellement en réfection, d'où son nom) avec salles d'exposition, de projection, librairie ; mais l'assocation se consacrera également, et c'est l'objet d'une convention signée avec le Ministère de l'Education Nationale, à monter des projets pédagogiques avec les établissements scolaires franciliens autour de cette notion du regard documentaire (cinéma, mais également vidéo et photographie).
Au-delà de ses prestigieux parrains et de son intitulé un peu "bateau", il faudra voir si le Bal trouvera sa place dans un créneau déjà bien balisé, entre le travail de décryptage des médias proposé par le CLEMI et les dispositifs régionaux d'éducation à l'image (cf le dispositif Lycéens au cinéma Ile de France).
Pour en savoir plus :
> La dépêche AFP
> L'article de Vousnousils.fr
Photo : Raymond Depardon
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 15.12.08 à 23:06 - 4 commentaires
Comme dans les contes de fées, plus le sommeil est long, plus beau est le réveil. Trois longues années, c'est le temps qu'il aura fallu pour que le Forum des Images, inauguré il y a vingt ans, fasse peau neuve. Trois ans de travaux pour rafraîchir les salles de projection, rénover (et agrandir) les salles de consultation, repenser l'organisation de l'ensemble du lieu… mais aussi pour passer à l'ère du tout-numérique en transférant sur serveur les 6 700 films de toutes nature et époque.Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 07.12.08 à 13:19 - 1 commentaire
Il est tout jeune (c'est la deuxième édition) et encore petit (trois jours de programmation au Mk2 Bibliothèque à Paris) mais (comme son nom l'indique) il voit grand et loin : le Festival européen des Quatre écrans se place résolument sur le terrain de la prospective, en englobant anciens (cinéma, télévision) et nouveaux (web, mobile) modes de production et de consommation des images animées. L'éditorial d'Hervé Chabalier, délégué général du festival mais surtout journaliste et patron de l'agence CAPA, annonce la couleur en parlant (avec guillemets) de "Convergence des médias", de "productions à 360°", ou de "média global"… "Ciné, télé, net, mobile, tout se met en place pour que la connaissance, la découverte, l'échange, la réflexion irriguent la planète."
En pratique, ça ressemble quand même à un festival traditionnel : des projections dans une salle de cinéma, des avant-premières, des inédits, une compétition (documentaires et fictions télé principalement), avec une petite place faite aux nouvelles images (ainsi des "phone reportages", moments bruts d'actualité filmés par des amateurs et diffusés sur des écrans en libre accès) ; et un programme de conférences et de rencontres qui, attention, fait plutôt dans le très sérieux : "Les opérateurs et la révolution numérique", "La presse écrite face au numérique : le numérique tuera-t-il l’écrit ?", et l'alléchant "Dispositifs fiscaux, principe du pays d'origine versus production et diffusion européennes".
Signalons l'accent bienvenu mis sur la jeunesse (ce qui était bien le moins étant donné l'objet du festival) qui se manifeste notamment par la gratuité accordée aux étudiants, apprentis et lycéens et la mise en ligne d'un excellent blog réalisé par les étudiants du CELSA. Lancé sur des bases assez hésitantes (un papier prétendant résumer en quarante lignes l'histoire du cinéma européen, au moyen de phrases comme : "C’est dans les années 50 que les grands maîtres Bergman et Bunuel ont lancé le cinéma d’auteur européen." !?), celui-ci s'avère finalement assez passionnant à lire (critiques de film notamment) et à regarder (interviews, portraits, reportages, extraits), et réussit l'exploit de faire réellement vivre le festival sur le net, pour ceux qui ne pourront pas s'y rendre…
Le Festival européen des quatre écrans, 14, 15, 16 novembre 2008 au Cinéma MK2 Bibliothèque et à la BnF site François Mitterand
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 14.11.08 à 23:14 - Réagir
Quatre-vingt dizième anniversaire de la fin des combats, première commémoration sans « poilu » : difficile en ce 11 novembre (voir ce dossier "Pour mémoire" du CNDP) de ne pas évoquer la première guerre mondiale et sa postérité cinématographique.
Avancé de quelques jours cette année pour que son ouverture corresponde à la commémoration, le 19ème Festival du film d'Histoire de Pessac (cf les éditions 2007, 2006 et 2005) consacre justement sa rétrospective à "1914-1919, la Guerre et la Paix". 1919 et non pas 1918 pour, selon les mots de Jean-Noël Jeanneney, président d’honneur du Festival "élargir le regard vers la suite, vers les espérances d’une paix conquise dans les larmes", ce qui est une manière bienvenue de renouveler un sujet largement balisé par les cinéastes et les historiens.
A côté des traditionnelles avant-premières (le festival présentera notamment les somptueux Hunger de Steve Mac Queen et Il Divo de Paolo Sorrentino, tous deux primés à Cannes, mais aussi Katyn d’Andrej Wajda) et de la compétition de documentaires, le festival permettra de voir ou de revoir ainsi une très large sélection de longs-métrages traitant de près ou de loin, de manière frontale ou détournée, du premier conflit mondial (voir le programme du festival).
Mais ce qui distingue et caractérise le Festival de Pessac, c’est la très large part laissée à la réflexion et aux débats, qui viennent nourrir et enrichir le regard porté sur les œuvres : ouvert par une conférence de Stéphane Audoin-Rouzeau, l’événement fera dialoguer historiens et cinéastes, parmi lesquels Bertrand Tavernier (auteur à lui tout seul de deux films sur le conflit, La Vie et rien d'autre et Capitaine Conan), Yves Boisset, Christian Carion ou Serge Bozon…
Pour ceux qui ne pourront pas se rendre à Pessac, voici en tout cas une petite sélection de films sur la guerre de 1914-1918 :
- Verdun visions d'histoire de Léon Poirier (1928) : première "superproduction" française consacrée à la boucherie, ressortie l'année dernière en DVD
- La Grande illusion de Jean Renoir (1937) : Considéré comme le chef-d'œuvre de son auteur et un des meilleurs films du monde, il a vu son étoile pâlir depuis la fin des années 1960. Il est intéressant de le comparer aujourd'hui à d'autres œuvres plus récentes, comme le fait ce dossier pédagogique proposé par le site du festival
- Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick (1957) : d'autant plus célèbre qu'invisible des écrans français pendant près de vingt ans (le film ne sortira en salles qu'en 1975), cette violente charge contre l'armée française et le militarisme en général bénéficie du brio du jeune Kubrick et de l'engagement de l'acteur Kirk Douglas. Le site Cinehig lui a consacré plusieurs études (Les Sentiers de la gloire, de l'histoire à l'historicité, une exploitation en première)
- La Victoire en chantant de Jean-Jacques Annaud (1976) : autre film réputé "maudit" (boudé par le public français, il remportera l'Oscar du meilleur film étranger sous le pavillon… ivoirien !), la comédie grinçante de Jean-Jacques Annaud ne montre pas directement le conflit mais la façon dont il est vécu par les coloniaux français et et allemands d'Afrique de l'Ouest. Le site du festival lui consacre un autre dossier pédagogique.
- Joyeux Noël de Christian Carion (2005) : près de soixante-dix ans après La Grande illusion, Christian Carion condense plusieurs cas de fraternisation pour mettre en scène une sorte de happening pacifiste et internationaliste (tous les personnages parlent dans leur propre langue) le soir de Noël 1914.
- Les Fragments d'Antonin de Gabriel Le Bomin (2006) : "Combien de temps pour construire un homme ? Combien de temps pour le détruire ?". Depuis quelques années, le cinéma délaisse les grandes fresques historiques pour s'intéresser aux individus, et aux cicatrices laissées par la guerre et à la difficile reconstruction : blessures psychiques comme ici (le film montre les balbutiements de la psychiatrie traumatique) ou physiques (cf La Chambre des officiers de François Dupeyron), travail de deuil (La Vie et rien d'autre de Bertrand Tavernier, Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet)…
- La France de Serge Bozon (2007) : une vision poétique et sensuelle de l'errance d'un groupe de déserteurs, qui n'a plus grand-chose avec l'Histoire, à moins que…
Posté dans Evènements par zama le 11.11.08 à 11:41 - 3 commentaires
Il en est à sa quatrième édition, et il s'appelle toujours Mon Premier Festival : car l'événement lancé il s'adresse aux tout jeunes cinéphiles, à partir de deux ans cette année. Stratégiquement programmé pendant les vacances de la Toussaint (le festival dure jusqu'au 4 novembre) et dans le réseau des cinémas indépendants, Mon Premier Festival propose une programmation variée aux jeunes parisiens ou banlieusards et à leurs parents : avant-premières de films inédits (qui permettront aux enfants d'élire leur film préféré) avec notamment une projection de Mia et le Migou de Jacques-Rémy Girerd, programmations thématiques ("Contes et légendes"), Ciné-concerts, etc. Certains séances sont mêmes suivies d'animations variées (ateliers "Jouer avec l’animation en volume", atelier maquillage, séance karaoké) ou de rencontres avec créateurs ou critiques pour prolonger le plaisir du film…
Mon Premier festival, jusqu'au 4 novembre à Paris
> A noter que le site officiel du Festival permet de retrouver la programmation classée par âge et par quartier
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 31.10.08 à 14:57 - 1 commentaire
Si le procédé de communication est un peu rebattu (on ne compte plus les "courts-métrages contre…"), le message lui n'avait rien d'évident : malgré l'accumulation de rapports et de cris d'alarme (sur le suicide des jeunes homosexuels notamment), tout ou presque reste à faire en matière de la lutte contre l'homophobie chez les jeunes.
On saluera donc chaleureusement l'initiative du Ministère de la Santé : "Jeune et homo sous le regard des autres", un concours de scénario contre l'homophobie ouvert aux 16-30 ans, seuls ou en équipe (jusqu'à 35 personnes, soit la taille d'une classe). Il s'agit d'envoyer avant le 2 décembre le synopsis dactylographié d'un film de cinq minutes (2 pages maximum) qui racontera : "la prise de conscience de son homosexualité ou de sa bisexualité ou celle de quelqu’un de son entourage dans une société discriminante sur la sexualité / les conséquences de cette prise de conscience / la difficulté (ou non) à accepter soi-même et à faire accepter aux autres une orientation affective et sexuelle souvent dénigrée."
Après une première phrase de pré-sélection, quatre histoires seront choisies par un jury présidé par le réalisateur André Téchiné, tournées, et diffusées sur la chaîne Canal Plus, partenaire de l'opération. La découverte de son homosexualité, l'annonce aux proches, la première déclaration d'amour, mais aussi le regard des autres ou "la difficulté à vivre son hétérosexualité quand on est perçu comme homosexuel"… : l'éventail des thèmes est assez large, l'essentiel étant de présenter une vision non-stéréotypée et positive de l'homosexualité.
L'initiative est d'autant plus pertinente qu'il existe peu d'outils pour aborder le thème de l'homosexualité et de l'homophobie en classe. Si le site propose une courte filmographie destinée à inspirer les cinéastes en herbe, on rappellera également l'existence du documentaire Au-delà de la haine et du dossier pédagogique ECJS qui lui avait été consacré par deux clionautes grenoblois.
> Informations et inscription sur le site officiel :
http://www.leregarddesautres.fr/
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 28.10.08 à 08:35 - 1 commentaire

Est-ce la difficulté d’un concours (accessible seulement à Bac + 2) réputé à tort ou à raison favoriser les forts en thème (au détriment de profils plus atypiques) ? La représentativité sociale effective des élèves de l’école qui ont réussi à passer au travers des sélections ? Ou bien tout simplement l’identification à un certain cinéma français caricaturé comme cérébral et nombriliste ? Toujours est-il que la Fémis (ou Ecole nationale supérieure des métiers de l'image et du son) traîne une image élitiste qui, c'est là que le serpent se mord la queue, dissuade de nombreux apprentis cinéastes de tenter leur chance.
Pour lutter contre ce phénomène, la nouvelle direction présidée par le cinéaste Claude Miller, a décidé de lancer, à l’instar d’autres grandes école, une série d’actions pour promouvoir "l’égalité des chances", et le fait savoir :
"La Fémis est une école de haut niveau, délivrant une formation dense et très complète à 10 métiers du cinéma. Par ailleurs, elle ne forme que peu d'élèves chaque année - une cinquantaine au total - car le secteur du cinéma et de l'audiovisuel en général ne sont que peu créateurs d'emplois nouveaux. (…) Si nous assumons ce niveau d'exigence de l'Ecole et la difficulté d'y entrer, nous sommes pourtant très attentifs à ce qu'elle reste ouverte à tous et en particulier à des élèves de toutes origines sociales. (…) Aujourd'hui, cette ouverture se traduit dans la diversité d'origine des élèves, plus élevée que la moyenne de l'enseignement supérieur si l'on en juge par le taux d'élèves boursiers. Néanmoins, nous pensons comme beaucoup aujourd'hui en France, que cette diversité doit être encore accrue pour refléter notre société et, pour le dire d'un mot, que nul ne doit s'interdire de penser à faire ses études à La Fémis en raison de son origine sociale - alors que c'est peut être encore le cas." (communiqué de Claude Miller, président, et Marc Nicolas, Directeur général).
Si l’on ne parle pas (pas encore ?) de filière réservée au concours, les actions se déclinent en deux volets :
— Une campagne d’information sur les métiers du cinéma dans les 68 lycées relevant de l’éducation prioritaire (ZEP/REP et Ambition Réussite).
— Un Atelier estival de remise à niveau pour les étudiants "issus de l’éducation prioritaire" et souhaitant tenter leur chance au concours
Renseignements à La Fémis au numéro suivant : 01 53 41 21 00
En savoir plus :
> Le site de la Fémis
> Une interview du directeur général Marc Nicolas par Les Cahiers du cinéma
> Un article de Fluctuat.net
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 02.05.08 à 10:30 - 10 commentaires
Dans sa catégorie, c'est un des films-phénomènes de l'année 2007, dans la lignée du fameux Cauchemar de Darwin. Sorti au départ (le 25 avril 2007) sur une modeste combinaison, We Feed the world a bénéficié d'un excellent bouche-à-oreille, et poursuivi plusieurs mois sa vie dans les salles, notamment au fil de nombreuses soirée-débats. Parallèlement, c'est devenu un véritable classique des salles de classe, à juste titre car il aborde les questions de l'alimentation, de la faim dans le monde, de la production et des échanges agricoles d'une manière à la fois percutante et pédagogique.
Longtemps attendu, le DVD sort aujourd'hui aux éditions Montparnasse, dans une édition très soignée : la galette comporte ainsi en bonus des courts métrages de l’association l’AVSF, un entretien de 17 minutes avec Jean Ziegler ("Que pouvons-nous faire ?"), et un livret de 56 pages réalisé par le CFSI. Last but not least, la partie ROM du DVD propose de télécharger les dossiers pédagogiques édités par Zérodeconduite.net (par ailleurs mis en ligne sur le site pédagogique que nous avions consacré au film).
Le DVD sur le site des Editions Montparnasse
Le site pédagogique Zérodeconduite.net
Le site officiel du film
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 10.03.08 à 16:58 - 1 commentaire
A l’heure ou les restrictions au budget de la culture (notamment des crédits gérés par les DRAC) font peser une lourde menace sur les festivals et sur les actions régionales d’éducation à l’image, il faut souligner la vitalité d’une manifestation comme le Festival Ciné-Junior 94, dont la 18ème édition se tiendra cette année du 6 au 19 février dans les salles du Val de Marne. Porté par l’association Cinéma Public, le Festival est chaque année l’occasion de mettre en valeur le travail d’animation de l’association, en proposant aux enfants et adolescents de découvrir ou re-découvrir des œuvres du monde entier. C’est aussi donner la chance à des films de qualité mais fragiles de trouver un public français, puisque une aide à la distribution est accordée à l'un des films en compétition. C’est ainsi en partie grâce à Ciné-Junior que l’on a pu découvrir cette année le magnifique Les Paumes Blanches/White Palms, que le festival a couronné l’année dernière.
Cette année la compétition propose neuf long-métrages inédits, comme autant de cartes postales venues du Japon, du Mexique, de Chine, ou encore d’Allemagne et du Canada, ainsi qu’une sélection de courts-métrages. Mais, fidèle à son projet éducatif, le Festival propose aussi quelques classiques, articulés autour de deux thématiques (Les métiers du cinéma et L’Histoire au cinéma) et des ateliers pratiques.
On signalera également un double événement autour de Jacques Doillon : la projection en avant-première de son prochain film (Le premier venu, qui sortira en salles le 2 avril 2008), et celle de Jouer Ponette de Jeanne Crépeau, documentaire consacré au tournage de Ponette (1995), centré sur le travail de l’acteur (en l’occurrence principalement la petite Victoire Thivisol) : "Jeanne Crépeau s’empare des archives vidéo du tournage pour nous livrer un document sur le travail de réalisation de ce film, sur le métier d’actrice, sur la relation du réalisateur et de son équipe avec de très jeunes enfants acteurs. Comment diriger une jeune actrice de quatre ans, qui ne sait pas lire, qui ne comprend pas toujours exactement le texte que le réalisateur attend d’elle ?" Ponette qui est entré en 2006 dans le catalogue Ecole au cinéma : cf ce dossier pédagogique et les retranscriptions d'un débat et d'un atelier autour du film organisés lors de la rencontre Ecole et cinéma d’octobre 2006.
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 04.02.08 à 17:03 - Réagir
Après les deux éditions précédentes consacrées respectivement à l’Europe (Europe, Histoire d’une passion, 2005) et à la France (Douce France ?, 2006), le Festival du Film d’Histoire de Pessac (qui se déroulera du 20 au 26 novembre au cinéma Jean Eustache) délaisse l’approche géographique pour s’attaquer à une notion universelle : Liberté, liberté chérie ?
Le cinéma aime l'idée de liberté, et surtout tous les héros qui sont morts pour. Mais les films présentés permettent également d’ouvrir de nombreux débats (ainsi ceux parrainés par le magazine L’Histoire : ”La vérité sur l’esclavage”, “Peut-on tout écrire ?”, “Faut-il brûler mai 68 ?”...) sur une notion pas si évidente et consensuelle que cela, comme le rappelle Jean-Noël Jeanneney dans son éditorial : "S’y reflètent les tensions, souvent violentes, qui opposent la liberté aux deux autres termes de notre devise nationale, telle qu’elle est issue des Lumières – l’égalité et la fraternité. Car les cas sont multiples où leur conciliation ne se fait que dans la violence, physique ou morale. Il n’est que de constater, pour en prendre conscience, l’ambivalence, aujourd’hui, du terme de libéralisme : épanouissement du libre-arbitre garanti par les pouvoirs publics ou bien oppression des moins favorisés et déni de l’intérêt général sous l’effet d’une domination du marché, aussi réducteur qu’il est créatif ? "
Il serait fastidieux de citer les 80 films présentés (fictions et documentaires confondus), les multiples événements et initiatives (conférences, cafés-cinés, séances lycéennes) qui enrichissent le Festival. Signalons quand même que l'édition 2007 offre aux girondins un programme d’avant-premières doré sur tranche : outre Elizabeth, l’âge d’or de Shekhar Kapur (au cinéma le 12 décembre) proposé en clôture, le film présente pas moins de neuf long-métrages en compétition, dont certains remarqués au dernier Festival de Cannes : La visite de la fanfare d’Eran Kolirin, Blind Moutain de LiYang, California Dreamin de Christian Nemescu, Et puis les touristes de Robert Thalheim, mais également les prochains films de Ken Loach (It’s a free world, en salles le 2 janvier) et Amos Gitaï (Désengagement, qui a pour toile de fond le démantèlement des colonies israéliennes de Gaza lors de l’été 2005)… Rappelons que l'année dernière la compétition avait couronné La Faute à Fidel et La Vie des autres (Prix du Public).
> Le site du Festival
> Le programme complet (pdf)
Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 19.11.07 à 17:30 - 3 commentaires
Ville cinéphile s’il en est, Paris n’oublie pas ses (tout) petits. Comme son nom l’indique, c’est à eux que Mon Premier Festival est dédié : du 24 au 30 octobre il propose au "jeune public" (qui deviendra un jour le public tout court) de découvrir des œuvres qui leur correspondent, à la fois grands classiques et nouveautés…Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 24.10.07 à 17:48 - 1 commentaire
Posté dans Evènements par zama le 24.10.07 à 13:22 - 19 commentaires
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