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Qui peut contrer le plombier polonais ?
Huit étudiants Erasmus, pardi. Rappelez-vous : il y a trois ans un film montrant la construction européenne d’un point de vue positif et vivant remportait un immense succès en France. L’auberge espagnole (dont la suite, Les Poupées russes, plaisante mais plus conventionnelle, est sortie mercredi) meilleur attaché de presse de l’Europe, comme le pensait l’ex-ministre Michel Barnier ? En tout cas un bon moyen pour l’aborder avec les élèves, en classe d’Espagnol (voir un travail très complet —exploitation culturelle et linguistique— sur une séquence de deux minutes), ou de Géographie (encore une fois sur l’incontournable site Cinehig), au collège (4ème) et au lycée (1ère ES).Cette dernière fiche, bien construite et très détaillée, a en outre le grand intérêt de reproduire en document d’accompagnement un texte du géographe Jacques Levy qui analyse la double allégorie du film : « la diversité de l’Europe comme expression de celle de l’individu, la construction européenne comme image de la construction de la personnalité. »
On ne résistera pas à l’envie de citer un passage assez riche d’échos avec le récent débat du référendum :
« Film diffusant une image positive de la société européenne en émergence et de l’auto-construction de soi, L’auberge espagnole a sans doute eu le défaut de présenter une vision du monde plutôt optimiste sous ces deux aspects, ce qui on le sait, est antinomique avec la posture eschatologique de l’intellectuel, posture qui ne peut être abandonnée sans risquer de perdre son capital politique lui assurant une légitimité auprès de classes populaires dont nul ne peut ignorer qu’elles sont projetées par les porteurs de capital économique dans une misère toujours plus profonde. »
Posté dans Le classeur par zama le 17.06.08 à 19:30
Commentaires
De Pierre, posté le 18.06.05 à 11:39
De quels échos parlez-vous ? Est-ce de Jacques Chirac débattant avec la belle jeunesse française et s'étonnant de son manque de confiance en l'avenir ? "De quoi avez vous peur ? n'ayez pas peur, voyons !".
De quels échos parlez-vous ? Est-ce de Jacques Chirac débattant avec la belle jeunesse française et s'étonnant de son manque de confiance en l'avenir ? "De quoi avez vous peur ? n'ayez pas peur, voyons !".
De gelsomina, posté le 20.06.05 à 15:23
Faut dire aussi qu'une bourse Erasmus, c'est aux alentours de 100 euros par mois : autant dire que ceux qui peuvent partir le doivent à leurs gentils parents. POur le dire un peu violemment donc, les personnages dépeints dans l'auberge espagnole (à commencer par le héros) sont tous des fils de bourges. On comprend qu'ils soient un petit peu plus optimistes que la moyenne de la jeunesse française. Pour mes élèves de lycée, l'université ça paraît déjà très très loin, alors voyager avec Erasmus…
Faut dire aussi qu'une bourse Erasmus, c'est aux alentours de 100 euros par mois : autant dire que ceux qui peuvent partir le doivent à leurs gentils parents. POur le dire un peu violemment donc, les personnages dépeints dans l'auberge espagnole (à commencer par le héros) sont tous des fils de bourges. On comprend qu'ils soient un petit peu plus optimistes que la moyenne de la jeunesse française. Pour mes élèves de lycée, l'université ça paraît déjà très très loin, alors voyager avec Erasmus…
De gerard, posté le 21.06.05 à 10:25
Romain Duris : Dans le film, son père est énarque. Son parrain à Bercy est énarque. Il va travailler à Bercy et finalement décide de devenir écrivain. C'est un véritable personnage de science-fiction, bien éloigné de la "France d'en Bas" !
Romain Duris : Dans le film, son père est énarque. Son parrain à Bercy est énarque. Il va travailler à Bercy et finalement décide de devenir écrivain. C'est un véritable personnage de science-fiction, bien éloigné de la "France d'en Bas" !
De fred, posté le 10.07.05 à 15:40
ceux qui veulent vraiment partir étudier à l'étranger parviennent à le faire, Erasmus ou non, avec ou sans parents enarques.
Bien que pas tout à fait homogènes entre les pays européens, les frais d'inscription à l'université ou les loyers de chambres d'étudiant sont comparables à la France, idem pour le coût de la vie en général, idem pour les opportunités de job étudiants... Le principal frein n'est pas financier, c'est l'absence de motivation de découvrir ou non un autre horizon, la crainte (justifiée) de se retrouver largué dans l'inconnu, isolé par les obstacles linguistiques,... Cette absence de motivation n'est pas essentiellement due à ses propres moyens financiers mais au désengagement quasi total de la politique française d'éducation nationale. Elle est due aussi à la forte pression exercée sur les étudiants dans la course aux diplômes, puis dans la course à l'emploi.
ceux qui veulent vraiment partir étudier à l'étranger parviennent à le faire, Erasmus ou non, avec ou sans parents enarques.
Bien que pas tout à fait homogènes entre les pays européens, les frais d'inscription à l'université ou les loyers de chambres d'étudiant sont comparables à la France, idem pour le coût de la vie en général, idem pour les opportunités de job étudiants... Le principal frein n'est pas financier, c'est l'absence de motivation de découvrir ou non un autre horizon, la crainte (justifiée) de se retrouver largué dans l'inconnu, isolé par les obstacles linguistiques,... Cette absence de motivation n'est pas essentiellement due à ses propres moyens financiers mais au désengagement quasi total de la politique française d'éducation nationale. Elle est due aussi à la forte pression exercée sur les étudiants dans la course aux diplômes, puis dans la course à l'emploi.
De plombier, posté le 12.07.05 à 22:33
The men who stopped Europe
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La dépression mondiale, dont le coût s'élève à plus de 20 000 milliards de dollars, a engendré pour des millions de personnes la perte de leur emploi et leur maison. Au travers d'enquêtes approfondies et d'entretiens avec des acteurs majeurs de la finance, des hommes politiques et des journalistes, le film retrace l'émergence d'une industrie scélérate et dévoile les relations nocives qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire. Le film a été tourné entre les Etats-Unis, l'Islande, l'Angleterre, la France, Singapour et la Chine.
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