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Jeunes critiques : La Danza de la realidad

Pour la premi?re fois et ? l'occasion de ce Festival de Cannes, Z?rodeconduite.net ouvre ses pages ? des textes d'?l?ves : en l'occurence les ?l?ves de la kh?gne option cin?ma du lyc?e Paul Val?ry de Paris, embarqu?s ? Cannes, entre l'?crit et l'oral de leur concours, par leur professeur Philippe Zill.
Nous proposons ici des extraits, regroup?s par film, de chacune de leurs critiques, r?alis?es ? chaud et dans l'effervescence du Festival. Les textes int?graux sont disponibles eux en pdf.

La Danza de la realidad

La Danza de la realidad d'Alejandro Jodorowsky, par Ang?le P.

"Un film ne repr?sente pas un pays, mais l'?me humaine. Celui-ci doit ?tre une exp?rience pour le spectateur" d?clare Alejandro Jodorowsky lors de la premi?re projection de son film La Danza de la realidad ? la Quinzaine des r?alisateurs. (...). Dans La danse de la r?alit? le corps du spectateur comme celui des acteurs est mis ? l'?preuve de diverses fa?ons. Le film se d?roule dans un Chili pauvre, soumis ? la dictature d'Ibanez, dans le contexte de l'apr?s-guerre. La mis?re est pr?sente ? travers les corps de diff?rents personnages : le petit cireur de chaussures, pieds nus, qui meurt car on lui offre une paire de chaussures neuves ainsi que les mineurs aux corps mutil?s, mis en marge de la soci?t?. La force du corps et la virilit? se d?gagent alors comme des signes ext?rieurs de richesse. Le personnage du p?re sous l'emprise du syst?me totalitaire pr?ne le contr?le du corps et la r?sistance ? la douleur, son fils doit gagner son amour et son admiration gr?ce ? son endurance ? la douleur. Le corps est ainsi mis ? l'?preuve par les sentiments. (...)"

La critique int?grale en pdf

La Danza de la realidad

La Danza de la realidad, d'Alejandro Jodorowski, par Anna L.

"? Je ne savais que choisir entre l'enthousiasme des mouettes et l'angoisse des sardines ?, annonce la voix de Jodorowsky. Un jeune gar?on vient de d?fier l’oc?an fig?, en lan?ant des pierres et en criant ? f?che-toi ! ?. La mer, comme r?agissant ? des impr?cations magiques, s’est agit?e, et les vagues ont ramen? une flop?e de sardines qui agonisent maintenant sur le sable ; une centaine de mouettes se sont jet?es dessus. Le petit gar?on qui vient de provoquer l’oc?an et qui regarde ce spectacle avec impuissance, c’est Jodorowsky lui m?me.? Comment donner ? voir ses propres souvenirs ? Dans cette autobiographie film?e, le cin?aste ne cherche pas ? les ordonner pour mettre en sc?ne l’histoire de son enfance : il s’interroge sur la relation que l’on entretient ? nos propres souvenirs. Comme convoquer des souvenirs, c'est en m?me temps les construire, il choisi en m?me temps qu'il montre l'enfant qu'il a ?t?, de d?ambuler lui m?me dans l'espace visuel du film qui est aussi celui de sa m?moire. (...)"

La critique int?grale en pdf

La danza de la realidad d'Alejandro Jodorowski, par Ebano P.?

"Avec un sc?nario qui semble respecter l’aspect logorrh?e travaill?e caract?ristique de l’?criture surr?aliste, le r?alisateur garde ? tous les niveaux de son œuvre la logique implacable du portrait intime qu’il livre de sa famille, utilisant un jeu d’acteur virulent entre Park Chan-Wook et Leos Carax, rendu possible gr?ce ? la totale d?votion de ses com?diens, (dont il fait lui-m?me partie), une esth?tique visuelle encore une fois exhibitionniste et une belle photographie, une direction artistique focalis?e sur l’int?grit? organique et cr?ative de l’ensemble de l’œuvre, ? savoir une r?interpr?tation de l’enfance du po?te entre r?alit? et fantasme.? (...)"

La critique int?grale en pdf

Posté dans Festival de Cannes par zama le 22.05.13 à 19:32 - Réagir

La Playa : exil int?rieur

La Playa

Pour son premier film, Juan Andrés Arango nous propose une dérive urbaine dans le dédale de "la Playa", surnom ironique donné à un quartier défavorisé de Bogotá où se concentre la majeure partie de la population afro-descendante, originaire des lointaines côtes pacifiques de l’Ouest de la Colombie.
Venus grossir les rangs des populations déplacées par le conflit armé qui touche le pays depuis des décennies, les habitants de La Playa, à l’instar des trois frères au centre du dispositif narratif d’Arango, tentent de survivre comme ils peuvent en exerçant divers petits boulots, au milieu d’un environnement majoritairement blanc et hostile. Contraints de troquer moiteur et sensualité d’une forêt gorgée de pluies incessantes pour les froides hauteurs andines, les personnages de la Playa, hantés par la langueur du tropique, sillonnent hagards cette trépidante jungle urbaine qu’est devenue aujourd’hui Bogotá (métropole de plus de 8 millions d’habitants), et tentent d’en décrypter les codes afin de s’y faire une place.

Chronique du déracinement et de l’exil intérieur, La Playa fait la part belle aux longs plans-séquences qui suivent de dos, caméra à l’épaule, des personnages taiseux et fantomatiques, dont l’identité en devenir est aux antipodes des clichés habituels sur la joie de vivre colombienne. Bien que Juan Andrés Arango soit issu de l’école documentaire, dont on sent l’influence dans ces plans de rue pris sur le vif, véritables concentrés urbains sans doute filmés sans filet au milieu de la foule, ce n’est pas tant la dimension sociale qui l'intéresse que le parcours initiatique que vit Tomás, le jeune personnage principal. Lui et ses deux frères (Chaco l’aîné et Jairo le plus jeune) doivent s'adapter à un contexte familial difficile (leur mère s'est remariée à un blanc après l’assassinat de leur père par les paramilitaires) et au nouveau cadre de vie que constitue ce labyrinthe urbain : désoeuvrés, ils  traînent à longueur de journée leur nostalgie d’un monde définitivement perdu, celui de la jungle et des rivières de la côte, mais aussi celui de l’enfance.

Au risque de parfois tomber dans une imagerie hip-hop clinquante (écueil que ne contourne pas complètement Arango, en filmant ses personnages au rythme de nappes de rap afro-colombien surgissant pour exprimer de façon un peu facile ce qui semble être une black pride marginalisée), ces cheminements dans l’espace urbain, bien qu’apparemment sans but et répétitifs, finissent petit à petit par délimiter un territoire qui fait sens et que s’approprie Tomás. Ses allées et venues dressent une carte qui va le mener à se trouver lui-même et qui n’est pas sans rappeler ces autres cartes que dessinaient les mères au temps de l’esclavage sur les têtes de leurs enfants, afin de permettre aux pères exploités dans les mines de s’évader et de s’orienter vers les terres libres des nègres cimarrons. Tomás, en redécouvrant l’art ancestral de la coiffure afro légué par sa mère, pourra disposer d’un espace au sein de la mégalopole blanche, lui permettant d’affirmer haut et fort sa différence, au travers de motifs stylisés, tracés comme un tatouage sur le cuir chevelu, parlant de joies, de révoltes et de souffrances, de l’histoire de tout un peuple.

La Playa constitue une bonne introduction à la culture afro-colombienne de la côte pacifique, souvent méconnue en dehors des frontières de la Colombie, dont on pourra étudier les origines et les influences en élargissant la réflexion à l’ensemble de l’aire des Caraïbes. Le film de Juan Andrés Arango peut également servir à évoquer la situation des nombreux desplazados victimes du conflit armé en Colombie, dont l’arrivée massive à la périphérie des villes s’est traduit par une prolifération de bidonvilles d'une pauvreté dramatiques. Enfin, sur un plan plus universel, les trajectoires sinueuses des personnages du film et les questionnements identitaires de Tomás, ne manqueront pas également de toucher un public adolescent, sensible aux questions de quête de soi et au difficile passage au monde adulte.

[La Playa de Juan Andrés Arango. 2012. Durée : 1 h 30. Distribution : Jour2fête. Sortie le 17 avril 2013]

> Le DVD du film est disponible, avec ses droits institutionnels sur la boutique DVD Zérodeconduite.

Le distributeur Jour2fête propose des outils pédagogiques à destination des professeurs d'espagnol autour du film :
— Un dossier pédagogique édité par Cinélangues
— Un supplément VO-Scope édité par le magazine Vocable

Posté dans Dans les salles par Henri Belin le 19.04.13 à 14:35 - Réagir

No : Entretien avec Ren?e Fregosi

No

Directrice de recherche en science politique ? l'Institut des Hautes Etudes de l'Am?rique Latine (Universit? Paris III - Sorbonne Nouvelle), Ren?e Fregosi a beaucoup travaill? sur les dictatures sud-am?ricaines et la transition vers des r?gimes d?mocratiques. Son ouvrage Parcours transnationaux de la d?mocratie. Transition, consolidation, d?stabilisation (?ditions Peter Lang, 2011) raconte l'histoire de la d?mocratie, ses concepts et pratiques ? travers le monde ces trente derni?res ann?es (le deuxi?me chapitre est consacr? aux enjeux des contr?les ?lectoraux). Elle faisait ?galement partie de l'?quipe internationale de contr?le parall?le lors des ?lections g?n?rales du Chili en 1989, et a donc v?cu de pr?s l'histoire racont?e par No. Elle a visionn? le film de Pablo Larra?n pour Z?rodeconduite.net et accept? de r?pondre ? nos questions…?

Z?rodeconduite.net : Comment consid?rez-vous le film d'un point de vue politique et historique ?

Ren?e Fregosi : Tout ce qui est dit dans le film est juste, mais un peu parcellaire… No est une œuvre de fiction, il faut la prendre comme telle. L'histoire romanesque de ce publicitaire est belle, mais les ressorts de la victoire du non lors du r?f?rendum de 1988 furent ?videmment plus complexes. Le personnage de Juan Gabriel Vald?s est central. C'est lui, le responsable politique de la "Concertation des partis pour la d?mocratie" (coalition de 17 partis politiques chiliens du centre et de la gauche, repr?sent?e par le logo arc-en-ciel), qui va chercher le publicitaire et le pousser ? faire ce type de campagne moderne. Il souhaite une campagne qui se tourne vers l'avenir plut?t que le pass?, une campagne qui ne ressasse pas les horreurs commises par la dictature et ?voque la joie ? venir.

Z?rodeconduite.net : Ce n'est pas la campagne publicitaire qui a fait gagner le "non" ??

R. F. : Une campagne publicitaire efficace s'articule autour d'une bonne strat?gie politique. C'est la strat?gie politique qui fait la campagne publicitaire, pas l'inverse. Pourquoi la Concertation a-t-elle accept? cette campagne publicitaire qui choque certains de ses membres ? En son sein il y a alors des jeunes modernistes qui ont impos? la strat?gie consistant ? prendre part au r?f?rendum et de tout faire pour que le non l'emporte, afin de prendre la dictature ? son propre pi?ge. Mais cette campagne pour le "non" succ?de ? une grande campagne d'inscription sur les listes ?lectorales en 1987. Ce qu'on appelait ? l'?poque la croisade pour l'inscription sur les listes ?lectorales. On sent bien, ? travers ce terme, la pr?sence de la d?mocratie chr?tienne (Parti d?mocratie-chr?tien) dans la Concertation. Jusqu'aux grandes manifestations de 1983-1984, on imagine que la chute de la dictature ne peut ?tre que brutale. Mais la forte mobilisation populaire de ces ann?es-l? ne suffit pas ? renverser pas la dictature. C'est pourquoi l'opposition modifie sa tactique. Au niveau r?gional, des transitions pacifiques ? la d?mocratie ont d?j? eu lieu. Les intellectuels et les responsables politiques pensent qu'eux aussi pourraient concevoir une transition pacifique de la dictature ? la d?mocratie en pervertissant le jeu m?me de la dictature.

Z?rodeconduite.net : Comment est n?e cette id?e de pl?biscite ?

R. F. : Ce r?f?rendum n'?tait pas pr?vu. En 1988, les dispositions transitoires de l'installation de la constitution de 1980 se terminaient et Pinochet, qui assumait la transition depuis huit ans, ?tait cens? quitter le pouvoir. La constitution, ?crite par Jaime Guzman, un grand juriste de droite chilien, instaurait une "d?mocratie prot?g?e". Son installation pr?voyait des ?lections : ? partir de 1987, on met en place des listes ?lectorales et des nouveaux partis pour participer ? ces ?lections. Les socialistes, qui n'ont pas le droit d'appara?tre comme tels, forment le parti pour la d?mocratie. Mais Pinochet d?sire finalement se repr?senter, ce qui provoque des remous au sein m?me du groupe dirigeant. Pinochet d?cide alors de se faire l?gitimer par le peuple en demandant par r?f?rendum s'il a le droit d'?tre candidat. Le r?f?rendum de 1988 s'inscrit donc ? la fois ? l'int?rieur et hors du cadre de cette nouvelle constitution.?

Z?rodeconduite.net : Comment r?agit l'opposition ?

R. F. : A partir de 1987, l'inscription sur les listes ?lectorales est volontaire. Les membres de l'opposition se lancent dans une vaste campagne pour pousser les Chiliens ? s'inscrire sur les listes. Le paradoxe est que l'opposition fait ouvertement campagne pour le non, alors que le r?gime continue ses exactions (r?pression, torture…). Cette ambiance un peu incertaine est bien rendue dans le film.

>>> Suite de l'entretien sur le site p?dagogique du film : www.zerodeconduite.net/no

No, de Pablo Larra?n, au cin?ma le 6 mars 2013.

Posté dans Entretiens par Magali Bourrel le 28.02.13 à 11:47 - Réagir

No : le site p?dagogique

No

La dictature d'Augusto Pinochet fut-elle renvers?e par le pouvoir de la… publicit? et gr?ce aux id?es d'un jeune cr?atif propre sur lui biberonn? ? la soci?t? de consommation am?ricaine ? C'est la th?se de No de Pablo Larra?n, troisi?me volet d'un triptyque sur la dictature chilienne entam? avec Tony Manero (2009) et poursuivi par Santiago 1973 Post mortem (2010).
Nous avions dit tout le bien que nous pensions de No lors de sa pr?sentation ? la Quinzaine des R?alisateurs en mai dernier. Z?rodeconduite propose aujourd'hui un site p?dagogique autour du film destin? aux enseignants d'espagnol, pour ?tudier le film au lyc?e (objets d'?tude : "L'art de vivre ensemble", "Mythes et h?ros", "L'id?e de progr?s", "Lieux et formes de pouvoir", etc.)

No de Pablo Larra?n, au cin?ma le 6 mars

Le site p?dagogique du film

Posté dans L'agenda par Zéro de conduite le 25.02.13 à 14:30 - Réagir

Blancanieves : ?rase un vez

Biancanieves

Avec Torremolinos 73 (2003), premier film pass? un peu inaper?u en France, Pablo Berger se plongeait dans les seventies franquistes pour mettre en sc?ne l’histoire vraie d’un cin?aste d?butant, fascin? par Bergman, mais contraint de sacrifier femme et ambitions esth?tiques sur l’autel d’un r?alisme ?conomique domin? par le cin?ma porno, les plages b?tonn?es et le boom touristique. Presque dix ans apr?s, le r?alisateur, qui a surv?cu aux innombrables probl?mes de financements de son dernier projet, nous revient avec ce muet Blancanieves, surprenante et revigorante adaptation du conte des fr?res Grimm.?? Beaucoup moins conservateur qu’il n’y para?t, ce nouveau film ?vite l’?cueil du simple hommage cin?phile et f?tichiste ? l’?ge d’or d’un cin?ma d’antan disparu (reproche que l'on pouvait adresser ? The Artist de Michel Hazanavicius). Il inflige une saine cure de jouvence ? l’inusable conte maintes fois adapt? au cin?ma, en se permettant plusieurs infid?lit?s ? l’?gard de l’original et en transposant l’imaginaire nordique des fr?res Grimm dans l’ar?ne chauff?e ? blanc d’une S?ville des ann?es 20. Jalonn? des poncifs attendus, le film ne se contente pas cependant d’une ?num?ration st?rile des clich?s typiques de l’espagnolade : le flamenco, la figure de Carmen, les taureaux, la passion frustr?e et la? fascination de la mort, toute cette toile de fond andalouse cesse rapidement d’?tre un vernis superficiel et pittoresque, pour atteindre toute sa profondeur ? la lueur de la violence des enjeux sous-jacents au conte. C’est le cas en particulier de la tauromachie et de sa mise en sc?ne de la lutte contre les instincts dont on comprend ici toute l’envergure, en tant que rituel cathartique servant la dimension primitive et cruelle du conte.

Une hybridation impure et porteuse de modernit? s’op?re alors entre l’imaginaire gothique anglo-saxon, la l?g?ret? tragi-comique de l'Espagne de “pandereta” et les r?f?rences esth?tiques au cin?ma muet. Le m?lodrame ? monstres marginaux, le fond sonore du flamenco et le lyrisme f?erique des images que nous offre Berger —? travers un superbe noir et blanc— accompagnent le r?cit intemporel du cheminement de Blancanieves. Marginalis?e, rejet?e et orpheline, elle retrouve finalement son identit? dans les gestes du torero appris avec son p?re, et dont elle retrouve le sens perdu lors de son passage? initiatique chez les nains. Ces nains toreros, vivant dans l’univers des forains, bien que marginaux et nomades, toujours en mouvement mais jamais enracin?s nulle part, constituent la seule soci?t? ouverte, capable d’accueillir Blancanieves, son trouble identitaire et de lui offrir un peu d’amour et de chaleur. Avec ces sc?nes foraines sans doute les plus belles et fortes du film, Berger gagne ainsi haut la main son pari de concilier r?f?rent hispanique fortement marqu? et dimension universelle de la fable, en distillant cette m?me po?sie de l’?trange, cette ind?niable pr?dilection qu’il voue ? un monde freak mais libre qui ?tait d?j? ? l’oeuvre dans Torremolinos 73.

Le film renferme un tr?s fort potentiel d’exploitation en classe car il peut int?resser ? plus d’un titre, tous les publics scolaires, du primaire au lyc?e, pour peu que le professeur adapte sa d?marche au public vis?. Ainsi ce film sur le conte, ne manquera pas de susciter l’int?r?t des ?l?ves les plus jeunes, en raison des diff?rences qu’il entretient avec l’original qu’ils connaissent et par le m?lange avec d’autres contes.? Le film permet ?galement de travailler sur les st?r?otypes et codes typiquement hispaniques, non seulement en tant que lieux communs mais aussi en tant que figures embl?matiques de l’art et de la litt?rature espagnole : les nains (la peinture de Vel?zquez), la tauromachie, la femme andalouse ou le flamenco, mais aussi la parodie, la d?rision grotesque voire l’esperpento. Une autre piste serait de? mettre en ?vidence la richesse plastique de l’œuvre : de l’expressionisme allemand au cin?ma de Tod Browning, en passant aussi par des "recycleurs" modernes tels que David Lynch ou Guy Maddin. Il constitue enfin un tr?s bon support pour l’enseignement de l’Espagnol en litt?rature ?trang?re d’abord en tant qu’adaptation cin?matographique d’un r?cit mais aussi pour introduire de fa?on ludique des th?mes du programme comme le personnage, ses figures et ses avatars. ?rase una vez… Blancanieves, un conte qui n’avait pas une fin heureuse, un conte sur le conte.

[Blancanieves de Pablo Berger. 2012. Dur?e : 1 h 44. Distribution : Rezo films. Sortie le 23 janvier 2013]

Posté dans Dans les salles par Susana Arbizu le 15.02.13 à 09:53 - 1 commentaire

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