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La Femis ouvre la porte


Est-ce la difficulté d’un concours (accessible seulement à Bac + 2) réputé à tort ou à raison favoriser les forts en thème (au détriment de profils plus atypiques) ? La représentativité sociale effective des élèves de l’école qui ont réussi à passer au travers des sélections ? Ou bien tout simplement l’identification à un certain cinéma français caricaturé comme cérébral et nombriliste ? Toujours est-il que la Fémis (ou Ecole nationale supérieure des métiers de l'image et du son) traîne une image élitiste qui, c'est là que le serpent se mord la queue, dissuade de nombreux apprentis cinéastes de tenter leur chance.
Pour lutter contre ce phénomène, la nouvelle direction présidée par le cinéaste Claude Miller, a décidé de lancer, à l’instar d’autres grandes école, une série d’actions pour promouvoir "l’égalité des chances", et le fait savoir :
"La Fémis est une école de haut niveau, délivrant une formation dense et très complète à 10 métiers du cinéma. Par ailleurs, elle ne forme que peu d'élèves chaque année - une cinquantaine au total - car le secteur du cinéma et de l'audiovisuel en général ne sont que peu créateurs d'emplois nouveaux. (…) Si nous assumons ce niveau d'exigence de l'Ecole et la difficulté d'y entrer, nous sommes pourtant très attentifs à ce qu'elle reste ouverte à tous et en particulier à des élèves de toutes origines sociales. (…) Aujourd'hui, cette ouverture se traduit dans la diversité d'origine des élèves, plus élevée que la moyenne de l'enseignement supérieur si l'on en juge par le taux d'élèves boursiers. Néanmoins, nous pensons comme beaucoup aujourd'hui en France, que cette diversité doit être encore accrue pour refléter notre société et, pour le dire d'un mot, que nul ne doit s'interdire de penser à faire ses études à La Fémis en raison de son origine sociale - alors que c'est peut être encore le cas." (communiqué de Claude Miller, président, et Marc Nicolas, Directeur général).
Si l’on ne parle pas (pas encore ?) de filière réservée au concours, les actions se déclinent en deux volets :
— Une campagne d’information sur les métiers du cinéma dans les 68 lycées relevant de l’éducation prioritaire (ZEP/REP et Ambition Réussite).
— Un Atelier estival de remise à niveau pour les étudiants "issus de l’éducation prioritaire" et souhaitant tenter leur chance au concours

Renseignements à La Fémis au numéro suivant : 01 53 41 21 00

En savoir plus :
> Le site de la Fémis
> Une interview du directeur général Marc Nicolas par Les Cahiers du cinéma
> Un article de Fluctuat.net

Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 02.05.08 à 10:30

Commentaires

De moulay, posté le 07.05.08 à 07:58

moi ça ne me choue pas que la FEMIS soit sélective : c'est une grande école après tout,elle est accessible sur concours, c'est le principe de la méritocratie républicaine. si inégalités il y a, c'est bien avant qu'il faut les corriger, au risque de réparer l'injustice par l'injustice
De moulay, posté le 07.05.08 à 07:59

oups : ça ne me "choque" pas, c'est ce que je voulais dire
De Perno, posté le 09.05.08 à 18:33

ce qui choque le plus, comme d'ailleurs pour le reste des grandes écoles, c'est la disproportion entre les moyens attribués aux élèves de l'école (intervenants, ateliers,locaux, et surtout les moyens de réaliser un ou plusieurs films pendant leurs scolarité) et ceux dont bénéficient les étudiants en faculté. l'élitisme il est avant tout là. Veut-on que le cinéma français soit le résultat de ce système, un cinéma d'enfants gâtés en quelque sorte ?
De roki, posté le 16.05.08 à 19:38

Une belle idée aussi utopique que cette école. On n'apprend pas le cinéma, on le vit dans son ensemble : joie, humanité, rencontre, frustration, respect de l'autre et de soi, discrétion... Un apprentissage humain dans lequel l'ouverture est le maître mot. Ouvrir "ses portes", c'est bien, mais ouvrir "son coeur" c'est mieux.
De Manishboy, posté le 17.06.08 à 16:42

Il faudrait alors que la Fémis aide les élèves de conditions modestes à trouver des stages rémunérés, sur les tournages par exemple et qu'elle leur accorde une dispense de cours pendant ces tournages.
Ca me rappelle en fait la règle de l'amateurisme que Pierre de Coubertin a imposé aux participants des Jeux Olympiques, règle sélective qui éliminait de fait les athlètes d'origine modeste.
De Voronet, posté le 06.07.08 à 11:39

Ce qui me choque, moi, dans toutes vos interventions sur le soi-disant élitisme est la méconnaissance de l'effort en premier, de la compétitivité en second. J'ai fait mes études supérieures dans un pays communiste, au début des années 70: malgré la gratuité des études (qui, d'ailleurs, étaient TRES SERIEUSES !), l'entrée dans n'importe quelle fac était faite sur concours. Ce qui veut dire que, même s'il y avait 2000 candidats A CHANCES EGALES, il n'en entrait que 300 si la fac avait juste 300 places. En France, c'est le système qui est malhonnête: tout bachelier est assuré d'avoir une place dans une fac, d'office - du coup, il ne travaille pas dur, et pourquoi le ferait-il? Si le travail acharné est équivalent d'élitisme ... Prof contractuel (donc ne travaillant pas régulièrement et sans aucune certitude du lendemain!), j'ai élevé seule deux enfants, dont la dernière, à qui j'ai fait redoubler -avec succès! - la Seconde! - s'apprête à intégrer la Prépa de la FEMIS, à Nantes. Elle ne le doit à aucun piston, sûrement pas aux moyens financiers que je n'ai pas, mais à sa passion et à son acharnement. Devenue en deux ans la première de sa classe de lycée, ayant choisi de vivre dans un internat pour faire l'option cinéma-audiovisuel, elle s'est donné toute seule les moyens de réussir. Rien n'est gagné d'avance, et le métier est dur, mais son dossier pour la prépa est déjà "béton" côté résultats, elle a approfondi les langues et met son peu d'argent de poche de côté pour se payer des stages à l'étranger (notamment en Angleterre et aux USA). Alors, s'il vous plaît, quand on vient me parler de "chances égales", cela me fait grincer des dents. Jusqu'où allons-nous conforter nos enfants dans la légitimité de l'assistanat? Réussir sa vie professionnelle n'est pas uniquement un prpblème d'argent, mais aussi de travail, d'effort, de passion et d'esprit de sacrifice. Il y a cent ans, un petit paysan pouvait devenir instit ou médecin grâce à son travail - c'est encore valable de nos jours, mais tout le monde semble oublier que, sans travail, il est difficile de percer. A moins d'être rentier ... Une réussite, ne l'oublions pas, est faite de 1% de talent et de 99% de sueur. Ce n'est pas de moi !
De Pii, posté le 04.04.09 à 14:11

Je me permets de réagir, un peu en retard, au post de Roki: «Une belle idée aussi utopique que cette école. On n'apprend pas le cinéma, on le vit dans son ensemble : joie, humanité, rencontre, frustration, respect de l'autre et de soi, discrétion... Un apprentissage humain dans lequel l'ouverture est le maître mot. Ouvrir "ses portes", c'est bien, mais ouvrir "son coeur" c'est mieux.»



C'est bien gentil de sortir des grandes phrases comme ça, mais c'est pas avec ça que j'ai appris ce qu'était un travelling compensé, ni pourquoi le montage était important. Faut arrêter de se la jouer «le cinéma c'est comme tous les autres arts, ça se vit, genre on est évaporé, hop une caméra (comment ça marche? Ah bah merde, encore un truc qu'il faut apprendre), hop je suis gentil avec les gens et la mise en scène est parfaite (ah bah non, la mise en scène ça s'apprend aussi...)».



Et oui, la Fémis est plus facile d'accès aux gens qui en ont les moyens, mais comment on ferait autrement? Deux fois moins de travail pour laisser le temps aux étudiants de bosser à côté? Beau programme !
De v, posté le 06.05.09 à 11:22

ancienne élève de la fémis et boursière...et oui il y en a. Dans ma promo, on était huit dans ce cas sur 38 je crois. On bossait le weekend dans des cinémas au guichet,et le soir, moi je faisais du télé-marketing, d'autres du baby-sitting, bref des jobs d'étudiants. je me rappelle me faire régulièrement payer des verres quand on sortait par les élèves plus fortunés...Et excepté l'humiliation subie devant le type qui délivrait les bourses, du style: et pourquoi votre maman ne gagne pas plus d'argent ? je ne me suis pas sentie pénalisée par mon origine sociale. D'ailleurs à la sortie, les boursiers ont tous trouvé du boulot rapidement, fallait bien manger. Par contre dix ans après, on voit bien que selon la classe sociale dont on est issu, les réseaux ne sont pas les mêmes. Or dans le cinéma tout est histoire de réseaux...J'ai rencontré au théâtre, il y a peu, un p'tit gars de banlieue qui se préparait au concours dit égalité des chances...On a discuté,je l'ai conseillé, et je lui ai fait répété un peu son oral. Il avait une vraie connaissance du cinéma...j'espère qu'il sera pris.
De sofii, posté le 28.07.09 à 14:51

bonjour je voulais savoir a quel âge peut on entré dans cette école ? parce que je n'est que 14 ans .

et ont fait quoi ensuite je veut direune fois que l'ont est plus a la femis ont fait quel genre de métier parce que des métiers en rapport avec le cinéma il y en a beaucoup quand même ! en faite les question que je poses peuvent vous paraitres débiles mais je ne conné rien sur cette école c'est pour sa je me renseigne. parce que je veut travaillé dans un truc en rapport avec le ciné ma sa c'est sur peut étre sénarite ou réalisatrice je ne c'est pas encore.



merci d'avance
De SUZIEQ, posté le 11.12.09 à 13:44

BONJOUR



je suis en 3EME annee des beaux arts et je compte passer le concours de la femis departement montage;

existe t il un site qui prépare à ce concours?
De nath, posté le 05.01.10 à 13:32

Ma fille souhaite rentrer à la FEMIS, quelles études lui conseiller pour la préparation du concours?

Merci d'avance pour votre aide
De Alex, posté le 26.01.10 à 22:05

Bonjour, vous trouverez toutes les informations concernant la préparation du concours sur le site de la Femis d'une part, mais surtout sur le forum RNZ, dans la catgorie "Ecoles et Etudes", sujet "Comment bien préparer le concours de la Femis 2010". Vous pouvez également venir aux portes ouvertes chaque année. Les prochaines ont lieu samedi 30 janvier.
De Sophia, posté le 08.02.10 à 21:50

Je passais par ce site et j'ai lu tous les commentaires, dont quelques uns accusent à tort et à travers la FEMIS d'être elitiste. "C'est pas bien, tout le monde devrait avoir sa chance. " D'où le concours, qui met tout le monde sur un pied d'égalité. Si une personne n'a aucune notion artistique, ni aucune notion technique, quel est l'intérêt? La femis est une école de Bac +2, en deux ans, si c'est le métier de sa vie, il aura choisi un diplôme dans ce domaine (BTs audiovisuel, licence de ciné, ou histoire de l'art) et donc il sera apte au concours. Etant moi-même en BTS audiovisuel je sais à quel point il est mieux d'être un nombre d'élèves réduits, non seulement pour la qualité del'enseignement, mais surtout au niveau du matériel (et oui, une station de mixage son, ça coûte bonbon et quand il en faut pour plein d'étudiants, soit ça coute trop cher, soit on doit se batre pour réserver une régie, au détriment de l'apprentissage).



d'ou un besoin d'une selection, et la plus égalitaire : le concours. Car je vous signale que la FEMIS ne demande pas de relevé de notes lors de l'inscription, ni de diplôme obligatoire , a part un niveau de BAC +2.
De léah, posté le 17.02.10 à 19:36

savez vous comment il faut faire pour recevoir la brochure de la femis par courrier?

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