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Retour Vers le Sud




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Les Cafés géographiques
nous donnent l'occasion de revenir sur le film de Laurent Cantet, Vers le sud (sortie le 25/01). Gilles Fumey et Alexandra Monot y analysent le films sous l'angle d'une géographie des… sentiments.
On est bien loin de la Carte du Tendre, puisque dans ce domaine comme ailleurs une mondialisation aux conséquences implacables est en marche. L'article souligne la subtilité de la réflexion de Laurent Cantet : "Cantet va au-delà des bons sentiments hypocrites de l’Occident et ses
cannibales de chair fraîche qui exploiteraient des malheureux. Il tente
de comprendre comment se pratique
la recherche d’identité chez des femmes
qui ne trouvent pas dans leur société de quoi s’épanouir en sachant bien
qu’il aurait pu poser la même question pour les hommes. (…) Son point de vue prend plutôt la mesure du puritanisme et du machisme
des sociétés occidentales qu’il place en contrepoint avec la misère
matérielle et la stupidité des régimes politiques du Sud.
"
Et les auteurs de rapprocher l'exil "sentimental" de ces femmes occidentales d'un exil économique : l'émigration des femmes pauvres des pays du Sud, qui partent en Occident s'occuper des enfants des riches. Ils s'appuient entre autres sur les travaux du sociologue américain Arlie R. Rotschild, qui a tenté de quantifier ces flux et d'en mesurer l'impact sociologique.
"Ce que les Américains appellent le care, le soin
aux autres et, notamment aux enfants, est devenue une ressource
précieuse qui a sa géographie : d’où vient-il ? Où va-t-il ? Comme si
ce qui était privé, le plus intimement privé comme la ressource
affective - était entré, non pas dans la sphère marchande où il
existait déjà un peu, mais dans des circuits complexes d’échelle
mondiale.
"

Posté dans Thèse-Antithèse par Zéro de conduite le 22.02.08 à 00:00

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