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Entre nos mains en DVD

DVD Entre nos mains

"Nos" vies valent-elles vraiment plus que "leurs" profits ? En relatant l'exp?rience de salari?(e)s d'une entreprise textile essayant de cr?er une soci?t? coop?rative pour sauver leurs emplois, la r?alisatrice Mariana Otero touchait au plus juste des probl?matiques de notre soci?t?. Rares sont les documentaires qui parviennent ? concilier aussi harmonieusement ?paisseur humaine (portraits inoubliables des ouvri?res de Starissima), ambition cin?matographique et r?flexion politique et citoyenne. Sorti ? la rentr?e 2010, pl?biscit? ? la fois par les enseignants (notamment de SES) et par les cin?philes (il est en lice pour le C?sar 2010 du meilleur film documentaire), Entre nos mains sort aujourd'hui en DVD.
Le DVD est enrichi d'au moins deux bonus passionnants : un entretien avec la r?alisatrice Mariana Otero qui revient sur toutes les ?tapes de fabrication du film, de la recherche de l'entreprise qui allait l'accueillir, jusqu'au tournage de la "com?die musicale" avec les salari?s ; et un entretien avec Sylvie Nourry, responsable r?gionale des SCOP, d'autant plus pertinent que c'est elle qui a accompagn? le projet des Starissima, et qui appara?t ? ce titre ? plusieurs reprises dans le film. A noter que pour plus de commodit?, ces deux entretiens sont chapitr?s.

Le DVD d'Entre nos mains est propos? dans la boutique Z?rodeconduite.net au prix de 49,50 € : un prix qui comprend les droits institutionnels pour le visionnage en classe, et le t?l?chargement du dossier p?dagogique Z?rodeconduite.net. Celui-ci a ?t? remani? et enrichi pour l'occasion : il comprend notamment, en plus de la partie th?matique et des activit?s p?dagogiques pour les SES, un s?quencier d?taill? et des activit?s pour les BTS Management.

Entre nos mains de Mariana Otero, DVD Diaphana
Le DVD
+ les droits institutionnels
+ le dossier p?dagogique (SES, Ecogestion) Z?rodeconduite.net
= 49,50 €

Acc?der ? la boutique
Acc?der au site p?dagogique du film

Posté par le 17.02.11 à 13:30 - Réagir

Les Enfants invisibles : le site p?dagogique

DVD Les Enfants invisibles

Le 20 novembre prochain, le monde entier c?l?brera le 20?me anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Adopt?e ? l’unanimit? par l’Assembl?e g?n?rale des Nations-Unies le 20 novembre 1989 et ratifi? depuis par 193 ?tats (c’est le trait? relatif aux droits de l’homme le plus largement ratifi? de l’histoire), cette convention d?finit en 54 articles l’ensemble des droits de l’enfant.
A cette occasion sort en DVD le film collectif Les Enfants invisibles, d?j? en salles depuis mai?: sept histoires, sept destins d’enfants aux quatre coins du monde, sept regards sur les droits de l’enfant aujourd’hui, par huit r?alisateurs de diverses nationalit?s?(Medhi Charef, Emir Kusturica, Spike Lee, Katia Lund, Jordan et Ridley Scott, Stefano Veneruso et John Woo). Des rues de grandes m?tropoles comme S?o Paulo, Naples, Hong-Kong o? des enfants sont oblig?s de travailler (Bilu & Joao, Song Song & Little cat), de voler (Ciro), pour survivre jusqu’? la brousse africaine o? la guerre enr?le m?me les plus jeunes (Tanza), en passant par les maisons de redressement de Serbie (Uros), Les Enfants invisibles dresse un ?tat des lieux poignant et rappelle de mani?re simple et frappante les grands principes ?nonc?es par la Convention?: le droit ? l’?ducation, ? une vie familiale, au jeu, le droit ? ?tre prot?g? de la guerre, de la famine, des mauvais traitements…

Le film s’int?gre tr?s bien aux programmes d’Education civique, notamment le nouveau programme de Sixi?me (qui fait de l’enfant une de ses notions-cl?s). Par le d?coupage en sept films courts, aux th?matiques diff?rentes et compl?mentaires (le travail, l’?ducation, le VIH-sida) et aux enjeux tr?s forts (d’autant plus que les protagonistes ont l’?ge des ?l?ves) il se pr?te tout particuli?rement ? un travail en classe (notamment gr?ce au support DVD).
L’Unicef France (qui soutient la sortie fran?aise des Enfants invisibles) a command? ? Z?rodeconduite.net un dossier p?dagogique de 29 pages, qui propose de nombreuses activit?s en classe autour du film, et apporte les ressources les plus ? jour sur la notion de droits des enfants et son actualit? : Texte abr?g? de la CIDE, historique, Fiches th?matiques (Le droit ? l’?ducation, Les Enfants et la guerre…). Le dossier est librement t?l?chargeable sur le site p?dagogique du film, qui propose ?galement aux ?tablissements d’acqu?rir le DVD avec ses droits institutionnels pour le visionnage en classe.

Les Enfants invisibles de Medhi Charef, Emir Kusturica, Spike Lee, Katia Lund, Jordan et Ridley Scott, Stefano Veneruso et John Woo. 2005. Dur?e 2h04
En salles depuis le 20 mai (Distribution Acte Films)
En DVD (avec droits institutionnels)

Le site p?dagogique du film
Le site de l'Unicef France

> Ce film est disponible dans la boutique DVD.

Posté par le 30.10.10 à 17:18 - 2 commentaires

Z?rodeconduite.net fait peau neuve (et ouvre sa boutique) !

Z?rodeconduite.net fait peau neuve pour la rentr?e !

A partir du 1er septembre, d?couvrez la nouvelle version du site : un graphisme rafra?chi et une interface de navigation repens?e, qui permettra notamment un meilleur acc?s aux archives du site, et surtout de s?lectionner en un clic tous les contenus li?s ? votre discipline (actus, articles du blog, dossiers p?dagogiques, sites de films).

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Catalogue DVD Z?rodeconduite.net

Autre nouveaut?, Z?rodeconduite.net ouvre un service de vente de DVD aux ?tablissements d'enseignements. En attendant l'ouverture de notre boutique en ligne, vous pouvez d'ores et d?j? d?couvrir notre catalogue 2010-2011. Il comporte 40 titres soigneusement choisis par l'?quipe de Z?rodeconduite.net, vendus chacun avec ses droits institutionnels (qui permettent le visionnage en classe) et un dossier d'accompagnement p?dagogique.

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Posté par le 26.08.10 à 11:37 - Réagir

La troisi?me partie du monde : la jeune fille et les trous noirs

Emma, une jeune femme aussi timide qu’intrigante — brillamment incarn?e par Cl?mence Po?sy — souffre d’une particularit? : ses amants disparaissent myst?rieusement ? son contact. C’est en cherchant ? ?lucider la disparition de l’un d’entre eux —Fran?ois, scientifique sp?cialiste des… trous noirs— qu’elle comprendra progressivement qu’elle est responsable de ces disparitions manifestement irr?versibles...
Emprunter une notion ? la physique moderne (au sens post newtonien) pour nourrir une intrigue romanesque, sans c?der au sensationnalisme, telle est la d?marche d’Eric Forestier, qui livre avec La Troisi?me partie du monde un premier film original, aux confins de la science, du fantastique et d’un certain romantisme.
D’un point de vue strictement scientifique, entre autres notions de physique telle que l’entropie, le film tourne principalement autour de la notion de "trou noir" : d?finition, caract?ristiques et questions non r?solues en l’?tat actuel des connaissances scientifiques. Outre les explications scientifiques donn?es dans les dialogues, le trou noir donne m?taphoriquement une bonne partie de ses caract?ristiques ? l’h?ro?ne, dont on ne conna?t et n’apprendra rien en dehors de l’influence qu’elle a sur son environnement : un point de non retour dans la vie de ses amants.
Eric Forestier se heurte ? la figuration d’un ph?nom?ne par d?finition inobservable (le trou noir n'?met pas de lumi?re ; toute forme d’?nergie ou de rayonnement qui passe aux alentours est irr?versiblement absorb?e) : il se contente de filmer des grands espaces ou de saupoudrer le film d’images lentement anim?es de ce qu’on suppose ?tre un fragment d’univers sous l’effet gravitationnel d’un trou noir ; comme pour nous rappeler qu’? l’heure actuelle, les scientifiques n’expliquent pas comment et o? sont converties l’?nergie et l’information ainsi absorb?es.
La Troisi?me partie du monde demeure un premier film appr?ciable par sa libert? de sc?nario et de ton, par son approche romanesque de ph?nom?nes naturels, par la part qu'il laisse au myst?re. Mais c’est sans doute aussi ce dernier point qui fait sa limite : sur ces pr?misses quasi hitchcockiennes, on s’attendait ? davantage de rebondissements, et ? un rythme un peu plus soutenu…
Le film est int?ressant dans le cadre de l’enseignement des sciences physiques, ainsi qu’en philosophie par certains points d’?pist?mologie. Mais c’est dans son "romantisme" et sa po?sie qu’on trouvera la cl? du film : par certains cot?s, le personnage d’Emma rappelle la mani?re dont Apollinaire dans Alcools parvient ? fa?onner les personnages f?minins vus comme une tentation quasi diabolique et in?luctable.

[La Troisi?me partie du monde d’Eric Forestier. Dur?e : 1 h 45. Distribution : Shellac. Sortie le 18 juin 2008]

Posté par le 18.06.10 à 15:49 - 1 commentaire

De l'autre c?t? et Import Export : trafics

Lors du dernier festival on avait constat? ? travers deux productions (Fast food nation et Babel) que les Etats-Unis s’int?ressaient ? leur fronti?re m?ridionale. Cette ann?e, m?me si le lieu est pr?sent chez les fr?res Coen (mais plut?t comme un des param?tres de leur brillante d?monstration que comme enjeu politique), c’est plut?t l’Europe qui regarde vers ses marges ou ses "marches" : dans Import Export, Ulrich Seidl suit en parall?le les itin?raires d’une infirmi?re ukrainienne qui ?migre ? Vienne, et celui d’un jeune ch?meur autrichien qui fait le trajet inverse. De l’autre c?t? (Auf den Anderen Seite) croise les destins d’une jeune activiste turque, oblig?e de fuir en Allemagne, et d’un universitaire allemand.
Il n’y a pas que leur proximit? g?ographique et linguistique qui rapprochent ces deux films. Chass? crois? de personnages (un homme, une femme, un "europ?en", une "?trang?re") qui ne se croiseront jamais, De l’autre c?t? et Import/Export (les deux films pourraient ?changer leur titre) sont obs?d?s par les ?changes et circulations entre l’int?rieur et l’ext?rieur de l’Union : marchandises, corps, sentiments… C’est Olga qui va prodiguer son affection aux vieillards autrichiens tandis que ses copines ukrainiennes rest?es au pays vendent leurs charmes par webcam interpos?e (dans une sc?ne qui elle n’a rien de charmant) ; ce sont les cercueils d’une prostitu?e turque et d’une ?tudiante allemande qui se croisent sur le tarmac de l’a?roport d’Istanbul, suivis par les corps bien vivants et souffrants de leurs proches.
Aux interrogations identitaires (d?j? explor?es dans Head-On, le pr?c?dent Fatih Akin) et ? la construction narrative (sur le mode des rencontres manqu?es) du s?duisant De l’autre c?t?, on avouera avoir pr?f?r? la radicalit? de Import Export, radicalit? qui aura indispos? nombre de festivaliers (lors de l’unique projection d’hier dans le Grand Th??tre Lumi?re, la salle se vidait ? flot continu). Tel est le paradoxe de Cannes, que le film d’Ulrich Seidl souligne avec une violence in?dite : au royaume de l’artifice et du superficiel, c’est dans les salles obscures qu’il faut aller pour se coltiner au r?el. Eprouvant voyage en compagnie des damn?s de la terre, Import Export passe en revue les endroits les plus sordides de l’Est de l’Europe. A la mani?re de son h?ro?ne qui lave les draps des grabataires de l’Ouest, on peut dire que ce film n’h?site pas ? mettre les mains dans la merde.
Mais alors que tant de longs-m?trages sont si prompts ? nous d?signer qui sont les bons et (surtout) qui sont les m?chants en ce bas-monde (Mang Shan, La question humaine, Un cœur invaincu), Ulrich Seidl se garde bien de condamner un seul de ses personnages. Ses plans fixes superbement compos?s, la dur?e qu’il accorde aux sc?nes, son humour pince sans rire constituent une des propositions cin?matographiques les plus fortes et les plus coh?rentes de ce Festival. Et l’humanit? qui ?mane de ses deux personnages (des "non professionnels" comme chez Bruno Dumont, qui retourneront sans doute ? leur anonymat et ? leur gal?re apr?s cette parenth?se cin?matographique) n’est pas pr?s de se laisser oublier.

De l’autre c?t? (Auf den anderen Seite)
de Fatih Akin, S?lection Officielle
Import Export d’Ulrich Seidl, S?lection Officielle (photo)

Posté par le 23.05.10 à 19:48 - 6 commentaires

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