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The Music of strangers : le site pédagogique

"Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal."
Cette citation de Cervantes aurait pu servir d'exergue à The Music of Strangers, le documentaire consacré au violoncelliste Yo-Yo Ma et à son "Silk Road Project". Passionné de musiques du monde, Yo-Yo Ma a créé il y a plus de vingt ans cet ensemble musical interculturel rassemblant des artistes d'une vingtaine de pays (notamment ceux situés sur l'axe Est-Ouest de l'ancienne "Route de la soie" qui donne son titre au projet) unis par leur amour de la musique et leur soif d'échanges et de partage. Le film de Morgan Neville a suivi pendant quelques mois les pérégrinations du Silk Road et fait connaissance avec quelques uns de ses membres, aux parcours aussi riches que divers, et parfois heurtés par les soubresauts de l'histoire. Passionnante ballade musicale (qui nous fait découvrir des instruments aussi divers que la gaita galicienne, le khamancheh iranien, la pipa chinoise) The Music of strangers est aussi un voyage géographique et géopolitique à travers le mon des cinquante dernières années, et une belle leçon d'ouverture et de tolérance.
The Music of strangers fait partie de ces films suffisamment riches et vivants pour relier les différents enseignements (l'Éducation Musicale avec l'Histoire, la Géographie et l'Enseignement Moral et Civique) et leur donner sens à travers des activités pédagogiques. C'est pourquoi Zérodeconduite consacre un dossier pédagogique au film, qui propose des activités en Éducation Musicale et Histoire-Géographie-EMC, ainsi que des pistes d'Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) pour le Collège.

The Music of strangers de Morgan Neville, au cinéma le 7 décembre
Le site pédagogique : www.zerodeconduite.net/themusicofstrangers

Posté dans Fiches et dossiers pédagogiques par zama le 29.11.16 à 11:22 - Réagir

La Fille de Brest : le cinéma lanceur d'alerte

En ces temps d’invidualisme triomphant et de paranoïa généralisée, les « lanceurs d’alerte » (ou whistleblowers aux États-Unis) font figure de héros idéaux, fragiles David opposant la seule force de leur détermination aux Goliath de la raison d’État et du big business. D’Erin Brokovich au tout récent Snowden d’Oliver Stone (en salles depuis le 2 novembre), Hollywood n’a pas manqué de se saisir du sujet. Le cinéma français n’est pas en reste : après avoir porté à l’écran l’affaire Clearstream et le combat de Denis Robert (L’Enquête de Vincent Garenq, 2015), il s’intéresse aujourd’hui au scandale du Médiator et à Irène Frachon dans La Fille de Brest d’Emmanuelle Bercot (sorti le 23 novembre).

La réussite du film d’Emmanuelle Bercot tient beaucoup à la figure de la pneumologue, modèle d’héroïne dont rêverait tout cinéaste hollywoodien : dès les premières images, elle nous est présentée comme une médecin aimée de ses patients, passionnée par son métier et profondément attachée aux règles d’éthique qui régissent sa profession. C’est d’ailleurs d’abord et avant tout par empathie envers ses patients qu’elle se lancera dans un combat titanesque contre Servier, le laboratoire qui produisait le Mediator. Le film, qui adopte le point de vue d’Irène Frachon elle-même, ne met jamais en question la conviction de son héroïne (la dangerosité du Mediator, aujourd’hui scientifiquement avérée). L’enjeu du film est ailleurs : il s’agit de montrer comment Irène Frachon parviendra, malgré les pressions et les intimidations, à faire entendre la vérité sur le Mediator.

La Fille de Brest est ainsi porté de bout en bout par son actrice principale, la danoise Sidse Babett Knudsen découverte dans la série Borgen. Présente dans tous les plans du film, la comédienne impressionne par son débit de parole incroyable, son énergie folle, et sa capacité à rendre crédible les colères titanesques d’Irène Frachon. Emmanuelle Bercot dit d’ailleurs que la ressemblance entre Knudsen et Frachon, qui n’est pas physique, « réside dans l’énergie qu’elles sont capables toutes les deux de déployer », et dans « leurs natures très « clownesques » ».   Il restait à Emmanuelle Bercot à dramatiser cette affaire aux ressorts pas forcément spectaculaires et à la chronologie au long cours. Cela passe par une compression du temps (les années deviennent des minutes), par un montage très resserré et par des séquences souvent courtes. Hormis quelques scènes (notamment les rencontres entre Irène Frachon et son contact au sein de la Caisse nationale d’assurance maladie, qui semblent sorties d’un mauvais téléfilm), la réalisatrice parvient cependant à éviter les effets de surdramatisation qui rendaient le Snowden d’Oliver Stone parfois risible, et cela en épousant la perception d’Irène Frachon. Ainsi, les scènes les plus angoissantes sont celles où l'héroÏne, persuadée qu’on veut attenter à sa vie et à celle de ses enfants, bascule dans la paranoïa, refusant par exemple de prendre sa propre voiture par crainte qu’on ait trafiqué ses freins.  La Fille de Brest parvient ainsi à ménager des instants de pur suspense, tout en montrant l’étalement de la lutte d’Irène Frachon dans la durée. Là aussi, on ressent avec elle la lenteur du processus, à tel point qu’on finit par se demander si elle n’est pas devenue folle, et si cet épuisant combat en vaut vraiment la peine. Avant, bien sûr, de comprendre que l’affaire du Mediator n’aurait jamais pu éclater sans l’investissement total de la pneumologue brestoise.

Le film d’Emmanuelle Bercot est donc une grande réussite, sur un plan cinématographique bien sûr, mais aussi sous un angle plus politique et citoyen. Le film se pose en effet comme un nouveau relais du combat d’Irène Frachon, l’affaire du Mediator étant loin d’être terminée : 7 ans après les premières révélations, de nombreuses victimes n’ont pas été indemnisées, et la possibilité d’un procès pénal s’éloigne sans cesse. Comme le dit la pneumologue dans une récente interview au Monde, « si l’indemnisation des victimes et le procès doivent passer par une exposition médiatique, s’il faut un film, du théâtre, un opéra, on y va, je l’assume ! ». Dans ce combat, la force du cinéma est de poser de manière sensible la gravité des faits relatés. C’est particulièrement visible dans une des scènes les plus puissantes du film, où Irène Frachon assiste à l’autopsie d’une de ses patientes, morte après avoir pris du Mediator. De manière très concrète (un corps ouvert, dépecé, désacralisé), le spectateur voit les ravages du médicament Servier sur l’organisme de ce personnage secondaire auquel il s’était attaché. Une scène à la limite de l’insoutenable, mais qui permet au spectateur de prendre pleinement conscience du coût humain de ce scandale.

[La Fille de Brest d'Emmanuelle Bercot. Durée : 128 mn. Distribution : Haut et court. Sortie au cinéma le 23 novembre]

Posté dans Dans les salles par zama le 25.11.16 à 10:52 - Réagir

Tour de France : le vieil homme et le rappeur

On aurait beaucoup pardonné à Rachid Djaïdani, après l’éclatante surprise qu’avait présenté Rengaine, diamant poétique patiemment taillé pendant huit années solitaires, avant d’éclater lors de la Quinzaine des Réalisateurs.
Mais son deuxième long-métrage, Tour de France, écrit, produit et distribué cette fois dans les replis du système (qui lui a offert une tête d’affiche en la personne de Gérard Depardieu), déçoit conscienscieusement toutes les attentes suscitées par ce premier opus.

À la fois road et buddy movie, Tour de France envoie sur les routes de l’Hexagone un couple antithétique, métonymie de la France divisée d’aujourd’hui : d’un côté Far’hook (Sadek), jeune rappeur obligé de quitter Paris pour échapper à une vendetta ; de l’autre, Serge, ouvrier retraité, acariâtre et raciste, qui veut refaire in situ la série de vues de ports de France que Louis XV commanda au peintre Joseph Vernet. Le vieil homme et le rappeur finiront, comme de juste, par s’apprivoiser, le film organisant leur rapprochement entre objets transitionnels (la gastronomie de nos terroirs, la chanson française ou L’Albatros de Baudelaire) et ressorts sentimentaux (Far’hook est en manque de père, André s’est éloigné de son fils). Il y avait du panache ou, au choix, de l’inconscience, à s’attaquer aussi frontalement aux fractures françaises (politiques, géographiques, générationnelles, ethniques) d’aujourd’hui pour livrer cette ode presque anachronique (tant la situation est aujourd'hui tendue) au « vivre ensemble ». Passé son beau titre (qui renvoie moins à la « Grande Boucle » cycliste qu’au compagnonage — à travers le personnage d’André — voire, dans sa visée édifiante, au Tour du France de deux enfants), Tour de France ne fait hélas pas avancer le débat, entre blagues éculées (Far’hook pense que Joseph Vernet est un peintre du XVIIIème… arrondissement), clichés rebattus (Depardieu qui « rappe » la Marseillaise), rebondissements téléphonés et personnages secondaires caricaturaux ou insipides. On pourra revendiquer, comme le font certains pour sauver le soldat Djaïdani, la « naïveté » et la « candeur » du film. Mais la jeunesse de France n’est rien moins que naïve, comme on peut le voir dans Swagger d’Olivier Babinet, dont la sortie, le même jour que Tour de France, ne souligne que plus cruellement l’échec du film de Rachid Djaïdani.

[Tour de France de Rachid Djaïdani. 2016. Durée : 95 mn. Distribution : Mars. Sortie le 16 novembre]

 

Posté dans Dans les salles par zama le 17.11.16 à 15:28 - Réagir

Trashed : des ordures et des hommes

Une Humanité submergée par l’accumulation de ses propres ordures, obligée de quitter pour de bon une Terre irrémédiablement souillée : c’était le cauchemar apocalyptique que mettait en scène Wall-E (2008), le dessin animé de Disney. À sa plus modeste et réaliste manière, le documentaire Trashed de la journaliste Candida Brady tire également la sonnette d’alarme sur la catastrophe environnementale que représente la gestion des déchets produits par nos sociétés de l’hyper-consommation.

Le film s’inscrit dans la mouvance aujourd’hui bien installée des « documentaires écolos » qui s’efforcent d’attirer l’attention sur les désastres écologiques en cours, sans pour autant rebuter le public par un discours trop pessimiste. Consciente de cet écueil, Candida Brady s’est ainsi attachée à soigner la forme pour faire passer son message : le rythme du film est soutenu, les séquences souvent courtes, et la partition musicale signée Vangelis vient renforcer l’émotion créée par les images de ces montagnes d’ordures. Elle s’est aussi adjoint les services de Jeremy Irons, acteur britannique oscarisé, qui tient le fil rouge du documentaire. Présent à l’écran et en voix-off, le comédien se fait l’alter-ego de la réalisatrice et du spectateur, interrogeant pour eux, les chercheurs et les spécialistes. Irons joue aussi l’apprenti scientifique, sans avoir peur du ridicule, notamment dans une scène amusante où on le voit tenter – avec beaucoup de difficultés – de prélever un échantillon de terre dans un champ proche d’une décharge pour en prouver la toxicité.

Trashed n’est pour autant pas toujours un documentaire accessible. Les processus de gestion des déchets font appel à des notions scientifiques complexes, notions qui ne sont pas toujours suffisamment vulgarisées dans le film. C’est le cas en particulier, dans le dernier segment du film, où Irons s’intéresse aux alternatives envisageables pour traiter les déchets, et notamment à la digestion anaérobie – un procédé naturel de transformation de la matière organique en énergie par des bactéries en l’absence d’oxygène. Pour qui ignore tout de ce procédé, utilisé comme on le voit dans le film dans une prison de San Francisco, les explications données à l’acteur ne seront pas suffisantes pour tout comprendre.

Trashed ne va pas non plus au bout de son ambition militante : si le film montre efficacement les ravages consécutifs à la mauvaise gestion des déchets (dès la première séquence montrant une plage libanaise couverte d’ordures, qui semble sortie d’un tableau impressionniste plutôt que de la réalité), il peine à apporter au spectateur des solutions concrètes qui lui permettraient d’agir à son échelle. Ainsi, lorsque Jeremy Irons rencontre une jeune femme dont la famille (composée de 3 personnes) ne produit qu’un petit sac de déchets par an, la question de savoir comment elle y parvient n’est jamais posée. Si le film permet un réel dévoilement des enjeux de la gestion de nos ordures, il amène aussi à penser qu’il est déjà trop tard pour agir personnellement. C’est d’autant plus dommage que, comme le soulignait l’acteur dans une interview au Guardian, la gestion des déchets « est le problème de tous et la responsabilité de chacun. » ; et que le succès d’un film comme Demain (plus d’un million de spectateurs) a montré que le public était réceptif au discours écologique, pour peu que celui-ci soit porteur d’espoir. Il reste donc au spectateur de continuer la réflexion engendrée par Trashed, pour ne pas s’en tenir à un constat d’impuissance, et construire, des modes d’action concrets et efficaces.

[Trashed de Candida Brady. 2016. Durée : 98 mn. Distribution : Destiny Films. Sortie le 16 novembre 2016]

Posté dans Dans les salles par zama le 17.11.16 à 14:37 - Réagir

Swagger : premiers de la classe

Swagger (verbe) : Rouler les mécaniques – Parader – Faire le fier. Le titre du documentaire d’Olivier Babinet sonne comme un programme. Car en donnant la parole à des adolescents d’Aulnay-sous-Bois, le réalisateur les aide à relever la tête face aux préjugés. Face caméra, les élèves du collège Debussy se dévoilent, donnant naissance à une œuvre à la fois intime et politique.

En ouverture du film, on entend la voix d’une adolescente expliquer « qu’avant, il y avait plein de gens d’origine française qui habitaient ici » mais que « quand les Africains et les Arabes sont arrivés, ils n’ont pas voulu rester, ils sont partis ». Ici, c’est Aulnay-sous-Bois, commune de quelques 82 000 habitants située en Seine-Saint-Denis. Une ville principalement constituée de grands ensembles à l’architecture aujourd’hui si décriée, qui concentre des populations socialement défavorisées et très majoritairement issues de l’immigration : en un mot l’archétype de la « banlieue », des « cités » ou des « quartiers » avec tout ce que ces mots charrient de clichés négatifs dans l’imaginaire de la France contemporaine (misère, délinquance, échec scolaire, communautarisme…).

Olivier Babinet est arrivé à Aulnay grâce à Sarah Logereau, professeur de français au collège Claude Debussy, qui l’a invité à animer un atelier auprès d’élèves de 4e. Pendant un an, le réalisateur a donc travaillé avec ces élèves, explorant leurs rêves et leurs cauchemars, avant de prolonger sa résidence grâce au dispositif In Situ, à raison d’une journée par semaine. Ainsi est né Swagger, son deuxième long-métrage après Robert Mitchum est mort, qui nous invite à explorer le quotidien et l’imaginaire de onze élèves du collège Debussy. Le film ne serait pas ce qu’il est sans cette implication au long cours du réalisateur, qui justifie la confiance, palpable à l’écran, que lui accordent les adolescents. Devant la caméra, Aissatou, Maryama, Abou, Nazario, Astan, Salimata, Naïla, Aaron, Régis, Paul et Elvis parlent de leur quotidien et confient leurs rêves, sans oublier de faire les pitres. Chaque élève est filmé au collège (en haut d’un escalier, devant des casiers, dans un couloir, etc.), face caméra, en plan fixe. Ce dispositif modeste permet de ne pas intimider les adolescents, laissant leur parole s’épanouir pleinement ; il n’empêche pas de les magnifier, par le soin apporté à l’image (signée par Timo Salminen, le chef-opérateur d’Aki Kaurismaki) et par les séquences jouées, directement issues de leur imaginaire. Olivier Babinet a en effet demandé aux adolescents de se mettre en scène, dans des scénettes colorées et souvent drôles qui viennent soutenir le rythme du film. Paul danse dans les rues d’Aulnay, portant d’une main un parapluie rouge tout droit sorti de Chantons sous la pluie ; Régis défile le jour de la rentrée, au ralenti, comme dans un « teen movie » américain (on pense à Lolita malgré moi, grand classique du genre).

Cette plongée dans l’intimité d’adolescents d’aujourd’hui, filmée à leur hauteur, n’en est pas moins une œuvre éminemment politique. C’est un reportage télévisé caricatural sur le collège Debussy qui a donné à Olivier Babinet l’envie du film. On y voyait « la grille du collège filmée de loin, trois mecs à capuche et du synthétiseur angoissant », comme l’explique le réalisateur, qui ajoute que « [son] propos politique, [était] celui de passer la grille et d’aller à la rencontre de ceux qui se trouvent sous les capuches ». Racontée par ceux qui y vivent, la banlieue de Swagger n’est pas forcément moins violente ou déshéritée que dans les médias : les adolescents du film ont conscience du déclassement social, de la relégation spatiale et de l’absence totale de mixité qu’ils subissent (« Je connais pas les Français de souche » dit l’une, quand l’autre explique que « les Noirs et les Arabes, on n’est pas pareil que les Français »).  Mais elle est certainement plus humaine, plus riche et plus complexe. La plupart du temps, les médias présentent une banlieue exotique et inquiétante, peuplée uniquement de sauvages ou de hors-la-loi, construisant un « eux » menaçant s’opposant à un « nous » qui les exclut. Ici au contraire, Babinet nous montre un espace habité, vivant. C’est le sens d’un des plus beaux plans du film : un long travelling-arrière part de Régis, qui se prépare devant sa glace, pour aboutir à une vue panoramique d’Aulnay. Par ce passage de l’espace intime (la chambre) à l’espace public (la ville), Babinet insiste : dans ces immeubles sans âme vivent des enfants, des adolescents, et des adultes qui, si on prend la peine de les regarder de plus près, nous prouvent qu’ils ont de quoi être fiers.

On ne saurait trop conseiller aux enseignants de montrer ce film magnifique et positif à leurs élèves. Au collège, Swagger s’intègrera parfaitement dans l’objet d’étude « Se raconter, se représenter » (en classe de Français niveau 3e) : d’une part le film interroge la façon dont les adolescents parlent d’eux-mêmes (que dire face à la caméra ?) ; d’autre part les séquences où ils mettent en scène leur imaginaire témoignent, d’une manière différente, de ce qu’ils sont. Ces séquences rêvées pourront aussi être intégrées dans l’objet d’études « Visions poétiques du monde », également au programme de 3e. On pourra également mobiliser les propos des élèves en EMC et en Français en 4e (« Individu et société : confrontation de valeurs ? »). Du côté de l’éducation à l’image, Swagger permettra enfin d’aborder la différence entre reportage et documentaire : le second cultive en effet un point de vue, ce que l’on voit bien dans le film, puisque la mise en scène de l’imaginaire est intégrée à la captation du réel.

[Swagger de Olivier Babinet. 2016. Durée : 84 mn. Distribution : Rezo Films. Sortie le 16 novembre 2016]

Posté dans Dans les salles par zama le 17.11.16 à 09:51 - Réagir

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