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"L’atomisation des travailleurs induite par les plateformes rend les mobilisations collectives très difficiles"

Entretien

Sorry we missed you

Dans son nouveau film après Moi, Daniel Blake, Ken Loach s'attaque à ce qu'on a pris l'habitude d'appeler "l'ubérisation" du salariat. Nous avons demandé à Dominique Méda, professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine, de nous expliquer en quoi Sorry we missed you reflétait les changements actuels du monde du travail.  
 
Tout d’abord pouvez-vous faire un point rapide sur cette notion d’ubérisation ?
 
Le verbe "ubériser" est entré dans la version 2017 du Robert avec comme définition le fait de « transformer (un secteur d’activité) avec un modèle économique innovant tirant parti du numérique ». L’"ubérisation" est un néologisme formé sur le nom de la société Uber qui a mis en place une plateforme numérique permettant de mettre directement en contact les offreurs et les demandeurs d’un service de transport, concurrençant ainsi radicalement les taxis. Par extension, on utilise ce terme pour désigner la remise en cause de certaines professions par les plateformes numériques. 

Les domaines traités par le film sont ceux de la livraison et du service à la personne. Quels sont les domaines d’activité touchés principalement par cette ubérisation du travail ? 

Les deux cas ne me semblent pas emblématiques de l’ubérisation du travail. En effet, dans le cas de la livraison de colis, il y a une personne physique qui distribue le travail. Le plus souvent les plateformes numériques se contentent de mettre en contact offreurs et demandeurs de service et de prendre une commission. Idem pour les services d’aide à domicile. En revanche, dans les deux cas, ces entreprises — de livraison de colis et de service d’aide à domicile — agissent comme un grand nombre de plateformes qui utilisent des travailleurs indépendants qui ressemblent pourtant à s’y méprendre à des salariés. Aujourd’hui, les secteurs concernés sont le transport, la livraison de repas, de courses, mais aussi la réalisation de plats, de produits. 

La crise de 2008, qui dans le film a marqué le point de départ des difficultés de Ricky, a-t-elle été un facteur d’accélération de l’ubérisation ?

Elle a sans doute rendu moins regardants un certain nombre de travailleurs qui avaient perdu leur emploi ou qui n’arrivaient plus à joindre les deux bouts, mais ce sont plutôt les possibilités techniques et les audaces de quelques sociétés qui ont été les véritables déclencheurs. 

Tout au long du film, Ken Loach montre le paradoxe du « pseudo-entreprenariat » : être prétendument « son propre patron » tout en étant totalement asservi… 

Ce n’est pas un paradoxe : c’est un mensonge ! Ricky n’a strictement rien d’un travailleur indépendant, tout comme les coursiers de Take eat easy ou les chauffeurs d’Uber, ce que les tribunaux viennent d’ailleurs d’établir dans leurs jugements récents. L’entreprise lui donne des ordres, contrôle leur exécution et sanctionne les manquements, ce qui est en somme la définition même du salariat. Le film nous montre clairement le chef de Ricky effectuer ces différentes opérations. Il agit comme un employeur mais il a recruté, et c’est un comble, des indépendants. Or Ricky n’a rien d’un indépendant : il n’a pas sa propre entreprise ni sa propre clientèle. Il est entièrement dépendant de son patron. 

On observe aussi que les travailleurs sont mis en concurrence les uns avec les autres.  

Cette manière de faire permet en effet à la fois de contourner le droit du travail, puisque cette entreprise ne paie ni salaire minimum ni cotisations sociales, et d’éviter d’avoir face à soi un collectif. Mes collègues Sarah Abdelnour et Sophie Bernard ont bien montré dans le livre que nous publions cette année Les nouveaux travailleurs des applis (PUF) qu’étant donnée cette atomisation des travailleurs, les mobilisations étaient désormais très difficiles. Il faut vraiment qu’il se passe des évènements majeurs comme par exemple l’augmentation de la commission prise par Uber ou la baisse des tarifs de Deliveroo pour qu’une mobilisation se produise et que la solidarité réapparaisse.

Le film montre les ravages de son nouveau travail sur la famille de Ricky… A-t-on pu mesurer les conséquences sociales de l’ubérisation ? 

Non pas encore. Mais on sait que sur beaucoup de plateformes le travail est sous-rémunéré et qu’il faut effectuer de très longues heures de travail pour gagner un salaire autour du SMIC. Souvent, les travailleurs ne pensent pas aux frais qu’ils engagent : leur essence, leur assurance et bien sûr leur véhicule… Il s’agit le plus souvent d’un marché de dupes. Nous avons pu le voir avec Uber et Deliveroo : ces entreprises ont une stratégie particulière qui consiste à bien payer leurs « collaborateurs » au début pour, à mesure qu’une partie du marché est captif, diminuer la rémunération.

Seb, le fils de Ricky, se montre très désabusé face au monde du travail. Quels effets l’ubérisation a-t-elle sur la perception du travail par les jeunes ? 

Je pense que ce n’est pas seulement l’ubérisation qui déprime les jeunes générations. C’est le chômage, les conditions scandaleuses dans lesquelles ils sont parfois traitées, la difficulté des conditions de travail, la faiblesse des rémunérations, l’inintérêt de certains emplois, l’impression de travailler uniquement pour engraisser des actionnaires lointains et indifférents…

Ricky finit le film en se sentant piégé par son statut d’auto-entrepreneur. Est-il difficile pour les personnes ayant travaillé avec ce statut de se réintégrer dans le monde du travail ?

Attention, tous les auto-entrepreneurs ne sont pas des travailleurs de plateforme. Le statut d’auto-entrepreneur peut servir de différentes façons. Certains s’en servent comme d’un complément de revenus alors que d’autres en font leur gagne-pain principal. Pour ces derniers, la situation est plus compliquée. D’après les enquêtes que nous présentons dans notre livre, un certain nombre d’entre eux ne sont toujours pas tentés par le salariat. Mais je ne vois pas pourquoi ils auraient du mal à se réintégrer. On peut penser au contraire que cette expérience aura permis une prise de conscience sur les risques de ces discours mystificateurs.

Le dénouement du film est plutôt sombre. Le démantèlement du salariat et des protections sociales est-il un processus inéluctable ? 

Non certainement pas ! Je suis optimiste quand je vois les différents arrêts des cours de justice (Cour de Cassation, Cour d’appel) qui requalifient les travailleurs d’Uber ou de Take Eat Easy en salariés ou quand je vois la Californie adopter un projet de loi ouvrant la voie à la requalification en salariés des travailleurs indépendants des plateformes. Je pense que le salariat a de beaux jours devant lui. À nous de le défendre !

Dominique Méda est professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine, philosophe et Inspectrice Générale des Affaires Sociales. Elle a publié de nombreux ouvrages dont Réinventer le travail (PUF, 2013) et Les nouveaux travailleurs des applis (avec Sarah Abdelnour, PUF, 2019).
 

Pauline Le Gall

Sorry we missed you

Ce film m'intéresse

L'avis des enseignants

 4.6 / 5 (90 avis)
 5.0 / 5

j'ai vu le film en VOSTF avec mes élèves et ma collègue d'anglais dans le cadre de l'enseignement de l'ETLV en baccalauréat ST2S, celui-ci nous permet d'aborder les thèmes des travailleurs pauvres, des liens sociaux et des facteurs déterminants. Les élèves sont sortis enchantés et les séances de travail autour du film sont intéressantes, les élèves essaient d'exprimer leurs ressentis en anglais, demandent de l'aide pour le vocabulaire qu'ils ne connaissent pas...

CHRISTELLE D. - Lycée polyvalent privé Saint-Denis

 5.0 / 5

J'ai vu ce film seule. Je l'ai beaucoup aimé, mais n'y emmènerai pas mes élèves car je n'aborde pas les thèmes du film cette année. Un film réaliste et très émouvant, qui montre comment l'ubérisation de notre société contribue à détruire les liens sociaux et familiaux. Les personnages sont vraiment attachants.

Agnès B. - Lycée Notre-Dame de France

 5.0 / 5

J'ai vu ce film seule. Je l'ai beaucoup aimé, mais n'y emmènerai pas mes élèves car je n'aborde pas les thèmes du film cette année. Un film réaliste et très émouvant, qui montre comment l'ubérisation de notre société contribue à détruire les liens sociaux et familiaux. Les personnages sont vraiment attachants.

Agnès B. - Lycée Notre-Dame de France

 4.0 / 5

C'est du Ken Loach classique... à voir et revoir !

dominic d. - Lycée Louis Le Grand

 4.0 / 5

Un film à la fois touchant et qui interroge sur l'évolution d'une société de plus en plus uberisee qui tend à broyer les individus. Du grand Ken Loach.

Christine G. - Collège Pierre de Coubertin

 4.5 / 5

Un film poignant, plein de réalisme, à voir absolument!

Jean-Daniel O. - Lycée Externat Chavagnes

 5.0 / 5

Un beau film, à la fois terrifiant et touchant. L'ubérisation et l'auto-entrepreneuriat ne sont pas le rêve que l'on nous vend : c'est plutôt tout le contraire; déshumanisant, aliénant et destructeur des liens sociaux et familiaux. Mais c'est aussi un film plein de tendresse, avec des personnages attachants et vrais. On rit, on pleure. Un film plein d'humanité.

Agnès B. - Collège Guy Flavien

 5.0 / 5

Un très beau film, poignant et réaliste.

Awa D. - Collège Jules Ferry

 5.0 / 5

Un film poignant,juste, et magnifique sur l'uberisation de la société anglaise.

Danielle L. - Lycée Clemenceau

 5.0 / 5

Un excellent Ken Loach, fort et réaliste. Il est certain que mes élèves vont être remués.

Mireille B. - Lycée privé des Petits Champs

 4.0 / 5

Uberisation, délitement du couple, crise d'adolescence, stress, agression, endettement, burn out... La misère évolutive de feu la classe ouvrière atteint dans ce film la saturation. Ken Loach n'exagère rien pourtant, en déroulant l'engrenage implacable initié par un loser du jeu social qui cherche désespérément à se refaire. D'où vient alors qu'on en sorte avec l'embarras d'une indigestion ? Trop plein de réalisme du réalisateur ou difficulté du spectateur à l'assimiler ?

Linda L. - Collège des salins

 5.0 / 5

Comme à son habitude, Ken Loach propose un cinéma puissant et réaliste, qui nous entraîne dans la réalité d'une famille anglaise prise dans les tourments de la dérive de notre société.

Hélène V. - Collège Maxence Van Der Meersch de Mouveaux

 5.0 / 5

Film puissant qui ne peut laisser indifférent. Ken Loach continue à nous déranger, à nous ouvrir les yeux sur notre monde avec un immense talent.

sylvie c. - Collège Janson de Sailly

 5.0 / 5

On est bien au delà d'un film, on est complètement immergé dans la vie quotidienne d'une famille dont les parents se tuent à la tâche mais qui subit de plein fouet la précarité! A voir absolument!

Anne S. - Lycée professionnel Jean-Frédéric Oberlin

 4.5 / 5

Un film réaliste sur les dérives de notre société. Un très bon Ken Loach,engagé, émouvant et percutant.

Sandy D. - Collège privé Sainte-Marie

 4.0 / 5

Bon film, très réaliste, mais on part avec ce sentiment de tristesse... Il se prête à la réflexion, sur le monde de nos jours, et les sociétés actuelles...

SANDRA P. - Collège privé la Providence

 4.5 / 5

Un film fort qui décrit l'engrenage dans lequel les" working poors" ou esclaves modernes se noient. 1ères minutes édifiantes : "je ne veux pas vivre du chômage,je suis un battant"dit le père S'ensuivent des éléments de langage ultra-libéraux connus "je ne t'embauche pas, tu t'embarques","tu es ton patron, c'est toi qui décides, tu choisis". A la fin, tout est dit. Perdre sa vie en voulant la gagner ? Très beaux portraits, trop démonstratifs ? et un plaisir pur : l'accent de Manchester -:) lof

valerie s. - Collège trois Fontaines

 4.0 / 5

Film social à la "Ken Loach", l'uberisation des conditions de travail montrée très justement, ainsi que la spirale infernale dans laquelle toute la famille est entraînée. Très bouleversant !

Evanne T. - Lycée polyvalent Les Bourdonnières

 5.0 / 5

Du Ken Loach pur jus, j'adoooore!!! Intelligent et sensible, au plus près de la réalité j'en suis sortie bouleversée! Violette Montpellier

violette v. - Ecole maternelle Margueritte Yourcenar

 3.0 / 5

A force de forcer le trait sur le drame et la misère, la deuxième moitié du film devient presque agaçante et manque finalement de justesse.

Rose T. - Collège La Colinière

 4.5 / 5

Un film bouleversant, très dur et malheureusement tellement réaliste pour une partie de la population outre-Manche. Impossible de rester indifférent. Ames trop sensibles, s'abstenir ! A mon avis, à ne pas montrer à certains élèves. Mais bravo à Ken Loach et merci à Zéro de Conduite d'avoir organisé cette avant-première.

Sophie D. - Collège Chavagnes

 5.0 / 5

Super film, très réaliste. Un beau moment de cinéma!

Ottavia G. - Lycée René Goscinny

 4.0 / 5

Un très beau film. Par moments un peu didactique, mais une grande force dramatique sans pathos. Un beau moment de cinéma.

Philippe D. - Collège Camille Claudel

 5.0 / 5

La dramatique descente aux enfers d'une magnifique famille. À voir.

Murielle D. - Lycée François Mauriac

 4.5 / 5

Malgré le portrait sombre et la spirale infernale de cette ubérisation qui laisse toute une famille sur le carreau, Il y a cependant des zones de lumière éblouissantes dans la figure de la femme qui donne de son temps et de son affection à ses pauvres personnes âgées, malades et seules et qui ne compte pas son temps au travail, cette petite fille, touchante d'humanité aussi en essayant de retisser les liens familiaux distendus par les épreuves. Un film à voir !

Caroline T. - Lycée privé Sainte-Ursule Louise de Bettignies

 5.0 / 5

Du pur Ken Loach. Un film social d'un grand réalisme.

Amina L. - Lycée Maximilien Vox

 4.0 / 5

J'ai beaucoup aimé ce film qui montre l'engrenage dans lequel se trouve cette famille et son issu fatale. Le monde professionnel est décrit dans toute sa cruauté, il n'accorde aucune place à l'individu et à ses faiblesses, seuls les plus "forts" survivent et malgré toute l'affection qui existe entre les membres de cette famille, ils se déchirent face aux difficultés économiques et à la pression continue du monde du travail, celui des employés précaires et sur exploités.

Trauchessec A. - Ecole élémentaire Heidelberg

 4.5 / 5

Une famille qui se situe professionnellement en bas de l'échelle sociale, elle travaille auprès de personnes dépendantes et lui enchaîne les "petits boulots" qui sont l'illustration du libéralisme et de l'utilisation des algorithmes pour gérer la surveillance et contrôler l'activité des salariés. Mais ce système économique le place dans une stratégie de survie et ne lui offre pas la possibilité d'une ascension sociale à l'image de leur rêve.

Nedjema A. - Lycée Georges Frêche (voie professionnelle)

 4.5 / 5

Excellent film qui nous montre la pression subie par les travailleurs dans une économie de plus en plus ubérisée. La technologie sert le rendement et la performance plus que l'humain. Nous sommes tout au long du film soumis à une tension sociale éprouvée par les protagonistes. Ce film illustre le concept de travailleurs pauvres de plus en plus nombreux dans les pays industrialisés. Quelle issue pour eux ? Le film ne le dit pas, ou ne peut pas le dire.

Claire V. - Lycée Michel-Ange

 4.5 / 5

un film poignant, juste et terrible! un vrai Ken Loach où on peut imaginer sa propre fin... au sujet de la reproduction sociale, est on libre dans ses choix? la place du temps, de la famille, des contraintes capitalistes sur l'humain... je conseille vivement ouvre à la discussion

Juliette R. - ECOLE PRIMAIRE ROSA PARKS

 5.0 / 5

Une descente aux enfers poignante et un triste miroir sur notre société capitaliste.

Magali C. - Lycée Montaigne

 5.0 / 5

Un drame social sur les effets de l'ubérisation. Les comédiens sont bouleversants de justesse. Un film qui marque.

Martine L. - Lycée privé Charles Péguy

 5.0 / 5

Excellent témoignage des conséquences des nouvelles techniques managériales sur l'humain. Faire croire qu'on est son propre patron, qu'on est libre de ses horaires, qu'on est partenaire,... Comment nait le rêve pour devenir un cauchemar, comment la vie devient survie où l'humain devient victime des nouvelles technologies. Un grain de sable dans un rouage et la machine s'emballe.

Aïcha H. - Lycée professionnel privé Saint-Augustin

 5.0 / 5

Un film bouleversant et nécessaire à faire voir aux élèves.

Diane N. - Collège Pierre Semard

 5.0 / 5

Un film simple mais "accrocheur", tellement certaines scènes pourraient nous rappeler notre quotidien passé ou à venir, notamment dans ses liens avec ses enfants, ou bien les relations avec/entre ses propres parents dans un contexte précis de nos vies. La recherche d'un avenir meilleur pour ses enfants en passant par la performance à l'école, seule voie salvatrice? La performance au travail, seule voie salutaire pour offrir "tout" ou le "meilleur" à ses enfants? A quel prix?

Khalil E. - Collège Bourran

 5.0 / 5

Sublime, captivant et touchant. Certes pas de Happy End mais c’est pas justement un échantillon de notre société moderne? Un film inspirant pour les enseignants et pour les élèves. À voir sans tarder!

Lilia L. - Section d'enseignement professionnel du lycée Elisa Lemonnier

 5.0 / 5

Film poignant décrivant une dure et douloureuse facette de la société où le système peut nous faire plonger dans une spirale sans fin vers la précarité. Les acteurs de cette famille sont touchants et jouent remarquablement bien le drame qui se tisse tout au long du film.

Isabelle A. - Ecole primaire privée Saint Jean de Passy

 5.0 / 5

Ecriture terriblement efficace : la caméra capte sur les visages toute l'intériorité des personnages et les silences sont déchirants !

viviane a. - Collège les Aiguerelles

 4.0 / 5

Un drame social bouleversant de réalisme... et de pessimisme. On découvre avec horreur la perversion du système capitaliste et on ne ressort pas indemne de la salle de cinéma. Les comédiens sont très justes et rendent la famille très attachante. Elle souffre et on souffre avec eux. Ken Loach nous donne une impression de grande authenticité.

Perrine B. - Lycée Sophie Barat

 5.0 / 5

Du grand Loach,un rythme parfait, des acteurs formidables, toujours justes, pas de pathos, de la vie, brute. On se sent tout petit après ce film, si déboussolant car authentique, mais si pessimiste ... Merci. Cécile Primot Ecole Aujourd'hui, Paris 14

primot c. - Ecole primaire privée L'Ecole aujourd'hui

 5.0 / 5

Un très beau film. Critique sociale. Magnifique interprétation, notamment du fils de la famille.

Sabrina R. - Lycée privé Eugène Napoléon - Saint-Pierre Fourier

 4.0 / 5

Un film extrêmement émouvant , notamment par le jeu très sensible des acteurs. La situation sociale et la spirale infernale sont parfaitement décrites et on ne s'ennuie pas un seul instant. MAIS, Ken Loach fait du " ken Loach" et n'ouvre aucune fenêtre d'optimisme, alors qu'il avait plusieurs atouts pour aller en ce sens, notamment grâce aux talents du jeune homme et à la force et à la détermination du personnage de la mère.

Corinne P. - Collège La Neustrie

 5.0 / 5

Un film très émouvant, des acteurs justes et un constat sans appel sur le mode de fonctionnement de notre société basé sur le profit au détriment de l'humain. Les personnages sont pris dans un engrenage infernal si réaliste qu'il en fait froid dans le dos. Un miroir saisissant du quotidien de tant de personnes. Un film à voir et recommander à un public plutôt de lycéens.

OLIVIA B. - Lycée Robert Schuman

 4.5 / 5

Un film très réaliste qui raconte avec beaucoup de douleur mais aussi de tendresse la vie de cette famille prise dans le tourbillon de la société moderne. Les acteurs sont excellents. A voir et à revoir.

Hanifa E. - Lycée professionnel Jean-Baptiste Brochier

 4.5 / 5

Encore un très beau film de Ken Loach, très touchant, avec un personnage féminin sublime. C'est criant de vérité sur ces nouveaux modes de travail où l'exploitation domine.

Myriam b. - Collège François Mauriac

 5.0 / 5

Des acteurs très justes nous entraînent impuissants dans les convulsions de cette famille déchirée. Film ultra réaliste. qui montre à quel point le remplacement du statut de salarié par celui d'auto-entrepreneur est un miroir aux alouettes. (main d’œuvre éclatée, qui ne peut plus s'organiser pour lutter et obtenir des conditions décentes ,concurrence et profit à outrance) Pas un film sur l'Angleterre mais sur les sociétés ultralibérales : nous avons importé ce statut ... prôné par l'Europe!

anna marie p. - Ecole primaire Michel De L'Hospital

 5.0 / 5

En regard de ce dernier film de K. Loach, 'Moi Daniel B.', l'avant dernier et pas si vieux, était résolument optimiste. 'Sorry.....' montre minutieusement la violence du libéralisme aujourd hui . C'est un film dur, noir, désespéré et terriblement juste . Une interprétation formidable et un montage suberbement maitrisé . Pour moi, le film ne convient pas à des collégiens qui vivent souvent des situations semblables, des terminales sûrement . Merci Ken Loach, merci zéro de conduite

Geneviève B. - Collège Octave Gréard

 4.0 / 5

Film de haut niveau tant par la qualité et justesse des interpretations, des décors des faubourgh anglais mais aussi par sa noirceur. Il montre une réalité du monde professionnel très noir et triste. Cela fait reflechir à l impact des obligations, des choix des parents sur la vie familiale. Je ne pense pas le montrer a des collegiens peut etre des lyceen voir des etudiants. Et dire que le brexit n a pas encore eu lieu!

Claire M. - Lycée polyvalent Talensac-Jeanne Bernard

 4.0 / 5

Film de haut niveau tant par la qualité et justesse des interpretations, des décors des faubourgh anglais mais aussi par sa noirceur. Il montre une réalité du monde professionnel très noir et triste. Cela fait reflechir à l impact des obligations, des choix des parents sur la vie familiale. Je ne pense pas le montrer a des collegiens peut etre des lyceen voir des etudiants. Et dire que le brexit n a pas encore eu lieu!

Claire M. - Lycée polyvalent Talensac-Jeanne Bernard

 4.0 / 5

Film de haut niveau tant par la qualité et justesse des interpretations, des décors des faubourgh anglais mais aussi par sa noirceur. Il montre une réalité du monde professionnel très noir et triste. Cela fait reflechir à l impact des obligations, des choix des parents sur la vie familiale. Je ne pense pas le montrer a des collegiens peut etre des lyceen voir des etudiants. Et dire que le brexit n a pas encore eu lieu!

Claire M. - Lycée polyvalent Talensac-Jeanne Bernard

 5.0 / 5

Joie de retrouver Ken Loach et ses personnages: de belles personnes aux vraies valeurs qui sont pris dans les rêts d'un monde rendu fou par l'argent, la productivité à tout va. Triste constat qui nous incite à garder l'œil ouvert pour une vigilance constante et un retour … à l'humain.

MURIEL I. - Lycée Buffon

 4.5 / 5

Film très/trop réaliste sur le coût humain de la gestion "moderne" des "ressources humaines". Les effets de la dérégulation. L'impact sur la famille des travailleurs exploités. Trop réaliste et déprimant pour être vu en entier. Le constat est brutal et aucun espoir n'est possible. Les élèves ont bien le temps de rencontrer un jour une telle réalité, qu'ils vivent peut-être déjà dans leur famille.

Chantal F. - Lycée Albert Calmette

 5.0 / 5

Un film qui rend compte des difficultés de la classe ouvrière britannique mais qui reflète aussi notre société actuelle. Le travail est une aliénation et la technologie sensée apporter un mieux vivre et un mieux être accentue encore davantage le côté aliénant du travail. La rentabilité et la productivité qu'exige le système actuel déshumanise non seulement le monde dans lequel on évolue mais détruit aussi les vies des familles au plus profond. Bravo à Ken Loach!

fanny s. - Lycée professionnel Baggio

 5.0 / 5

Excellent film. Que devient notre monde ? Heureusement, il reste la famille...qui est bien secouée par cet ultralibéralisme.

sylvie w. - Collège Maryse Bastié

 5.0 / 5

Un grand film indispensable à voir et à faire voir surtout à ceux qui risquent bien d'être les prochaines victimes de cet ultralibéralisme dont ils vantent les mérites en consommateurs non-avertis. Il est bon que K.L nous fasse réagir et réfléchir pour ne pas devenir à notre tour des travailleurs pauvres bien qu'enseignants.

GISELE J. - Lycée Paul Bert

 3.0 / 5

Voilà un film touchant et réaliste sur la vie des gens en Angleterre. Point de vue intéressant.

fabienne D. - Collège privé Institution La Providence

 5.0 / 5

Du grand Ken Loach ! Un film fort et bouleversant. Des acteurs à l'interprétation pleine de justesse et de vérité. Quelques moments bienvenus de tendresse - voire de légèreté - pour nous accorder un peu de répit au beau milieu de cette spirale familiale infernale. Impossible de ne pas interroger nos nouveaux modes de consommation où le "tout - tout de suite" n'a - hélas... - plus de prix.

Stéphanie A. - Collège Louis Pasteur

 5.0 / 5

Encore une fois Ken Loach nous plonge dans un quotidien qui pouurait etre celui de n'importe qui, qui laisse à reflechir sur l'évolution, sur la condition humaine, sur la mondialisation et les nouvelles formes d'économie et donc des relations humaines. Très touchant et poignant. Très riche, ce film offre de nombreuses possibilités d'exploitation.

hassan j. - Ecole supérieure des arts appliqués et du textile

 5.0 / 5

Ce film donne à voir et à penser le monde du travail moderne, qui est plus un esclavage qu'une occasion de s'épanouir!! Des pauses tendresse cependant, quand l'aide ménagère se laisse brosser les cheveux par une vieille dame dépendante, quand père et fille font équipe pour livrer ensemble les colis..quand les parents découvrent les graffs de leur ado rebelle et en souffrance. Point positif: les relations père/fille et mère/fils sont préservées...pas le couple, qui s'épuise...

Annie g. -

 5.0 / 5

Ce film nous montre l'horreur de l'esclavage moderne. Bouleversant

Odile D. - Collège Rouges Barres

 4.5 / 5

beau film riche en émotions et réel reflet du monde du travail. Il interpelle.

Chantal S. - Lycée professionnel Jean-Frédéric Oberlin

 4.5 / 5

Film très poignant. Questions d'actualité. Exploitable au Lycée. A vos absolument!

ROSA M. - Collège Charlemagne

 5.0 / 5

Très beau film émouvant avec de l'humour et du tragique. Du ken loach.

Omar n. - Lycée privé Saint-Thomas d'Aquin

 5.0 / 5

Un film engagé, touchant de vérité. Triste constat du monde qu'un capitalisme financier sauvage a mis en place. Je veux rester confiante en la capacité des Hommes à aller à contre-courant et à regagner la dignité du plus grand nombre.

Amina L. - Lycée Maximilien Vox

 5.0 / 5

Film permettant de comprendre le danger des méthodes modernes basées sur le profit au détriment de la vie privée des gens.

Elisabeth P. - LP Octave Feuillet

 5.0 / 5

Film absolument magnifique! Acteurs remarquables et beaucoup de sensibilité dans le scenario. Ce film réaliste me semble toutefois beaucoup trop noir pour des collégiens. Cela ressemble trop à la vie de mes élèves. Cette précarisation de plus en plus grande des travailleurs ou le contournement du droit du travail sont les mêmes en France (cf. par exemple conflit deliveroo). Ce film est plutôt destiné à des lycéens.

patricia d. - Collège Maurice Utrillo

 5.0 / 5

A voir absolument car les thèmes peuvent être abordés dans plusieurs disciplines : anglais, histoire, philo, SES ... Déprimant mais touchant, avec une fin abrupte qui laisse envisager plusieurs possibilités.

Virginie D. - Lycée Maurice Ravel

 5.0 / 5

Très bon film. Je viens d' envoyer mon groupe d'adultes le voir et je vais le conseiller à d'autres classes car il est en lien avec la notion de "Working poor", sujet que je vais aborder prochainement. Merci

claire d. - LPO Jean Lurçat - Site Gobelins

 4.0 / 5

très explicite sur les conséquences en cascade de l'ubérisation...

pascale c. - LP Armand Carrel

 4.5 / 5

Newcastle : famille prolétaire, personnages courageux, monde économique impitoyable (endettement, propriété, dérégulation) : on est chez Ken Loach ! Ce « working poor » chauffeur-livreur qui lutte et résiste - jusqu'à quand ? - nous entraîne derrière lui. Peu d'ouvertures vers la lumière pourtant ici : solidarités ouvrières et syndicales appartiennent au passé, échanges presque empêchés entre inconnus assommés de travail ou de solitude, solidarité professionnelle rare… Éloquent mais glaçant.

Yannick L. - Lycée Montgrand

 3.0 / 5

On pressent dès le départ que les choses vont aller de mal en pis... C'est un peu dommage qu'il y ait une telle accumulation, les conditions de travail à elles seules suffisent. Sinon, de beaux moments, surtout dans les relations entre Abby et les personnes dont elle s'occupe.

Patricia P. - Lycée Georges Frêche (voie professionnelle)

 4.5 / 5

Magnifique film qui permet une interrogation sur le monde du travail (contrat zéro heure, ubérisation...), l'économie de marché, les relations sociales (familiales, professionnelles). Mais je crains que les élèves ne puissent se projeter que défavorablement dans ce monde du travail, surtout les élèves de lycée professionnel.

Veronique M. - Lycée professionnel Sonia Delaunay

 4.5 / 5

Un film déroutant dans la lignée des grandes tragédies grecs ou le héros a beau se débattre il est accablé par son destin. Sauf qu'ici le destin est celui d'une société qui sous couvert de libertés individuelles du travail en auto entrepreneur, fragilise les personnes et crée une nouvelle forme d'esclavagisme: celui de l'endettement. Cinglant, tendre et si vrai ... mais peut-être difficile à montrer en collège.

emeline s. - Cité scolaire Françoise Combes (collège)

 4.0 / 5

Très beau film à montrer aux adolescents !

aline m. - Collège Jean-Jacques Rousseau

 4.0 / 5

Un film qui nous montre les conditions de travail d'une famille d'un milieu populaire anglais. Le père qui fait 14h par jour , qui a une amende dès qu'il ne peut assurer une journée et la mère Aide à domicile payée une misère. J'ai été déçue par la fin un peu trop brute à mon sens.

Amélie L. - Lycée professionnel Boilly

 5.0 / 5

Ken Loach égal à lui-même dans la lignée de I, Daniel Blake. Ce n'est pas un film noir mais simplement réaliste sur une couche de la société anglaise victime d'un régime ultra libéral et laissée sur le bord de la route sans aide sociale. Les personnages sont justes et touchants. C'est extrêmement bien interprété. Cependant, la fin nous laisse un peu sur notre faim...

Catherine H. - Collège Paul-Émile Victor

 4.5 / 5

La misère de l'Angleterre post-thatcherienne au ras du réel, sans plus aucun espoir : seuls les souvenirs des luttes sociales des années 80 définissent encore ce qui a été un espace politique. Sinistre constat du présent de nos post-démocraties.

Philippe M. - Collège Maryse Bastié

 4.0 / 5

C est un bon film de Ken Loach sur les conditions de vie d une classe sociale qui n a pas fait d études et s' en sort difficilement. Les sujets de l uberusation et du rôle des ATSEM sous payés donnent une vision dramatique du marché de l emploi anglais, conduisant à la misère. Dommage pour la fin trop brutale qui laisse peu d espoirs.

Nathalie L. - Lycée privé Assomption Sainte Clotilde

 3.0 / 5

Ce film est bouleversant. On ne voit plus du même regard les camionnettes de chauffeurs livreurs après avoir vu ce film. Ce film est très noir et il n'y a aucun espoir ce qui m'ennuie par rapport à ma pédagogie vis à vis de mes élèves. Je pense que j'utiliserai des extraits de ce film mais pas l'intégralité. La fin laisse supposer deux choses : soit il retourne au travail soit il se tue ? Pas vraiment de fin, on ne sait pas comment la famille va s'en sortir. Tout reste en suspens.

agnes Y. - Lycée professionnel privé Notre-Dame de la Compassion

 5.0 / 5

Excellent film de Ken Loach, qui montre bien les méfaits de l'Uberisation, les nouveaux modes de travail et leurs statuts, avec même du non-droit. Les acteurs sont remarquables. J'ai été très touchée par ce film, les liens familiaux s'y nouent après une situation de crise intense, la valeur humaine reste prégnante dans les rapports entre pairs, au travail, en famille, malgré les objectifs de rentabilité. La fin du film m'interroge beaucoup. Un échange peut être post film, une autre fois.

Hais M. - Lycée professionnel privé la Ruche

 5.0 / 5

Un film de Ken Loach pas surprenant mais comme on les aime car il sait très bien les faire. On n'en sort pas détendu mais édifié.

Magali L. - Collège des salins

 5.0 / 5

Ken Loach égal à lui-même, saisissant avec justesse le quotidien en Angleterre, sans sombrer dans le larmoyant mais tout de même, on se questionne, et c'est le but! A voir absolument afin de comprendre comment les grosses entreprises déjà riches arrivent toujours à trouver comment exploiter les modestes citoyens travailleurs.

Jeanne M. - Collège Honoré Daumier

 5.0 / 5

Un film saisissant, bouleversant, poignant qui décrit les ravages du libéralisme à travers l’ubérisation et ses conséquences néfastes sur le dernier refuge du collectif: la famille. Bref, un grand film réaliste à la Ken Loach! Merci à zérodeconduite pour l’invitation. Un temps d’échange à la fin de la projection aurait été le bienvenu, surtout après un tel dénouement...

Ibtissem K. - Collège Sainte-Jeanne d'Arc

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