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Les Faussaires : le site pédagogique

C’est un paradoxe fréquent quand le cinéma s’intéresse à l’Histoire : en s’attachant aux destins exceptionnels, aux histoires hors du commun, ne risque-t-il pas de trahir la vérité souvent plus prosaïque des faits ?
L’histoire véridique mais hors du commun de Salomon Sorowitsch (comment un roi de la fausse monnaie, et d'autres experts juifs déportés, deviennent l'instrument d’une vaste opération nazie destinée à destabiliser les économies alliées), est évidemment bien peu représentative du sort des millions de juifs déportés par l'Allemagne nazie. Mais le récit écrit par le survivant Adolf Burger (intitulé L’Atelier du diable), porté à l’écran dans le film Les Faussaires, offre une description précieuse du fonctionnement du "KZ" de Sachsenhausen. Il serait dommage de s’en passer, par exemple dans le cadre du programme d’Histoire de Première générale.
Alors que les réalisateurs se sont intéressés aux camps d’extermination (les fameux La Liste de Schindler de Spielberg ou La Vie est belle de Roberto Benigni, mais aussi plus récemment Etre sans destin de Lajos Koltai), ou aux ghettos juifs (Le Pianiste de Roman Polanski), peu se sont consacrés à la vie dans les camps de concentration.
C’est pourquoi nous consacrons un dossier pédagogique en Histoire au film Les Faussaires, téléchargeable sur le site pédagogique du film. Tout en soulignant ce caractère exceptionnel des faits qu’il relate, ce dossier s’appuie sur le film pour aborder les caractéristiques de l'univers concentrationnaire, mais également les relations entretenues entre les déportés eux-mêmes, plus rarement traitées dans les manuels, et les formes de résistance qui ont pu malgré tout exister dans les camps.
Dans un souci interdisciplinaire, le site pédagogique propose également une didactisation spécifique pour les enseignants d’Allemand. Et il permet enfin de télécharger le supplément Cinéclasse que le Monde de l’Education a consacré au film.

> Les Faussaires, au cinéma le 6 février
> Le site pédagogique du film

Posté dans L'agenda par zama le 29.01.08 à 17:08

Commentaires

De adele h, posté le 29.01.08 à 17:18

il faut arrêter de cite rle film de Benigni dans les "références" sur la Shoah : ce n'est ni un bon film ni un film utile. le bruit qu'il avait fait a l'époque et la polémique ne justifient pas qu'il reste dans l'histoire du cinema !
De marty, posté le 31.01.08 à 12:11

je l'ai dit, je le répète: LES FAUSSAIRES est un très beau film, à la fois romanesque et sensible. Je l'avais vu au dernier FIFET, en présence du réalisateur autrichien, qui parle très bien (même filtré par la traduction simultanée) de son cinéma
De Antoine, posté le 31.01.08 à 14:33

les faussaires a l'air interessant mais il y a quelque chose qui me fait sérieusement tiquer dans le résumé du film sur la première page du site pédagogique : qu'est-ce pour vous qu'un "camp de première classe" (manière dont vous désignez le camp de Sachsenhausen) ??!!? je n'ai pas vu les faussaires mais l'expression me parait assez malheureuse : sans parler de révisionnisme (la encore je n'ai pas vu le film), elle risque de donner à nos élèves une vision assez tronquée de l'univers concentrationnaire.
De mercutio, posté le 31.01.08 à 15:59

Il n'est pas question DU camp de première classe de Sachsenhausen mais d'UN camp de première classe à Sachsenhausen. Nuance. Il faut entendre par là que les prisonniers bénéficient d'un "traitement de faveur" (tout étant bien sûr relatif) par rapport aux autres détenus: pas d'uniformes, pas de cheveux rasés, nourriture plus abondante, musique de fond. Bien sûr cela reste un camp, aucun doute là-dessus. Mais avant de parler de révisionnisme (même de manière privative) il faut voir le film, je crois...
De marty, posté le 01.02.08 à 21:24

A Antoine : Mercutio a raison : Les faussaires est insoupçonnable de révisionnisme (ça se dit). c'est ce que dit le dossier du Monde de l'Education (plutôt bien fait, comme d'habitude) : cette histoire est une façon d'aborder l'histoire des camps de concentration de biais (la seule manière possible d'ailleurs). C'est aussi ce que disait Stefan Ruzowitzky après le film lors de la soirée à laquelle j'ai assisté. Les personnages du film, qui sont utiles aux nazis, bénéficient effectivement d'un traitement de faveur. c'est tout.

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