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: (76 articles)

Jeunes critiques : Medea

À l'occasion du festival Premiers Plans d'Angers, les élèves d'hypokhâgne et de khâgne option cinéma du lycée Léon Blum de Créteil prennent la plume pour nous faire part de leurs coups de coeur et avis critiques. Nous proposons ici des extraits de leurs textes. Les critiques intégrales sont disponibles elles en pdf.

Medea de Lars von Trier, par Vladimir L.

"Médée, étendue sur le sable, est lentement submergée par la mer. La magicienne réclame vengeance et médite dans l’onde marine, son seul repos. Ses mains enserrent le sable comme si elles réagissaient à la haine. Les longues vagues apparaissent sur la plage comme du sang qui coule. La fille du Soleil se laisse recouvrir par la mer. Lars Von Trier, pour l’un de ses premiers films, adapte au cinéma le célèbre mythe grec. C’est l’histoire de la magicienne Médée, originaire de Colchide, qui après avoir aidé son mari Jason dans la quête de la Toison d’or, va se retrouver abandonnée de tous, exilée, trompée par l’homme à qui elle a tout sacrifié. Accablée de tristesse, dans une folie et un état de fureur immense, elle projette une vengeance dont l’aboutissement ultime est un tragique double infanticide. (...)"

La critique intégrale en pdf

[Medea de Lars von Trier, 1988, 75 min]  

> Voir également le site du Festival Premiers Plans d'Angers.

 

Posté par le 12.02.14 à 18:52 - Réagir

Jeunes critiques : Antichrist

À l'occasion du festival Premiers Plans d'Angers, les élèves d'hypokhâgne et de khâgne option cinéma du lycée Léon Blum de Créteil prennent la plume pour nous faire part de leurs coups de coeur et avis critiques. Nous proposons ici des extraits de leurs textes. Les critiques intégrales sont disponibles elles en pdf.

Antichrist de Lars von Trier, par Alexis M.

"Attaquer Antichrist sur son idéologie, aussi douteuse soit-elle, est certes compréhensible mais semble nier l’incroyable richesse visuelle d’un film dont l’esthétisme transfigure un cinéma de genre auquel il emprunte les codes. L’histoire revisite tout un imaginaire renvoyant à la sorcellerie et aux divinités moyenâgeuses avec une absolue maîtrise de la forme. Car c’est bien de ses images, mais aussi de sa narration que le film tire toute sa singularité. Le prologue donne le ton : filmé au ralenti, dans un noir et blanc esthétisant, il met en parallèle l’acte charnel auquel se livre un couple et la mort d’un enfant, leur enfant, tombant par la fenêtre. De cette perte, la mère ne se relèvera pas. Le film se positionne alors comme une étude des états psychologiques successifs d’une mère incapable de supporter la mort de son fils. (...)"

La critique intégrale en pdf

[Antichrist de Lars von Trier, 2008, 104 min]  

> Voir également le site du Festival Premiers Plans d'Angers.

Posté par le 12.02.14 à 16:07 - Réagir

Jeunes critiques : Une femme douce

À l'occasion du festival Premiers Plans d'Angers, les élèves d'hypokhâgne et de khâgne option cinéma du lycée Léon Blum de Créteil prennent la plume pour nous faire part de leurs coups de coeur et avis critiques. Nous proposons ici des extraits de leurs textes. Les critiques intégrales sont disponibles elles en pdf.

Une femme douce de Robert Bresson, par Coline R.

"La sensation que nous procure ce film en sortant de la salle de cinéma est une sorte de vide, mais un vide bien agréable – ne serait-ce qu’à cause de l’enchantement que nous ont procuré les images. Cette sensation est difficile à définir. Cependant, à posteriori, elle tend à se transformer en réflexion profonde, sans pour autant occulter le plaisir original. Expliquons-nous. Il s’agit de la rencontre puis de la relation de couple marié entre un jeune homme et une jeune fille, relatée par le jeune homme alors qu’elle s’est suicidée et qu’il est à son chevet. Il n’arrive pas à prier car il pense trop ; il pense à eux et surtout à elle, il essaie de la comprendre –ce qui se révèlera sans doute impossible. Le récit qu’il fait témoigne du caractère infime des dialogues ; il y a peu de mots mais les images disent beaucoup. Nous savons peu de choses concrètes sur eux, si ce n’est qu’elle paraît avoir une quinzaine d’années bien qu’elle soit un peu plus âgée. Elle a travaillé comme femme de ménage mais cela ne lui suffisait pas pour vivre correctement. Lui a aussi été pauvre mais il travaille à présent comme usurier et gagne bien sa vie. (...)"

La critique intégrale en pdf

[Une femme douce 1969, 105 min]  

> Voir également le site du Festival Premiers Plans d'Angers.

Posté par le 12.02.14 à 11:05 - Réagir

Jeunes critiques : Solaris

À l'occasion du festival Premiers Plans d'Angers, les élèves d'hypokhâgne et de khâgne option cinéma du lycée Léon Blum de Créteil prennent la plume pour nous faire part de leurs coups de coeur et avis critiques. Nous proposons ici des extraits de leurs textes. Les critiques intégrales sont disponibles elles en pdf.

Solaris d'Andreï Tarkovski, par Tom C.

"Comment se souvient-on d’un film ? Solaris, je l’ai vu il y a un peu plus d’une semaine, Lars Von Trier l’ayant choisi pour le festival d’Angers, en tant que source d’inspiration, en tant que film dont il se souvient. Il m’en reste le double souvenir d’une cohérence et d’un collage.  La cohérence, c’est la fluidité exceptionnelle du film. On est fasciné par la liquidité (le film traite d’une sorte de planète-océan pensante), par les mouvements d’eau et ceux de l'écume jaune, qui touchent la rétine, à travers des inserts qui reviennent tout au long du film. Bien sûr, il y a aussi Bach, l’orgue seul de Bach, Prélude de choral en Fa mineur, un instrument à vent dont le souffle, toujours plusieurs notes sont jouées en même temps, et la mélodie coule lentement, imperturbablement, presque imperceptiblement, comme un travelling de Tarkovski. (...)"

La critique intégrale en pdf

[Solaris d'Andreï Tarkovski 1972, 167 min]  

> Voir également le site du Festival Premiers Plans d'Angers.

Posté par le 12.02.14 à 10:47 - Réagir

Jeunes critiques : Plein Soleil

Zérodeconduite.net s'est associé au Champs-Élysées Films Festival et à sa programmation de films du répertoire, les Incontournables TCM, pour la création d'un jury lycéen, composé de vingt-six étudiants des sections hypokhâgne et khâgne cinéma-audiovisuel des lycées Paul Valéry (Paris), Jean-Pierre Vernant (Sèvres) et Léon Blum (Créteil).
Nous vous proposons leurs comptes-rendus, tout au long du Festival…

Plein Soleil

Plein Soleil de René Clément, par Judith Wajsgrus : 

"Plein soleil fait partie de ces films qui nous laissent des images en tête. Cinquante-quatre ans après sa réalisation, le thriller de René Clément sort en salles dans une version restaurée, qui met à l’honneur les couleurs et la lumière si particulière du film.  Les premières scènes s’apparentent à une autre production franco-italienne, sortie la même année, La dolce vita de Fellini : une jeunesse oisive passe l’été dans l’Italie de la fin des années 1950. Mais la comparaison s’arrête à ce cadre commun. Au noir et blanc de La dolce vita, Plein soleil oppose une lumière éclatante et des couleurs intenses. Un homme en sueur sur le pont d’un voilier, un appartement lumineux au bord de la Méditerranée : la photographie d'Henri Decaë créée une atmosphère saturée de lumière, une impression de vertige sous un soleil écrasant. (...)"

La critique intégrale en pdf

[Plein Soleil de René Clément, 1960, 115 min]  

Posté par le 09.07.13 à 10:43 - Réagir