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: (92 articles)

Jeunes critiques : Shoot the Moon

Pour sa quatrième édition, le site Zérodeconduite.net s'est associé avec le Champs Elysées Film Festival pour la création d'un Jury Etudiant. Les jeunes cinéphiles d'Hypokhâgne et de Khâgne option cinéma des lycées Jean-Pierre Vernant à Sèvres et Léon Blum à Créteil ont arpenté la 'plus belle avenue du monde' pour assister aux projections du festival et décerner le Prix du jury Etudiant à l'un des films de la sélection TCM Cinéma. Nous publions leurs critiques sur ces films qu'ils ont découvert ou redécouvert en versions restaurées, et qui ressortiront en salle prochainement, ainsi que leurs coups de coeur pour d'autres films de la programmation.

Shoot the Moon d'Alan Parker, par Kenza Vannoni :

Ce qui frappe en premier lieu dans ce film c’est sa vérité, sa justesse quant aux émotions et aux réactions de chacun des personnages. Et pourtant les coups d’éclat menacent souvent de nous faire basculer avec eux dans la folie, l’irréel, en somme la fiction.  C’est peut-être la raison pour laquelle il vaut mieux parler ici de vraisemblance, de compréhension sensible du pourquoi des événements. C’est l’irrationalité qui nous est montrée sous la lumière du réel, l’irrationalité d’un homme usé. Usé par le temps. [...]

La critique intégale en PDF

Shoot the Moon, d'Alan Parker, 1982, 124 mn

Posté par le 25.06.15 à 12:10 - Réagir

Jeunes critiques : The Blues Brothers

Pour sa quatrième édition, le site Zérodeconduite.net s'est associé avec le Champs Elysées Film Festival pour la création d'un Jury Etudiant. Les jeunes cinéphiles d'Hypokhâgne et de Khâgne option cinéma des lycées Jean-Pierre Vernant à Sèvres et Léon Blum à Créteil ont arpenté la 'plus belle avenue du monde' pour assister aux projections du festival et décerner le Prix du jury Etudiant à l'un des films de la sélection TCM Cinéma. Nous publions leurs critiques sur ces films qu'ils ont découvert ou redécouvert en versions restaurées, et qui ressortiront en salle prochainement, ainsi que leurs coups de coeur pour d'autres films de la programmation.

The Blues Brothers de John Landis, par Aurélia Thouret :

The Blues Brothers, Aussi vite que la musique.

Trente-cinq ans après leur apparition sur les écrans les Blues Brothers n'ont pas pris une ride. Sans qu'on y trouve un seul brin de poussière, le film se déploie selon une partition composée dans la tonalité du plaisir cinématographique.
Dès les retrouvailles des deux frères, le moteur et les cuivres sont lancés. Rien n'arrêtera l'improvisation délirante du fameux duo : ces derniers restent impassibles derrière leurs lunettes noires, qu'ils fassent des claquettes dans une église, que leur voiture décolle ou que leur hôtel explose. [...]

La critique intégale en PDF

The Blues Brothers, de  John Landis, 1980, 133 mn

Posté par le 15.06.15 à 10:25 - Réagir

Jeunes critiques : Sorcerer

Pour sa quatrième édition, le site Zérodeconduite.net s'est associé avec le Champs Elysées Film Festival pour la création d'un Jury Etudiant. Les jeunes cinéphiles d'Hypokhâgne et de Khâgne option cinéma des lycées Jean-Pierre Vernant à Sèvres et Léon Blum à Créteil ont arpenté la 'plus belle avenue du monde' pour assister aux projections du festival et décerner le Prix du jury Etudiant à l'un des films de la sélection TCM Cinéma. Nous publions leurs critiques sur ces films qu'ils ont découvert ou redécouvert en versions restaurées, et qui ressortiront en salle prochainement, ainsi que leurs coups de coeur pour d'autres films de la programmation.

Sorcerer (Le Convoi de la peur) de William Friedkin, par Tristan Lesage :

Sorcerer, ou quand les convoyeurs de l'extrême rencontrent le cinéphile.

Derrière les apparences du film d'action, William Friedkin nous offre un véritable film de cinéma, livrant une œuvre personnelle, prenante, qui pose une véritable réflexion sur l'identité. La question que ce film peut à mes yeux soulever est la suivante : que reste-t-il de ce que l'on est, quand on a tout perdu ? Et c'est pour moi le véritable enjeu de ce film : oui, les scènes au cœur de l'action sont prenantes, voire époustouflantes, mais avant de vous concentrer là-dessus, essayez de vous demander pourquoi elles sont présentes, qu'est-ce qui dans le film a permis leur existence : tout ce qui nous est donné est déterminé par le fait que les personnages n'ont plus rien, plus rien à perdre. [...]

La critique intégrale en PDF

Sorcerer (Le Convoi de la peur) de William Friedkin, par Charly Lehuédé :

Remake du film de Clouzot de 1952, Le Convoi de la Peur offre un nouveau traitement à l'histoire développée dans le roman de Georges Arnaud, issu cette fois de la créativité de William Friedkin. Le réalisateur américain signe ici un remake qui, tout en s'inscrivant dans la lignée de son primé prédécesseur, s'en émancipe afin de faire preuve d'un esprit et d'une narration qui lui sont propres. [...]

La critique intégrale en PDF

Sorcerer de William Friedkin 1977, 121 mn

Posté par le 14.06.15 à 15:23 - Réagir

La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier

La Princesse de Montpensier

La Princesse de Montpensier se termine peu après le moment où commençait La Reine Margot de Patrice Chéreau (présenté au Festival de Cannes en 1994) : au massacre de la Saint-Barthélémy (24 août 1572). Le repère est commode pour situer une époque qui se perd dans les brumes de la mémoire collective.
Mais il permet aussi et surtout de définir un programme esthétique : dans La Reine Margot Patrice Chéreau puisait aux deux sources bouillonnantes du feuilleton romantique (le roman d'Alexandre Dumas père) et du théâtre élizabéthain (Massacre à Paris de Christopher Marlowe) ; c'est à la source la plus pure du classicisme français que s'abreuve Bertrand Tavernier en adaptant une longue nouvelle de Madame de la Fayette.
Car si elle se déroule, comme La Princesse de Clèves, au siècle précédent, celui des guerres de religion, et met en scène toutes les figures historiques du temps, La Princesse de Montpensier sent fort son XVIIème classique, ses valeurs et ses préoccupations : l'analyse aprofondie du sentiment amoureux, le regard sévère porté sur les passions humaines (ambitions, rivalités), la "gloire" de l'héroïne à renoncer à son amour…
Le paradoxe est que le cinéaste et son scénariste Jean Cosmos ont cherché à "ré-historiciser" le roman, pour retrouver les "racines des sentiments (…) de la nouvelle" (extrait du dossier de presse). On ne s'en plaindra pas, c'est sans doute le meilleur du film, qui nous rappelle que Tavernier est sans conteste le réalisateur français actuel qui a su le mieux mettre en scène notre histoire : des ténèbres du Moyen-âge (La Passion Béatrice) jusqu'à celles de l'Occupation (Laissez-passer), en passant par la Régence (Que la fête commence), la Troisième république (Le Juge et l'assassin) et la guerre de 1914 (Capitaine Conan, La Vie et rien d'autre), sa filmographie propose une exploration sans pareille des passions françaises. Encore une fois, il parvient ici à rentrer de plain-pied dans l'époque, alignant les scènes comme autant de morceaux de bravoure : la négociation triviale qui préside au destin matrimonial de Marie de Mézières, la nuit de noces sous contrôle parental, le bivouac des généraux catholiques au château de Montpensier, l'entrevue avec une Catherine de Medicis versée dans l'astrologie… Les dialogues de Jean Cosmos ont le bon goût de respecter la langue classique ("Monsieur de Guise a repris feu pour moi") et l'intelligence d'éviter tout didactisme (Bertrand Tavernier appelle ça "ne pas avoir l’air de s’étonner de ce qui semble normal pour les personnages") quitte à perdre un peu le spectateur en route : ainsi Montpensier n'évoque pas "le massacre de la Saint-Barthélémy" mais "cette grande boucherie d'hérétiques".

D'où vient alors que le destin de cette Marie de Montpensier, vendue par son père, disputée entre trois hommes, trahie par son seul amour, nous aura laissé aussi froid, aussi indifférent ? Est-ce l'impuissance du couple-vedette (Mélanie Thierry-Gaspard Ulliel) à nous faire partager le feu qui brûle leurs personnages ? Est-ce la contradiction non résolue entre le temps des personnages (réhistoricisé par le film) et celui du l'écriture, qui avait poussé par exemple Christophe Honoré à situer sa Belle personne (adaptation de La Princesse de Clèves) à notre époque ? Ou bien sont-ce la "psychologie" et les valeurs des romans de Madame de Lafayette qui nous paraissent aujourd'hui aussi lointains qu'exotiques ?

La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, Sélection Officielle
Sortie en France prévue pour la fin novembre 2010

> Ce film est disponible dans la boutique DVD

Posté par le 17.05.15 à 18:26 - 4 commentaires

Jeunes critiques : See You Next Tuesday

Pour sa troisi?me ?dition, le site Z?rodeconduite.net s'est associ? avec le Champs Elys?es Film Festival pour la cr?ation d'un Jury Etudiant. Les jeunes cin?philes d'Hypokh?gne et de Kh?gne option cin?ma des lyc?es Paul Val?ry ? Paris, Jean-Pierre Vernant ? S?vres et L?on Blum ? Cr?teil ont arpent? la 'plus belle avenue du monde' pour assister aux projections du festival et d?cerner le Prix du jury Etudiant ? l'un des films de la s?lection TCM Cin?ma. Nous publions leurs critiques sur ces films qu'ils ont d?couvert ou red?couvert en versions restaur?es, et qui ressortiront en salle prochainement, ainsi que leurs coups de coeur pour d'autres films de la programmation.

See You Next Tuesday de Drew Tobia, par Mathis Domenet :?

"Si je vous dis "See you next Tuesday" et que vous ?tes un amateur de musique underground orient? crust punk / death metal ou une personne plut?t vulgaire ma?trisant ? la perfection son "urban dictionary",? deux choses vont peut-?tre vous venir ? l'esprit : le groupe de grindcore am?ricain venant du Michigan ou une expression assez "salace" souvent consid?r?e comme ?tant la plus offensante pour les anglophones. En tous les cas nous pouvons remercier Francis Veber pour son D?ner de Cons et indissociablement la traduction anglaise pour le moins os?e qui en a ?t? fait, ? savoir : See You Next Tuesday …"
(...)

La critique int?grale en pdf.

See You Next Tuesday de Drew Tobia, Etats-Unis, 1h22mn.

Posté par le 24.06.14 à 14:10 - Réagir

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